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t'as les dents qui claquent – Ezra.

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MessageSujet: t'as les dents qui claquent – Ezra. Lun 24 Fév - 0:49



Parce qu'au mieux ça t’empêchera de dormir
Et au pire ça t'donnera envie de m'cracher à la gueule
Alors avant que j'me transforme encore une fois, pars en courant
fuis-moi comme le choléra.

Sa main se mit à trembler. Elle ferma les yeux quelques secondes, respirant avec lenteur pour se calmer. Elle n'y arrivait pas, bon sang elle ne pouvait pas rester comme ça. Elle se mit à respirer de plus en plus vite, avec l'impression de ne plus rien avoir dans les poumons, que l'air lui manquait. La suffocation. L'impression d'être enfermée, en cage ou dans un labyrinthe sans sortie, de s'étouffer, de ne plus voir les nuages loin au-dessus d'elle mais désormais en elle. Le ciel qui lui tombait sur la tête surement. Ses yeux s'embuèrent de larmes qu'elle chassa d'un geste de la main. Quelle idiote. Balayant tout ce qui se trouvait sur son bureau elle se mit à chercher, chercher avec acharnement ce qui serait susceptible de la soulager. Un petit sachet, un reste, pas grand chose lui suffirait. Elle savait qu'elle en avait, toujours, planqué là, dans la cachette sous son lit, un petit renfoncement dans le mur qui était devenu sa caverne d'ali baba, son trésor à elle, pirate des caraïbes. Elle se jeta à terre, ses doigts griffant le mur à la recherche de son graal. Elle savait pourtant qu'il n'y avait rien, que ce n'était plus qu'un trou dans le mur et ce depuis des semaines, mais elle avait tout de même voulu vérifier « au cas où ». Elle se laissa glisser sur le côté, ses yeux fixant le plafond, y cherchant une réponse qu'elle connaissait déjà. L'adrénaline la fit se relever, son téléphone en main, les doigts tremblant sur les touches du clavier, assemblant des lettres qui ne formaient rien d'autre qu'un charabia, une langue étrangère, extraterrestre. Après deux sms tapés à la hâte, elle ne tint plus et composa le numéro. Les tonalités qui se succédaient lui parurent si longues qu'elle crut qu'il ne répondrait jamais. Elle pouvait bien mourir là, après tout elle n'était qu'une parmi tant d'autre dans son petit business. Puis la voix d'Ezra se fit entendre et la Fitz crut revivre. La résurrection. En quelques mots ils se trouvèrent un endroit. Pas d'heure, ils n'avaient pas besoin d'heure, c'était maintenant ou ses funérailles, elle ne pouvait plus attendre. Elle sauta dans ses baskets et marcha d'un pas pressant sous la faible lumière des réverbères, ses pieds semblant voler plus qu'ils ne marchaient. Elle connaissait ces rues par cœur, à force, même quand elle n'y voyait rien, même quand elle ne saisissait plus rien, elle savait toujours où elle allait. C'était du moins l'illusion qu'elle se donnait constamment, c'était toujours mieux que de se dire qu'en réalité, elle n'avait aucune prise sur sa vie. Il n'y avait que dans cette rue qu'elle ne pouvait pas se perdre, et encore elle n'en était pas tout à fait sûre, son esprit lui jouait de ces tours parfois. Après tout, elle était en route pour s'embrumer, pour s'égarