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Remember when... | Wyatt

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MessageSujet: Remember when... | Wyatt Sam 28 Déc - 22:51


Flashback - octobre 2012

La mort. Qui aurait cru qu’elle puisse avoir une odeur si âpre… Leona n’arrivait pas à se défaire de cette odeur qui lui couvrait le corps, celle qui lui avait le plus envahi le nez au cours de ces dernières semaines… horribles. La jeune femme frotta vigoureusement son corps dans la douche de fortune du camp où elle était. Elle se planta sous le jet d’eau et ferma les yeux pour tenter de chasser tous ces souvenirs confus. Mais les images persistaient à rester, gravées dans sa mémoire et greffée dans sa tête. La jeune chirurgienne entendait encore les cris et les pleurs résonner autour d’elle. Au bout de quelques minutes, ses yeux s’ouvrirent soudainement et la ramenèrent à la réalité. Son corps frissonnait sous le jet d’eau devenu froid. Elle avait eu un moment d’absence. Leona arrêta l’écoulement et s’essuya avant d’enfiler des vêtements propres et de sortir de la ‘douche’ de fortune. Ce n’était pas un endroit dit de luxe, mais après tous ces jours à vivre dans l’incertitude, entre la vie et la mort, la jeune femme trouvait que tout ce qui l’entourait était à la limite d’un cadeau du ciel. La jeune chirurgienne emprunta le chemin jusqu’à sa tente, mais s’arrêta en route pour repasser voir des collègues, des amis ou même des ‘patients’ qui avaient été touchés autant qu’elle par ce qui s’était passé. Ils n’en étaient pas tous ressortis vivants. Leona retint les larmes qui lui prenait la gorge et entra sous le grand abri qui servait d’infirmerie où se trouvait le corps allongé de blessés et d’autres victimes. La jeune femme aurait bien voulu pouvoir faire quelque chose pour aider, mais on lui avait strictement interdit de ‘travailler’ après ce qu’elle avait subi. Elle n’avait que quelques courbatures et écorchures sur le corps, mais psychologiquement, elle avait vu et vécu l’horreur. Leona vivait et repassait sans cesse ce traumatisme. Comment tout cela avait-il bien pu arriver ? La jeune anglaise se dirigea vers le médecin de garde et lui demanda des nouvelles d’une de ses collègues, l’anesthésiste du groupe, qui avait été rudement brutalisée la veille, lors de ‘l’assaut’. Elle n’avait pas eu autant de chance. Il lui apprit qu’elle se remettait doucement et conseilla aussitôt à la chirurgienne de retourner se reposer. Quelque peu rassurée, Leona quitta donc l’infirmerie du camp à contrecoeur et elle retourna en direction de sa tente. Une fois arrivée près de là, la jeune femme sursauta et son cœur s’emballa aussitôt. Elle sentait une ‘présence’. Depuis plusieurs jours, elle avait développé un instinct plus poussé et une ouïe plus fine. Méfiante, Leona s’avança prudemment à l’intérieur. « Oh c’est vous. » Dit-elle, en poussant un soupir de soulagement non dissimulé devant la personne qui se tenait devant elle. Wyatt Cleavers. Ils s’étaient rencontrés la veille. Assis dans un coin, il semblait l’avoir attendue et avoir un air soucieux. Leona déposa ses affaires et se tourna ensuite vers lui, visiblement désolée du désordre qui régnait à l’intérieur de sa tente, en même temps, elle ne s’attendait à voir personne. « Du café ? » Proposa-t-elle alors qu’elle en avait fait plus tôt dans la journée avec ce qui leur servait de percolateur dans le camp. Elle en avait mis en réserve dans le thermo, il ne devait sans doute plus être très chaud, mais ça dépannait. Difficile de faire la fine bouche. « Vous vouliez me voir ? » Demanda-t-elle ensuite, curieuse de connaître la raison de sa présence. S’il s’inquiétait pour elle, ce n’était pas la peine. Contrairement à beaucoup d’autres, Leona s’en était mieux tirée et n’avait pas besoin qu’on s’occupe d’elle. Grâce à lui, se remémora-t-elle aussitôt.
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MessageSujet: Re: Remember when... | Wyatt Dim 29 Déc - 16:58


Remember When...
Afrique - Octobre 2012

Il faisait chaud, la température en cette période de l’année était encore très élevée dans cette partie là de l’Afrique. Wyatt n’avait pas vraiment eu le temps de se reposer ces derniers jours, ces dernières semaines, tout s’était enchainé assez vite et il avait du faire face à une petite crise sur place. C’était d’ailleurs pour ce genre d’évènements qu’il était envoyé avec son équipé sur le terrain. En principe ils étaient en sécurité aujourd’hui, il n’y aurait pas de nouvelles vagues, les deux camps s’occupaient de leurs blessés, même si dans celui adverse les pertes avaient été plus importantes. Wyatt ne réagissait pas spécialement plus que ça à ce genre de constat, il en avait fait son quotidien et rien ne le perturbait. Mais ce n’était pas le cas pour les personnes présentes hier et qui s’en étaient sorti. Les séquelles psychologiques étaient parfois bien plus importantes que les séquelles physiques qui pouvaient guérir avec une opération. Il avait pu se changer un peu mais avait conservé le plus important sur lui, encore solidement équipé il restait en état de vigilance avancée pour éviter de tomber dans le piège de la facilité et du calme après la tempête, tout était possible dans cette partie là du monde. Il s’était renseigné auprès du chef de camp pour trouver la tente d’une personne en particulier. Il s’était passé énormément hier au cours de la journée mais ce qui s’était passé en présence de cette jeune femme avait été un peu plus particulier puisque l’action avait été intense et assez brutale…

Il entra dans la tente et décida de s’asseoir dans un coin pour patienter jusqu’au retour de la propriétaire, il n’eut à attendre qu’une dizaine de minutes avant qu’elle n’arrive, elle avait bien meilleure allure que la veille et son visage, malgré quelques écorchures était plus propre, il sentait de là la légère odeur de savon qui s’échappait d’elle et de ses cheveux mouillés. Elle sembla soulagé de le voir, il se leva aussitôt quand elle entra. « Excusez moi si je vous ai fais peur. » Dit-il pour montrer que même s’il pénétrait dans les tentes des gens sans y avoir été invité il avait quelques règles de bienséance. Elle lui proposa du café avant de lui demander s’il souhaitait la voir, elle avait bien deviné la raison de sa présence. « Je veux bien un peu de café oui, merci. » Répondit-il dans un premier temps en croisant ses mains dans son dos.

« Et oui vous avez deviné la raison de ma présence, je voulais savoir comment vous alliez et prendre des nouvelles de vous et votre équipe, je n’ai pas eu l’occasion d’aller les voir, la nuit a été longue pour nous… » Ajouta t-il simplement, sans rentrer dans les détails inutiles qui ne feraient que ranimer la douleur dans l’esprit de la jeune femme. Maintenant qu’il pouvait mieux la regarder il se rendait compte qu’elle était charmante. Il connaissait ce genre de situation et la façon qu’elle avait de se comporter pour l’instant laissait paraitre une envie d’oublier et de faire comme s’il ne s’était rien passé, le déni était bien souvent la chose à ne pas faire mais Wyatt pouvait comprendre que ce réflexe était particulièrement humain. Elle ne voudrait surement pas lui en parlé mais essayé ne lui coutait rien, il savait mieux que personne ce qu’elle avait affronté ces derniers jours, et même si lui percevait de façon différente les évènements de la veille puisqu’au final il n’avait fait que son travail, il savait que la jeune chirurgienne volontaire avait surement passé une des pires nuits de sa vie. Il restait de bout face à elle, les mains dans le dos, silencieux, attendant qu’elle prenne la parole pour lui répondre, il sentait d’avance venir la conversation la plus vague et la plus simple possible. Après tout ils ne se connaissaient pas et se confier à un homme qu’on n’avait rencontré la veille était quelque chose de peu courant… Excepté dans cette situation.
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MessageSujet: Re: Remember when... | Wyatt Lun 30 Déc - 1:06


Alors qu’elle traversait le camp pour retourner sous son abri, Leona revivait chaque instant de la veille pour la énième fois. La jeune femme n’avait pas réussi à fermer l’œil de la nuit. Les cauchemars avaient depuis longtemps déjà remplacés les rêves, quand elle ne se réveillait pas au moindre bruit qui résonnait à l’extérieur. La peur lui avait noué l’estomac durant de longues heures, il était difficile pour la jeune chirurgienne de s’en défaire aussi facilement. Elle n’attendait plus qu’une chose : avoir enfin l’autorisation de pouvoir rentrer chez elle. Mais elle devait attendre que les blessés de son équipe reprennent d’abord des forces pour pouvoir être transportés avant que le groupe ne puisse être rapatrié chez eux. La jeune anglaise avait vécu une expérience terrible qui la découragerait sans doute de remettre un jour les pieds sur le continent. Enfin… C’était en tout cas ce qu’elle pensait à ce moment précis où les plaies psychologiques étaient encore toutes béantes. Une fois de retour dans sa tente, elle tomba sur l’homme à qui… elle devait tout. Leona fut très vite soulagée que ce soit lui et non pas un des fantômes imaginaires qui hantaient sa tête. Elle esquissa un sourire et tenta de désamorcer la situation en lui proposant du café, signe qu’elle avait bien compris qu’il était là pour ‘discuter’, bien qu’elle n’avait pas vraiment envie de reparler de la veille ou qu’on demande pour la cinquantième fois de la journée un compte rendu de son état psychologique. Leona ne se braquait cependant pas devant cet homme qu’elle connaissait à peine, il avait tout de suite su la mettre en confiance… ou alors c’était peut-être parce qu’il était plus facile de cacher ses émotions devant un inconnu qui ne devinerait pas ce qu’elle pensait. C’était mal le connaître puisqu’il faisait souvent face à ce genre de situations… « Je vous en prie, asseyez-vous. » L’invita-t-elle à reprendre place pendant qu’elle servait la boisson ‘chaude’ dans une tasse qu’elle lui tendit avant de faire de même pour elle. Comme Leona l’avait deviné, il lui confirma la raison de sa présence et lui demanda comment elle allait en prenant également au passage des nouvelles de l’équipe médicale qui s’était retrouvée emberlificotée dans le même pétrin qu’elle. « Moi ça va. » Éluda-t-elle rapidement la question à son sujet. « Quant à mes collègues… Certains se reposent et d’autres reprennent leurs forces à l’infirmerie. » Résuma-t-elle brièvement la situation. La jeune anglaise ne savait pas grand-chose de plus, puisqu’elle avait été gentiment congédié par le médecin chargé de leurs soins pour « se reposer » elle aussi. Tu parles. Elle n’arrivait même pas à fermer un œil plus de quelques minutes. Leona devait avoir l’air d’un zombie, mais c’était le cadet de ses soucis en ce moment. « Je n’ai pas encore eu l’occasion de vous remercier. Pour ce que vous avez fait. » Ajouta-t-elle ensuite en s’asseyant en face de lui. Elle lui était reconnaissance. Il lui répondrait sans doute que c’était normal, mais tout le monde n’aurait pas pris les risques qu’il avait pris. Si Leona pouvait goûter à nouveau à toutes ces choses aujourd’hui, c’était en grande partie grâce à lui.
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MessageSujet: Re: Remember when... | Wyatt Lun 30 Déc - 9:42


Le déni devait absolument être évité pour Leona si elle souhaitait pouvoir dormir à nouveau un jour en paix sans avoir à subir des attaques de souvenirs qui la hanterait longtemps voir toujours. Il avait déjà rencontré ce genre de situation et lui-même y était passé, de très nombreuses fois sans que tout ça ne l’affecte. Certes il avait un meilleur entrainement qu’elle ainsi que tous ceux qui n’avaient rien demandé à personne alors que lui vivait presque de façon spontanée et volontaire dans ce monde. Elle l’invita à s’asseoir, ce qu’il fit sans hésiter alors qu’elle servait deux tasses de café, il lui demanda alors des nouvelles de son équipe et elle s’empressa de répondre qu’elle allait bien, ce qui était en partie faux, physiquement elle s’en était bien sorti c’est vrai, et Wyatt s’était assuré pour que cela reste en état hier… « Tant mieux, j’espère que les personnes restantes auront suffisamment de moyens pour aider vos collègues. » Répondit-il alors simplement, il connaissait les difficultés rencontrés par les missions humanitaires dans ce genre de pays, ils venaient en aide à la population mais certaines personnes pensaient que c’était de la pitié ou un moyen de vous faire avaler n’importe quoi, aussi bien au sens propre qu’au sens figuré, une manipulation supplémentaire du Nouveau Monde pour contrôler certaines populations et donc certains pays. Wyatt ne pouvait nier qu’il y avait du vrai là-dessous mais pas seulement… Les personnes comme cette femme assise en face de lui n’avaient rien à voir dans cette histoire.

Il prit sa tasse pour la rapprocher de lui alors que la jeune femme prenait la parole pour le remercier de ce qu’il avait fait, Wyatt était toujours mal à l’aise dans ces situations, il n’éprouvait pas spécialement de mérite à faire ce qu’il avait fait. Pour lui c’était devenu naturel et surtout c’était juste un moyen de rééquilibrer les chances de chacun… C’était ce qu’il savait faire et il le faisait aussi bien qu’il le pouvait, peu importe les risques encourus par sa personne, s’il voulait une stabilité et une protection professionnelle, il n’aurait jamais choisi ce métier là…

« Vous savez que je n’ai fais que mon travail… J’aurais aimé pouvoir faire plus pour tout le monde mais dans ce genre de situation il ne faut pas réfléchir trop longtemps, en tout cas je suis content que vous vous en soyez sorti indemne, du moins sans trop de mal… » Elle avait des séquelles, peut-être pas physique mais elle en avait et c’était la raison de sa présence aujourd’hui avec elle. « Je sais que l’on ne se connait pas Mademoiselle Henley, mais j’aimerais vous donner un conseil suite à une telle épreuve, ne vous enfermez surtout pas sur vous-même en reniant les évènements, il y a des personnes à qui vous pouvez parler, certains psychologue qui font du très bon travail à ce sujet, et si vous êtes réticentes à les consulter je veux bien vous écouter… Mon équipe et moi-même allons rester encore quelques jours pour être sur que tout est sécurisé. » Expliqua t-il alors à la jeune femme, qui mieux que lui était apte à comprendre ce qu’elle avait vécu, même si les psys étaient fait pour écouter, ils n’avaient jamais vécu ce genre d’aventure douloureuse, et Wyatt sans savoir pourquoi se sentait responsable de Leona… Il l’avait sauvé la veille et ne connaissait rien d’elle et pourtant il ne voulait pas la laisser poursuivre sa vie toute seule sans lui avoir apporté un peu d’aide morale. Elle était anglaise d’après ce qu’il avait pu voir dans les dossiers et il y avait de forte chance pour qu’il ne la revoit jamais, autant en profité pendant ces quelques jours pour que son expérience lui soit profitable.
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MessageSujet: Re: Remember when... | Wyatt Lun 30 Déc - 16:02


Oublier. Essayer d’oublier. C’était la meilleure idée qu’avait trouvé Leona pour ne pas revivre les événements de la veille en boucle. La jeune chirurgienne espérait y arriver sur le long terme, puisque ceux-ci étaient encore bien trop récents pour qu’elle puisse les mettre de côté aussi facilement. Depuis qu’elle était sortie ce matin, plusieurs personnes avaient déjà pris de ses nouvelles pour savoir comment elle tenait le coup psychologiquement. Leona n’avait pas envie d’en parler. Elle avait à chaque fois l’impression qu’on lui rappelait comme une piqûre qu’elle ne voulait pas voir traverser sa peau cette terrible journée. Terrible. Oui et non. Elle avait également signé la fin de cet épisode malheureux. La jeune femme hochait donc la tête en répondant qu’elle allait parfaitement bien, ce qu’elle essayait d’ailleurs de se convaincre. Tout ce qu’elle attendait était que ses collègues et amis se rétablissent et qu’ils puissent tous enfin rentrer chez eux pour reprendre le ‘cours normal’ de leurs vies. Leona avait envie de pousser un rire nerveux à cette idée. Elle pensait déjà à l’après sans savoir ce qui pourrait encore se passer d’ici-là. Reprendre le cours normal de leurs vies… Ce serait impossible d’oublier, d’effacer les images dans sa tête, mais peut-être qu’avec le temps, elle parviendrait à les atténuer et à ne plus se laisser dominer par ses peurs. Une nouvelle fois, la question sur son ‘état’ et celui du reste de l’équipe médicale lui fut posée par celui qui se tenait devant elle à cet instant. La jeune Anglaise s’installa en face de lui avant d’éluder rapidement à son sujet et de résumer brièvement la situation pour les autres. Il lui souhaita que tout se passe pour le mieux. Leona avait hâte de rentrer chez elle. Elle songea qu’elle devrait peut-être saisir de l’occasion pour prendre du temps pour elle et se remettre loin de tout cela et en profiter pour faire ce qu’elle avait toujours remis à plus tard. Quelques années auparavant, la jeune femme avait appris de par son père avant qu’il ne quitte le domicile familial qu’elle avait une demi-sœur inconnue aux États-Unis avec qui elle avait ensuite correspondu depuis lors sans avoir jamais pris le temps de la rencontrer une seule fois là-bas, un projet qu’elle avait en tête depuis longtemps et qu’elle comptait bien tenir alors qu’el était passé à côté de… Leona sortit de sa rêverie et remercia Wyatt pour les avoir sorti de là. Il n’avait pas été le seul bien sûr, mais elle ne s’en serait pas aussi bien tirée sans lui. Il était resté jusqu’à être certain de pouvoir la ramener. Un tel lien n’aurait pas pu se créer autrement. Autant elle n’avait pas envie de parler de ce qui était arrivé, autant elle avait l’impression que sa présence l’apaisait. Depuis que la jeune chirurgienne était revenue à la tente, les horribles images dans sa tête s’étaient quelque peu dispersées. Il sembla un instant embarrassé de ses propos, mais elle ne le remarqua pas vraiment. Le bel Américain – son accent ne la trompait pas – lui expliqua qu’il n’avait fait que son travail, autrement dit son devoir. Il aurait souhaité en faire davantage, mais les circonstances ne leur avaient pas permis de réfléchir. « J’espère que personne n’a été blessé dans votre équipe. » Répondit-elle, soudainement inquiète pour ceux qui étaient venus les chercher. Elle aurait dû mal à supporter d’apprendre la perte d’autres vies pour ‘sauver’ la leur. Wyatt, si elle avait bien retenu son prénom, lui conseilla alors de ne pas s’enfermer dans le déni et d’en parler à des spécialistes ou même à lui. « Ne vous en faites pas pour moi, ça ira mieux dans quelques temps. » Renchérit à nouveau Leona pour ne pas revenir une énième fois sur le sujet. Les événements étaient très récents aussi... Il lui faudrait probablement juste le temps d’accuser le coup. Un long silence suivit, enfin ce qui lui parut en être un, puisqu’il dura plusieurs secondes. Elle songea qu’un homme de terrain comme lui semblait l’être devait souvent faire face à ce genre de situation. « Comment faites-vous ? Pour affronter ça tous les jours ? » Demanda-t-elle soudainement. « La première fois a dû être compliquée à gérer… » Leona s’interrompit. Elle n’avait pas besoin de poursuivre, il comprendrait très bien ce qu’elle voulait dire.
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MessageSujet: Re: Remember when... | Wyatt Lun 30 Déc - 19:47


La jeune femme s’inquiéta alors de l’équipe de Wyatt, par chance personne n’avait été blessé, du moins rien de dramatique ou d’important, les blessures étaient monnaie courante dans ce genre d’endroit et leur activité ne laissait que peu de chance à la pleine santé physique. Depuis toutes ces années il en avait vu de toutes les couleurs, il avait de la chance d’être encore là, capable de se débrouiller et d’enchainer les missions comme si de rien n’était. Aujourd’hui il pouvait savourer, la réussite était assez conséquente malgré les pertes à déplorer. Il avait appris à se contenter de peu avec le temps, comme si la vie était trop cruelle et injuste et que le strict minimum suffisait à embellir un peu l’humanité. Wyatt n’arrivait pas forcément à voir le bien en tous, pour preuve il n’hésitait que très peu, d’un naturel instinctif et même impulsif, il était du genre à agir en se fiant à son instinct qui le trompait rarement. Il regarda la jeune femme en face de lui qui attendait sa réponse et se pressa de lui répondre. « Non rien de bien important de notre côté, la mission peut être qualifié de réussite… Enfin sans manqué de respect aux personnes blessés ou décédés… » C’était le réflexe de la profession qui voulait ça, ils avaient tendance à d’abord penser à la mission en elle-même. Certes il leur arrivait par la suite de penser aux pertes mais mieux valait en sauver certains plutôt que de tous les perdre, il fallait raisonner ainsi si on ne voulait pas devenir fou.

Elle lui répondit par la suite qu’il ne fallait pas s’inquiéter pour elle et que cela irait mieux dans quelques temps, c’était une forme de rejet de la réalité, Wyatt avait côtoyé de très nombreuses fois ce cas et malheureusement il ne pouvait rien y faire car insisté risquait de la braquer totalement et de la forcer à assimiler ce moment avec une horreur, certes cela en était une mais elle ne devait pas se figer sur ça. Quoi qu’il en soit il n’allait pas insisté et préféré resté silencieux en affichant un très léger sourire de convenance. Il prit sa tasse et la porta à ses lèvres pour en boire une gorgée tandis que le silence s’abattait sur les deux adultes, et finalement la chirurgienne prit la parole pour poser la question qui démangeait tout le monde… Comment faisait-il lui pour affronter ça régulièrement. A chaque fois la réponse pouvait varier car son expérience professionnelle était bien différente de leur vécu à eux, les pauvres civils là au mauvais endroit au mauvais moment.

« Vous vous en doutez mais vous n’êtes pas la première à me poser ce genre de question et j’ai du mal à répondre, mon expérience est différente de la votre et je n’ai pas envie de vous choquer… » Commença t-il par répondre avant de marquer une courte pause pour finalement continuer ses explications. « J’ai été entrainé à faire ce que je fais et entrainé à résister à tout ça, à le prendre de façon différente… Je n’ai pas envie que vous pensiez que nous sommes tous insensible à tout ce malheur mais on y fait face tout de suite et on l’accepte, si la mort nous effrayait nous ne pourrions pas donner le meilleur de nous même et je n’aurais pas pu vous venir en aide hier… » Ajouta t-il pour conclure sa toute petite explication. Il n’était pas rentré dans le détail et pensait que cela suffirait pour qu’elle voie de façon globale la situation, rentré dans les détails serait difficile pour elle, mais si elle se posait cette question c’était bien parce qu’elle avait une nécessité de se faire aider et conseiller face à ce drame. Mais apporter son aide à ce genre de personne était délicat si cela ne venait pas d’elle, en tout cas il avait du temps et l’écouter ne lui posait aucuns soucis.
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MessageSujet: Re: Remember when... | Wyatt Lun 30 Déc - 23:20


Leona leva les yeux vers son interlocuteur quand elle entendit sa réponse. Aucun membre de son équipe n’avait été touché, la mission était donc un succès... malgré les personnes qui avaient été blessées ou qui été décédées. Ses propos ‘froids’ auraient pu offusquer la jeune femme en d’autres occasions, mais il devait avoir l’habitude de parler ainsi depuis le temps qu’il faisait des missions et autres opérations. La jeune chirurgienne se contenta d’hocher la tête, ravie d’apprendre que d’autres vies n’avaient pas été perdues pour pouvoir les sortir in extremis de cette situation difficile. « C’est une bonne nouvelle. » Souffla-t-elle en guise de réponse, ne voyant pas vraiment quoi ajouter. Elle but une gorgée de son café et laissa ses pensées divaguer un instant sur la question. Leona se demandait comment il réussissait à faire comme si de rien était, depuis le temps et l’expérience, c’était normal, mais les premières fois ? Aucune image, aucun cauchemar pour le hanter ? Était-il devenu insensible à tous ces gens et ces horreurs qu’ils voyaient ? Elle sortit de sa rêverie lorsqu’il lui demanda s’inquiéta de nouveau pour elle. La jeune femme se demanda pour le coup en quoi c’était important pour lui de le savoir puisque la mission avait été une ‘réussite’. La jeune chirurgienne ne « comprenait » pas cette attention, alors que bien d’autres personnes dans le camp en avaient plus besoin qu’elle. Elle s’empressa donc de le rassurer à ce sujet. Le temps finirait bien par faire son œuvre sur le choc des premiers jours. Leona devait simplement apprendre à s’endurcir, elle qui avait déjà vu des choses lors d’opérations médicales… Ce n’était certes pas tout à fait pareil, mais la seule solution était d’encaisser et d’essayer d’oublier pour avancer à nouveau, sous peine de se faire ronger les souvenirs. Elle était loin d’imaginer que ce serait moins facile qu’il n’y paraissait. Pour changer quelque peu de sujet, Leona lui posa donc la question qui lui avait traversé l’esprit. Comment faisait-il pour affronter ce quotidien ? Elle y trouverait peut-être des éléments de réponse. La jeune Anglaise n’était évidemment pas la première à lui demander ça. Il avait été entraîné pour ce travail à prendre tout de façon détachée et à résister à ce genre d’opérations. Wyatt devait accepter une situation très vite et ensuite passer à autre chose. Ne pas avoir peur de la mort faisait évidemment partie des compétences requises. Leona acquiesça silencieusement dans un premier temps. Ils étaient formés pour ça, et bien que l’idée qu’ils deviennent insensibles à la longue lui soit étrange, elle comprenait que c’était nécessaire. « Je vois. Et ça vous a toujours paru ‘normal’ de prendre tous ces risques pour des inconnus ? Qu’est-ce qui vous a amené à faire ça ? » Demanda-t-elle, soudainement intéressée d’en savoir plus à ce sujet… à son sujet pour être plus exacte. « Votre famille doit être terriblement inquiète à chaque fois que vous partez. » Ajouta-t-elle ensuite en imaginant qu’il devait bien avoir l’une ou l’autre personne qui l’attendait quelque part et devait terriblement être effrayée à l’idée de recevoir une mauvaise nouvelle. Enfin, même si elle devinait qu’il lui était déconseillé d’avoir des attaches et des sentiments pour lui encombrer l’esprit, tout le monde avait bien une famille. « En tout cas… grâce à vous et à votre équipe, je pourrais revoir la mienne. » Renchérit Leona une nouvelle fois reconnaissante. Et même rencontrer une partie qu’elle n’avait encore jamais eu l’occasion de voir. Mais les blessés et l’équipe médicale devaient d’abord être rapatriés vers un hôpital digne de ce nom avant de pouvoir quitter le pays. Ils n’avaient pas encore su s’extirper de la zone dite dangereuse, c’est pourquoi Wyatt et ses collègues continuaient de ‘surveiller’ les alentours. La jeune chirurgienne termina son café et déposa la tasse avant de sentir son estomac se serrer. Elle n’avait rien su avaler depuis la veille, le nœud dans son ventre le lui en avait empêché. Elle en aurait été bien incapable. Mais maintenant que la discussion ne tournait plus seulement sur ce qui s’était passé, le poids s’était dénoué et la partie physique de son corps se rappelait à son bon souvenir. Leona devait reprendre des forces… pour de bon cette fois. « Vous avez déjà déjeuné ? » S’informa-t-elle alors à tout va. Si ce n’était pas le cas, autant aller continuer cette discussion à la sorte de ‘réfectoire’ qui avait été installée dans le camp, un endroit sans doute plus agréable qu’ici, où tous se retrouvaient à l’heure des repas, même si Leona l’avait évité jusqu’à présent.
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MessageSujet: Re: Remember when... | Wyatt Lun 30 Déc - 23:46


Wyatt était un loup solitaire, il restait plus ou moins proche de sa famille malgré la distance grâce aux messages qu’ils s’échangeaient mais en dehors de ça, de son équipe, il ne se liait jamais d’amitié, du moins jamais n’était pas vraiment le terme à employer car au cours de ses nombreuses missions il avait pu rencontrer des gens tous plus différents les uns que les autres et il avait à présent toujours un contact peu importe le lieu qu’il visitait à nouveau. Il était difficile pour lui de parler de son travail sans brusquer ou choquer et il avait l’impression encore une fois que les termes employés choquaient la jeune femme en face de lui qui préféra sans doute feindre l’indifférence vis-à-vis de ses propos, simplement rassuré que personne de chez lui n’ait du perdre la vie pour les sauver eux…La discussion vira ensuite sur lui et sa faculté à ne pas subir ces épreuves comme les autres, à encaisser plus vite et sans avoir de regrets, après tout hier il avait peut-être sauvé des vies, mais il en avait pris également… Il répondit le plus sincèrement possible à Leona sans trop détailler son quotidien, pas la peine d’en rajouter encore plus. Elle l’écouta et n’émit pas de gêne à l’entendre parler de la sorte avant de vouloir approfondir sa démarche, elle voulait savoir s’il trouvait normal pour lui de risquer sa vie pour des inconnus et pourquoi il en était arrivé là… C’était une bonne question à laquelle il était délicat de répondre. Elle mentionna sa famille en disant qu’ils devaient être inquiets pour tout ça… En temps normal il aurait répondu que oui mais dans son cas tout était différent, contrairement à certains de ses coéquipiers qui avaient leurs familles qui les attendaient et qui savaient, personne ne se doutait que Wyatt avait ce genre d’activités à travers le monde.

« C’est compliqué vous savez… Je n’ai pas toujours voulu faire ça mais très tôt je me suis retrouvé sur ce terrain, repéré en quelques sortes par les gars de l’armée… Alors oui je trouve normal de venir en aide à des inconnus comme vous qui n’ont rien demandé et qui aide leurs prochains comme ils le peuvent… J’ai l’impression de rétablir un peu de justice à mon tour tout en aidant à sauver des vies… Même si je dois en prendre pour ça. » Répondit-il en essayant d’adoucir sa voix pour rendre ses paroles moins fortes et moins brutales. Ce n’était pas quelque chose de facile à comprendre et il espérait que la pilule passe de son côté, il ne faisait pas un travail facile mais pouvait-il vraiment être jugé sur ses actes ? « Par contre ma famille n’a pas connaissance de mes activités… Personne ne doit le savoir, c’est un moyen pour moi de m’assurer qu’ils sont en sécurité, même si pour ça je dois leur mentir oui, d’ailleurs mon nom est rarement mentionné uniquement pour qu’on ne puisse pas remonter jusqu’à eux. » Expliqua t-il pour lui répondre, bizarrement il se confiait facilement à la jolie chirurgienne, il ne disait rien de trop important qui puisse le trahir en quoi que ce soit mais au moins il se montrait sincère avec elle jusqu’au bout, peut-être se sentirait-elle à son tour en confiance avec lui pour mieux se confier sur ce qu’elle avait vécu. Elle le remercia une nouvelle fois car elle allait pouvoir revoir sa famille de son côté. « C’est pour ce genre de moment que je trouve utile ce que je fais… » lâcha t-il doucement sans trop en rajouter, il voulait juste lui faire comprendre petit à petit que ce qu’il faisait devait être fait.

Il fut surpris de la question qu’elle lui posa mais finit par déposer sa tasse vide devant lui en la regardant droit dans les yeux, ils étaient sombre et elle avait l’air épuisé, ce qui était normal au vu de ces derniers jours. « Pas encore non, mais j’ai entendu dire qu’un grand cuisinier de la boite de conserve envoyé par cargo était dans le campement, il serait dommage de ne pas en profiter. » Répondit-il en souriant légèrement, sa blague était pourrie mais il essayait de détendre l’atmosphère pour la faire sourire et adoucir un peu la peine et la souffrance qui pesait sur ses épaules. Et puis après tout il y avait longtemps qu’il n’avait pas eu l’occasion de déjeuner avec une femme aussi charmante, son emploi du temps ne lui en laissait pas vraiment le temps.
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MessageSujet: Re: Remember when... | Wyatt Mer 1 Jan - 20:23


Leona n’avait pas trop de mal à s’imaginer l’Américain vivre loin de sa famille pour faire ce qu’il aimait ou pour les protéger. Elle avait aussi fait de son métier une passion qui lui prenait tout son temps, sauf que les derniers événements l’avaient rappelée à l’ordre. Il n’y avait pas que le travail dans la vie. La jeune chirurgienne avait passé beaucoup de temps en Afrique ces derniers mois et n’étaient que trop rarement retournée voir ses proches en Angleterre. Sa vie là-bas lui manquait. Il était temps de rentrer pour de bon. Mis à part cet incident cependant, Leona ne vivait pas d’une profession dangereuse, contrairement à son interlocuteur qui risquait chaque jour sa vie pour en sauver d’autres. Il lui expliqua qu’il n’avait pas toujours voulu faire cette activité, mais qu’il avait rapidement été repéré pour l’exercer. Elle voulait comprendre comment il pouvait risquer sa vie pour des inconnus sans se soucier de ce qui pouvait lui arriver. Wyatt avait la volonté de rétablir un peu de justice, et pour sauver des vies, il devait en prendre d’autres. La jeune femme acquiesça en silence et sans sourciller. Ses propos auraient pu la ‘choquer’ quelques jours auparavant, mais plus aujourd’hui. Elle n’était pas passée loin de perdre la sienne si leur équipe n’était pas intervenue… Des vies avaient été inévitables prises et/ou perdues. Il était difficile de juger des actes, et surtout un homme, qui lui avaient sauvé la vie. Il lui expliqua ensuite que sa famille ignorait tout de ce qu’il faisait en réalité. Les personnes comme lui vivaient un peu dans l’anonymat de leur profession pour protéger leurs proches et les garder en sécurité au cas où on remonterait jusqu’à lui ou même un de ses collègues. Leona avait l’impression de l’entendre parler comme ces acteurs de films d’espionnage au service de l’État américain, mais ce n’était pas loin de la vérité, à la différence que ce n’était pas tout à fait la même chose qu’il faisait. « Je vois. » Dit-elle, néanmoins étonnée qu’il se soit ainsi ouvert à elle à ce sujet. Mais puisqu’elle était au courant… Il devait se sentir soulagé d’enfin pouvoir parler ‘franchement’, sans devoir déguiser la vérité. « Ça ne doit pas être facile à vivre tous les jours en devant mentir à ses proches. » Ajouta ensuite la jeune chirurgienne. Elle se souvenait de ces histoires qu’elle avait entendues sur les personnes qui menaient des doubles vies. Certaines le faisaient pour cacher un autre amour, d’autres comme Wyatt pour cacher ce qu’ils étaient en réalité. En parlant de famille, Leona exprima son contentement de pouvoir revoir et rencontrer la sienne très prochainement. Son ventre tiraillé la rappela à l’ordre du bon sens. Même si elle n’avait aucune envie d’avaler quoique ce soit après ce qu’elle avait vu les derniers jours, et surtout la veille, la jeune femme ne pouvait pas éternellement éviter les mauvaises conditions dans lesquelles elle avait vécu dernièrement. Il était temps de mettre son dégoût de côté et de reprendre des forces. Ce serait dans doute plus facile en sa compagnie à lui, qui arrivait assez étrangement à lui faire oublier les images dans sa tête. Elle lui demanda donc s’il avait déjà déjeuner, il répondit par la négative en y ajoutant une pointe d’humour. Leona afficha sans doute son premier sourire sincère depuis la sortie de cet enfer. « C’est sûr, mais croyez-moi, à côté de ces derniers jours, il fera office de restaurant gastronomique local. Ça vous dit d’y aller ? » Revint-elle néanmoins à la réalité en lui proposant de l’accompagner et de pouvoir continuer leur discussion autour d’un repas. Il avait déjà très bien compris l’intention derrière sa première question. La jeune femme attendit sa réponse avant de déposer sa tasse sur la table à côté d’elle et de se lever en attendant qu’il fasse de même pour sortir. Ce petit intermède imprévu serait sans doute ce qui lui changerait le plus les idées, à défaut de pouvoir passer son temps à l’infirmerie ou d’arriver à dormir.
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MessageSujet: Re: Remember when... | Wyatt Mer 1 Jan - 23:16


La jeune femme n’avait pas l’air de le juger, elle l’écoutait lui raconter quelques éléments de son existence, il se confiait facilement même si ce n’était pas vraiment des confessions, mais de toute façon il ne pouvait pas lui mentir, elle connaissait son identité et ce qu’il faisait, mentir en prétextant être commercial pour une entreprise basée aux Etats-Unis n’avait aucun sens. C’était peut-être pour cette raison qu’il répondait aussi facilement à ses questions. Certes il restait relativement vague sur ses activités et son existence par moment mais il n’y avait pas de raisons de cacher quoi que ce soit, surtout qu’il était venu la voir aujourd’hui pour qu’elle lui parle, qu’elle se confie afin de l’aider, la mettre en confiance en lui parlant de lui était le plus adapté à la situation. Il ne savait pas pourquoi il tenait tant à l’aider elle plutôt qu’une autre, peut-être son charme à l’anglaise qui plaisait à l’américain qu’il était ? Ou alors le fait qu’il puisse la sauver hier… Il n’avait pas d’explications à donner là-dessus, c’était ainsi qu’il agissait et c’est tout ce qu’il fallait retenir. Elle constata que cela ne devait pas être facile tous les jours de vivre une telle vie. Aussi bien pour lui que pour ses proches, c’était très difficile à vivre oui. Le plus dur c’était qu’il était seul à connaitre tout du début à la fin, ses proches devaient penser qu’il parcourait tranquillement le monde d’un endroit à l’autre, faisant de bonnes rencontres, déjeunant dans de bons restaurants locaux en compagnie d’hommes d’affaires ou de jolies jeunes femmes… Mais rien de tout ça n’était vrai.

Il parvint à la faire sourire en plaisantant au sujet de la cuisine du campement, il ne l’avait pas vu sourire encore et c’était fortement agréable. Malgré sa fatigue visible elle restait très jolie. Ce n’était pas parce que Wyatt ne prenait pas le temps de se consacrer à une vie sociale réelle qu’il ne pouvait pas remarquer qu’une femme était belle. Elle répondu que la cuisine du coin serait sans aucun doute bien mieux que ce qu’elle avait vécu ces derniers jours, et il ne pouvait pas lui donner tort au vu de sa détention. « Bien sur avec plaisir, et puis il faut que vous repreniez des forces, vous ne pouvez rien faire de plus pour vos amis, alors occupez vous de vous et vous serez prête à mieux les accueillir quand ils se sentiront mieux. » Répondit-il alors en se levant à son tour pour sortir de sa tente en sa compagnie, déposant ses lunettes de soleil sur son visage pour ne pas se faire agresser par le soleil tapant toujours aussi fort dans ce pays. Ils se dirigèrent vers la zone de restauration du campement, il n’y avait pas grand monde aujourd’hui, tout le monde était occupé à soigner les blesser et s’assurer que tout le monde soit en sécurité. Wyatt avait déjà rédigé son rapport et laissait son coéquipier s’occuper du reste, il lui avait dit qu’il voulait aller voir la jeune chirurgienne de la veille, et celui-ci s’était empressé de lâcher un grand sourire en lui disant qu’il n’avait pas sauvé la plus désagréable à regarder, une réaction typique de son collègue qui adorait ce genre de commentaires, mais Wyatt lui avait alors rétorqué que sauver des vies n’était pas un jeu ou un choix, son apparence n’avait rien à voir avec ce qui s’était passé, s’il tenait tant à lui parler c’était parce qu’il avait la possibilité de le faire contrairement à d’habitude où ils devaient repartir aussitôt

« J’ai cru comprendre que vous étiez Anglaise, j’ai déjà eu l’occasion d’aller à Londres et dans les environs mais je ne connais pas très bien le pays… Vous devez avoir hâte de retrouver vos proches et votre famille, vous avez peut-être même vos propres enfants qui vous attendent ? » Demanda t-il alors pour réenclenché la conversation, il voulait la faire parler un peu, et puis il était intéressé d’en savoir plus sur elle. Elle avait l’air sincère, naturelle et vraiment d’une grande bonté. Chirurgienne spécialisée chez les enfants, il fallait forcément qu’elle aime être en leur compagnie, d’où sa question sur sa vie et ses potentiels enfants.
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MessageSujet: Re: Remember when... | Wyatt Ven 3 Jan - 1:10


Leona avait retrouvé une meilleure humeur depuis qu’elle était revenue dans son espace personnel dans ce campement. La jeune femme s’ouvrait plus facilement à l’homme de terrain en face d’elle, expérimenté dans ce genre d’opérations, mais aussi un inconnu pour elle, qu’à ses propres collègues et au médecin qui s’était occupé d’elle. Il était hors de question pour elle de voir un psychologue et de revivre une nouvelle fois cet enfer par les mots. La jeune chirurgienne préférait se donner quelques jours pour récupérer et surtout retrouver ses proches. Avec un peu de chance, les images s’estomperaient plus facilement dans un milieu familier, quand elle serait entourée de ceux qu’elle connaissait. Leona commençait à avoir un petit creux, quitte à continuer cette discussion, autant la poursuivre autour d’un repas (sans dire bon repas pour autant). Il accepta tout de suite de l’accompagner, trouvant bonne l’idée qu’elle reprenne des forces et s’occupe d’elle. « Je croirais entendre les médecins du camp. » Rétorqua Leona en souriant. Ils lui défilaient le même refrain à peu de mots près. « Vous êtes sûrs que vous ne cachez pas l’un d’eux en vous ? » Mima-t-elle ensuite un air effrayé et surpris. Mais elle ne pouvait pas garder son sérieux de seconde. Dire qu’elle retrouvait déjà un léger sens de l’humour relevait du miracle alors que dix minutes auparavant, la jeune femme était prête à se barricader dans sa tente pour la journée. Toutefois, Leona était ainsi. Elle reprenait vite du poil de la bête devant les ‘autres’ et laissait rarement voir ses faiblesses. C’était une de ses forces. « Parce que dans le cas contraire, tout ce qui se dira entre nous sera d’ordre du secret médical, vous savez. » Continua-t-elle sur une note d’humour avant de retrouver son sérieux. C’était elle le vrai médecin dans l’histoire, pas lui. Et dire que la jeune Anglaise ne pouvait même pas prêter main forte… Le comble pour une chirurgienne ! Le soleil frappait fort en cette journée, mais Leona était habituée aux fortes températures pour travailler souvent dans ces conditions, elle n’y prêta donc pas fort attention. Son ‘sauveur’ de la veille et elle se dirigèrent vers la zone de restauration. En chemin, Wyatt lui parla des origines anglaises de la jeune femme et de son envie compréhensible de vouloir retrouver ses proches, voire même ses enfants. « C’est exact, je viens des environs de Londres justement. Vous y étiez allés pour le travail ? » Répondit-elle dans un premier temps, étonnée qu’une opération de ce genre ait pu se tenir dans la capitale anglaise. « J’ai hâte d’y retrouver des proches oui, comme ma mère… Par contre, pas d’enfants non, mon travail ne m’a pas encore permis de trouver le temps, ni la bonne personne pour ça. » Expliqua-t-elle brièvement pour la deuxième partie de ses questions. Surtout pas en Afrique. « J’envisage ensuite de partir aux États-Unis. J’ai une demi-sœur et un neveu là-bas. » Conclut-elle sur ces mots, sans détailler davantage le fait qu’elle n’avait jamais rencontré cette sœur auparavant et toute l’histoire compliquée qui se cachait derrière. Wyatt n’avait pas besoin de connaître tous les tenants et aboutissants de sa famille. Ils rentrèrent à l’intérieur du restaurant du campement, dont le service était libre. Ils choisirent leur repas – léger pour Leona – et de quoi boire avant de s’installer à une table. Le réfectoire improvisé était rempli de quelques personnes, survivants ou blessés ou membres de l’équipe médicale dépêchée pour les nouveaux secours de la veille… Quelques visages que la jeune chirurgienne connaissait et salua au passage avant de se reconcentrer sur son interlocuteur. « Et vous ? » Lui retourna-t-elle ensuite la question. « Vous allez rentrer un peu chez vous ou repartir pour parcourir le monde ? » S’enquit Leona, pour savoir s’il rentrait ou reprenait directement son travail après l’opération de son équipe ici.
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MessageSujet: Re: Remember when... | Wyatt Jeu 9 Jan - 20:02


Wyatt ne connaissait que trop bien ce genre de situation où on tentait de tout oublier en faisant comme s’il ne s’était rien passé, mais c’était justement l’erreur à ne pas commettre. Nier tout en bloc était le meilleur moyen pour le laisser le mal vous ronger de l’intérieur, vous empêchant corps et âme d’avancer, de progresser pour aller de l’avant après une telle épreuve que personne ne souhaitait vivre ou n’envisageait tout simplement de subir. Cependant, Wyatt devait reconnaitre quelque chose, l’humeur de la jeune femme et sa façon de tenter de rester elle-même en répondant à son humour était signe d’une mentalité un peu plus importante que la moyenne. Certaines personnes se seraient déjà enfermé complètement sur elles mêmes et n’auraient pas eu la force d’accepter de discuter avec lui et encore moins de l’inviter à « déjeuner ». Il sourit à sa remarque sur les médecins avant de réfléchir à toute vitesse sur sa remarque concernant l’ordre du secret médical, c’était une perche qu’elle lui tendait et il n’allait pas la louper, c’était une occasion unique de la rassurer et de lui confier ses réelles intentions à savoir l’aider sans rien demander en échange, il voulait juste s’assurer qu’elle prenne le bon chemin pour traiter cette situation. « Je vous promets que je ne suis pas médecin, mais j’ai quand même quelques connaissances dans le domaine, ma profession m’y oblige un peu. Par contre en ce qui concerne le secret médical, je suis quelque peu soumis aux mêmes règles qu’eux Miss Henley, tout ce qui sera dis entre nous le restera vous pouvez en être certaine. » Répondit-il alors pour lui confirmer ses bonnes intentions et l’encourager à lui parler sans avoir à se retenir, sans avoir à craindre un retour de quoi que ce soit.

La conversation dévia alors sur l’Angleterre, le pays natal de la jeune femme, Wyatt tentait discrètement d’en apprendre un peu plus à son sujet. Elle lui confirma qu’elle était bien de là bas avant de lui demander s’il y avait été pour le travail, elle enchaina en répondant qu’elle avait grandement hâte de retrouver ses proches mais qu’elle n’avait pas encore d’enfants et qu’elle était célibataire, elle ne l’avait pas expressément dit mais il l’avait compris à sa façon de parler de sa situation. Etonnant pour une fille aussi charmante mais à la fois presque normal au vu de son activité de médecin bénévole dans le tiers monde. Elle ajouta qu’elle avait une demi-sœur aux états unis et qu’elle envisageait d’y aller. Rejoindre sa famille c’était surement une des meilleures solutions pour elle. « Revoir vos proches vous fera sans nul doute le plus grand bien… Et oui je suis allé à Londres pour le travail, pas seulement bien sur mais le but de ma venue était bien celle là, certaines missions sont plus délicates au cœur de grandes villes comme celles là et pourtant il faut bien y envoyer quelqu’un, et mon équipe est du genre à souvent être sollicité dans ces situations. » Résuma t-il le plus simplement possible, il n’avait pas à trop entrer dans le détail, mais il préférait être le plus honnête possible avec elle à ce sujet là, toute façon elle en savait déjà suffisamment à son sujet pour qu’il puisse se permettre de parler.

Ils arrivèrent finalement au réfectoire et prirent tous les deux un plateau pour se servir selon leur appétit, léger pour la chirurgienne d’après le premier coup d’œil et plus lourd pour Wyatt. Ils s’installèrent à une table avant qu’elle ne prenne la parole. « Je ne sais pas encore quand je pourrais repartir d’ici, mais on a encore deux trois choses à régler sur ce continent oui… Alors je ne vais peut-être pas allé bien loin, mais par la suite j’envisage de prendre quelques jours pour moi oui, j’ai eu une année assez chargée et difficile, il est temps d’en profiter quelques peu, retrouver ma famille aux Etats-Unis aussi pourquoi pas… » Répondit-il alors avant de s’attaquer à son repas, il avait faim et peu de choses étaient susceptible de lui couper l’appétit.
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MessageSujet: Re: Remember when... | Wyatt Sam 11 Jan - 16:53


Quand Wyatt essaya d’en savoir un peu plus sur sa famille, Leona lui parla tout naturellement de sa sœur et de son neveu. Elle ne les connaissait pas encore de visu, mais ce qui s’était passé la veille l’avait définitivement encouragée à ne plus remettre à plus tard ce voyage qu’elle avait l’intention de faire depuis plusieurs mois. De par son métier, la jeune chirurgienne savait déjà que la vie ne tenait parfois qu’à un fil et qu’il ne fallait pas attendre le dernier moment pour profiter de ce qui était important. Toutefois, Leona n’avait vraiment pris conscience de cette réalité que le jour où elle avait failli perdre la sienne. Il était donc important pour elle de ne plus repousser certains de ses projets et de faire une pause dans son travail. Rencontrer sa sœur était désormais devenu une priorité. Wyatt approuva ses plans avant de lui expliquer qu’il était bel et bien aller à Londres en raison de son travail, qui était d’autant plus délicat à mener dans une si grande ville. « C’est dommage, vous avez la chance de parcourir le monde, mais sans vraiment avoir le temps de le visiter. » Répondit Leona dans un premier temps. « Si vous avez l’occasion de vous y attarder un jour, faites-le moi savoir, ce sera un plaisir de vous en faire découvrir les meilleurs coins. » Proposa-t-elle ensuite plutôt spontanément. C’était la moindre des choses après ce qu’il avait fait pour elle. La jeune femme connaissait bien la capitale anglaise pour y avoir grandi, et même si elle n’avait pas eu beaucoup de temps libre ces derniers temps en raison de son travail en Afrique, elle avait décidé d’en prendre à partir de maintenant. De plus, Leona sentait un bon feeling passer entre l’homme de terrain et elle. De toute façon, la jeune chirurgienne devinait qu’il n’en ferait sans doute rien, un homme comme lui se devait sûrement de rester le plus possible sans attaches et ne pas rester en contact avec les personnes qu’il avait côtoyées lors de ses précédentes missions au risque « d’exposer » ses secrets. Ils arrivèrent enfin dans le réfectoire improvisé et se servirent chacun selon leur appétit avant de s’installer. À son tour, Leona s’enquit des intentions de Wyatt après cette mission. Comptait-il retourner voir sa famille ou partir dans une autre partie du monde ? Il lui expliqua qu’il devrait sûrement encore rester dans les parages pour régler plusieurs choses avant de pouvoir prendre du temps pour lui et d’aller retrouver sa famille aux États-Unis. La jolie Anglaise préféra ne pas réagir sur la première partie de sa réponse qui concernait son travail et se concentra plutôt sur la deuxième. « Je n’ai encore jamais eu l’occasion d’aller dans votre pays… Vous êtes de quelle région ? » Demanda-t-elle, sincèrement intéressée. Leona n’avait pas fréquenté assez d’Américains pour reconnaître les différents accents, mais puisqu’elle allait bientôt s’y rendre… Elle était sur le point d’attaquer à son tour son repas, quand elle se rendit compte qu’elle ne pourrait sûrement pas savoir ce genre d’informations, étant donné la nature très secrète que des agents tels que lui devait garder vis-à-vis de leur vie personnelle. « Enfin vous ne pouvez probablement pas me répondre. » Poursuivit-elle le fond de sa pensée à voix haute avant de commencer à manger. Leona s’était tellement laissé emporter par la conversation qu’elle en avait presque oublié les images dans sa tête pendant quelques instants… autant dire un exploit, puisque celles-ci n’avaient cessé de la hanter depuis la veille.
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MessageSujet: Re: Remember when... | Wyatt Lun 20 Jan - 21:40


Wyatt ne pouvait pas lui donner tort, il parcourait le monde certes mais sans en profiter réellement, du moins en apparence, car malgré tout il leur arrivait d’avoir un peu de temps libres entre deux missions, et le bel Américain et ses collègues en profitaient à la moindre occasion. Mais cela n’avait rien de bien intéressant au final car le temps alloué à la découverte des pays où ils se rendaient était vraiment limité. Leona ajouta que s’il avait l’occasion de retourner en Angleterre il n’avait qu’à lui faire savoir pour qu’elle puisse lui en faire découvrir les moindres recoins et surtout les meilleurs d’après elle. Il sourit en écoutant cette proposition intéressante qui n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd même s’il y avait peu de chance qu’il y retourne rapidement. D’autant plus que peut-être que quand la jeune femme aurait oublié toute cette histoire elle n’aurait pas tellement envie de se retrouver avec lui… Il était à présent relié à cette « aventure » et dans sa tête elle le rattacherait sans doute à ce moment désagréable qu’elle avait du subir contre sa volonté. Quoi qu’il en soit il appréciait l’invitation et s’empressa de le lui dire. « Merci, c’est avec plaisir que je vous appellerais lors de mon prochain séjour à Londres, il faudra que vous me laissiez un numéro pour vous joindre dans ces cas là… » Répondit-il alors en souriant légèrement, c’était étrange mais il avait l’impression de se retrouver dans un vieux plan drague inversé d’une série b… Naturellement cela n’avait rien à voir avec tout ça, elle n’était pas entrain de le draguer et il n’était pas lui non plus entrain de séduire la pourtant jolie brune. Quoi qu’il en soit il appréciait sa spontanéité et sa facilité de conversation moins de vingt-quatre heures après la fin de ce terrible « incident ».

Ils finirent par arriver au réfectoire et prirent leur repas pour s’installer face à face dans un coin de la salle, la place ne manquant pas ils avaient le choix. Il lui expliqua alors ce qu’il envisageait de faire et la chirurgienne réagit alors sur le territoire Américain en lui expliquant qu’elle n’avait jamais eu l’occasion de le visiter, ce qui allait bientôt changer d’après ses dires. Il l’écouta alors lui demander d’où il venait avant de se reprendre en répondant à juste titre qu’il ne pouvait pas lui répondre. Il posa son verre sur la table et sourit à la jeune femme. « Non ne vous inquiétez pas ce n’est pas un souci, de toute façon je n’ai pas vraiment d’attaches dans ce pays, ma famille a bien souvent déménagé et moi-même j’ai très rapidement préféré voyager que rester au même endroit. Mais je pense que vous avez de quoi faire avec votre sœur, le sol Américain est bien plus grand que l’Angleterre et bien des villes différentes et des paysages tout aussi spéciaux à visiter… Je vous proposerais bien de vous le faire visiter à mon tour mais je ne mets pas souvent les pieds sur mon pays de naissance. » Répondit-il avec ce même sourire qu’il ne quittait pas, tentant de rendre la conversation le plus agréable possible. Il sentit alors son téléphone vibrer sur la table et regarda le message qu’il venait de recevoir après s’être excusé auprès de Leona, apparemment les choses allaient être plus longues que prévu sur le sol Africain, il déposa le téléphone et soupira quelque peu. « Et bien on dirait que mon séjour ici va se prolonger de quelques semaines supplémentaires. » Annonça t-il avec un nouveau sourire jaune. Il n’aimait pas enchainer les missions sur ce continent, trouvant trop risqué d’être présent aussi longtemps dans un territoire hostile.
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MessageSujet: Re: Remember when... | Wyatt Ven 24 Jan - 21:56


Wyatt accepta la proposition de Leona de lui faire découvrir la capitale anglaise lors de son prochain séjour à Londres, un séjour qui n’arriverait certainement pas de sitôt pour lui, qui parcourait le monde grâce aux différentes missions qui lui étaient confiées. Contrairement à d’autres ‘victimes’ de ce qui s’était passé, elle n’aurait aucun problème à le revoir éventuellement, mais la jeune femme ne comptait pas vraiment s’éterniser dans son pays natal non plus. L’incident de la veille lui avait fait prendre conscience qu’il était grand temps pour elle de s’envoler pour les États-Unis afin de rencontrer sa sœur et son neveu. Il n’était plus question de repousser ce projet à une date ultérieure. Leona se contenta donc d’acquiescer à la réponse du jeune agent avant de lui emboîter le pas en direction du réfectoire. La jeune chirurgienne se surprit à n’avoir aucun mal à converser avec lui, ni à se retrouver à nouveau entourée de gens. Elle avait crû que la solitude de sa tente aurait le bienfait de la calmer et de l’apaiser, mais il n’en était rien, puisqu’elle n’arrivait pas à chasser les images et les sons terribles dans sa tête. Ce n’était que depuis que la jeune femme parlait un peu plus qu’elle parvenait à se concentrer sur autre chose. La discussion dériva d’ailleurs sur les projets de l’un et de l’autre, Wyatt aborda brièvement sa situation familiale, avec laquelle il n’avait pas trop d’attaches, car il était toujours parti, avant de lui décrire brièvement son pays et de déplorer le fait qu’il ne pourrait pas lui rendre la pareille pour lui faire visiter, puisqu’il n’y était pratiquement jamais. « Ne vous en faites pas. » Répondit-elle dans un premier temps. « Comme vous l’avez dit, j’ai ma sœur là-bas et nous avons beaucoup de temps à rattraper. » Ajouta Leona sans détailler qu’elles ne s’étaient en fait encore jamais rencontrées de visu. Il penserait sans doute qu’elle disait cela parce qu’elles ne s’étaient pas vues depuis longtemps, étant donné que l’une vivait en Europe et l’autre en Amérique. La jeune chirurgienne préférait d’ailleurs ne pas trop s’attarder sur le sujet. Le téléphone de Wyatt les interrompit alors au bon moment. Il regarda le message qu’il venait de recevoir avant de soupirer. Leona plongea son regard dans le sien. Wyatt n’était visiblement pas prêt de quitter le continent. « Je vois. Ce n’est pas de tout repos pour vous non plus. » Répondit-elle simplement. Elle s’arrêta alors de manger, une question lui traversa l’esprit. « Le même genre de troubles qu’hier ? » Se risqua-t-elle à demander d’une voix légèrement inquiète. Elle était dans le « camp » de fortune pas loin de ce qui s’était passé la veille, et même si pour le moment, rien ne se passait, elle ne se sentirait pas en ‘sécurité’ complète tant qu’elle ne serait pas définitivement partie, une conséquence sans doute de la veille, elle le cachait très bien la plupart du temps, mais elle avait du mal à empêcher son appréhension de revenir sur le tapis.
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MessageSujet: Re: Remember when... | Wyatt Jeu 30 Jan - 23:55


Pour Wyatt, il était clair qu’il ne reverrait pas de sitôt la jeune anglaise, il pensait même qu’il ne croiserait plus jamais sa route. Londres aurait pu être une destination où la retrouver dans un futur lointain mais les Etats-Unis étaient bien plus vastes que le Royaume-Unis et une seule ville. Cependant, discuter avec elle, lui apporter son aide et son soutien après ce qui venait de se passer était quelque chose d’agréable que Wyatt avait ressenti nécessaire de faire. Il était rare que l’occasion lui soit donné de discuter avec quelqu’un comme elle, une personne qui connaissait réellement son quotidien et à qui il n’avait pas besoin de mentir sur sa nature… Certes elle ne connaissait presque rien de lui et c’était réciproque mais au niveau de sa vie habituelle elle en connaissait beaucoup plus que bien des gens dont sa propre famille. Les missions s’enchainaient habituellement et côtoyer les survivants n’était pas une coutume répandue, mais la situation était tellement tendue dans ce secteur que son supérieur préférait prolonger un peu leur stationnement dans ce petit campement. D’après ce qu’il comprenait elle n’avait pas du voir sa sœur depuis longtemps, ce n’était pas difficile de comprendre que les récents évènements avaient déclenché en elle un besoin de retrouver ses proches pour profiter de la vie. Ils furent interrompus par le portable de Wyatt qui s’excusa avant de prendre note du message et d’en faire part à la chirurgienne qui s’arrêta de manger pour lui demander s’il s’agissait du même genre de trouble que la vieille, il leva les yeux vers elle et perçut dans son regard ainsi que dans le ton de sa voix une hésitation, comme s’il était difficile pour elle d’en dire d’avantage. Il soutint son regard un court instant avant de se dire que la sincérité était le mieux adapté à cette discussion.

« Pas tout à fait… Effectivement c’est bien lié à ce qui s’est passé ces derniers jours et hier en particulier. La situation a été désamorcée et notre action a permis de faire du vide en vous aidant, mais parfois les retours sont encore plus… brutaux. » Répondit-il en essayant d’adapter ses mots pour ne pas dramatiser ce moment et ne pas faire peur à Leona, il ne voulait pas qu’elle pense qu’ils risquaient une attaque, bien que cette option soit envisageable. « Nos supérieurs nous demandent de rester sur place pour régler définitivement le problème et assurer une paix, ou du moins quelque chose y ressemblant, pour une durée plus importante… » Ajouta t-il avant de plonger son couvert dans son assiette pour en avaler une nouvelle bouchée. Il espérait qu’elle venait de comprendre la gravité de la situation tout en acceptant le fait que ce qui s’était passé hier risquait d’être bien peu par rapport à la suite des opérations. Elle n’était pas idiote, du moins il pensait qu’elle était intelligente, elle l’avait prouvé hier en réagissant assez bien à ses consignes quand il l’avait retrouvé elle et ses collègues. Leona avait donc certainement compris de quelle manière le problème allait être réglé, mais il se demandait comme elle percevait ce genre d’action.

« Vous savez, je pense que j’ai toujours été fait pour ce travail, que c’était mon destin d’être là où je suis aujourd’hui, d’autant plus que c’est ce que je sais faire le mieux. Mais ce n’est pas pour autant que j’éprouve du plaisir à réaliser certains actes. Je fais ce qui dois être fait dans les cas extrêmes comme hier… Et j’ai quand même une satisfaction quand j’ai la possibilité de venir en aide à des gens comme vous Leona, qui risquez votre vie dans des régions du monde où rien n’est facile… » Il avait ressenti le besoin de lui expliquer ceci pour mettre fin au malaise qu’il sentait planer sur cette discussion, peut-être se trompait-il, mais il avait préféré être certain qu’elle comprenne bien son statut.
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MessageSujet: Re: Remember when... | Wyatt Lun 10 Fév - 17:08


En discutant avec Wyatt, Leona se rendit rapidement compte que la situation était loin d’être réglée. Son équipe devrait encore rester un certain temps dans les parages pour assurer les environs et essayer de maintenir un semblant de paix. La violence des événements survenus la veille lui donnait une assez bonne idée de ce qu’il devait affronter au quotidien de ses missions. Il en fallait du courage pour se lever et se jeter dans la ‘gueule’ du loup, sans jamais avoir l’assurance d’en revenir vivant. Alors oui, parfois certaines pratiques et même les moyens d’y arriver étaient discutables, comme par exemple quand ils en venaient tous à tuer des gens de sang-froid, mais qui aurait-elle été pour juger alors qu’une de ces opérations lui avait sauvé la vie ? Leona n’était pas une personne absolument fermée, elle était capable de prendre du recul et la distance nécessaire pour revoir ses ‘principes’ et regarder le contexte en question, elle, pour qui la vie n’avait pas de prix en tant que médecin. La jeune chirurgienne s’enquit donc de ce qu’il en était vraiment. Ce n’était pas parce qu’elle avait vécu un incident traumatisant qu’elle n’était pas capable d’entendre la réalité des choses. Leona préférait connaître la vérité et savoir à quoi s’en tenir. Des retours plus violents risquaient d’éclater d’ici peu de temps. Dès que les blessés seraient quelque peu remis sur pied et que les alentours seraient stabilisés, il faudrait donc évacuer les lieux au plus vite, tandis que Wyatt et son équipe s’occuperaient de calmer les tensions. « Je vois. J’espère que tout sera réglé rapidement et que vous ne rencontrerez pas trop de problèmes. » Répondit-elle une phrase de circonstance, sincère certes, mais peu convaincue que ce serait aussi simple. Leona termina de manger, un repas qui lui avait permis de reprendre des forces, tandis que le bel Américain continua sur son travail. Maintenant qu’il était lancé sur le sujet, c’était comme s’il avait le besoin de partager son ressenti à la jeune femme qui, à vrai dire, n’allait pas se plaindre de ne pas avoir à parler d’elle, puisqu’elle préférait justement éviter le sujet, surtout tout ce qui concernait ses impressions par rapport à la veille. La jeune chirurgienne avait la sensation étrange que Wyatt essayait de ‘justifier’ ses actes en lui précisant qu’il ne prenait pas plaisir à tous les réaliser, mais que ceux-ci étaient néanmoins indispensables, à l’instar de ce qui s’était passé quelques heures auparavant. Leona ne le jugeait pas, bien au contraire. « Si vous avez trouvez votre voie dans ce travail, c’est tant mieux. Je suis bien consciente qu’il faut des gens comme vous, c’est nécessaire. J’imagine que sauver des vies en est le meilleur côté, et croyez-moi, je suis bien placée pour le comprendre. » S’empressa-t-elle de le rassurer. Elle ne disait pas qu’elle était bien placée dans le sens où il l’avait sauvée elle, même si ça aurait pu, mais plutôt dans le sens où elle aussi savait, grâce à son métier, ce que ça faisait de se mettre sur le chemin de la faucheuse pour l’empêcher d’emporter plus de vies qu’elle ne le faisait déjà.
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MessageSujet: Re: Remember when... | Wyatt

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Remember when... | Wyatt

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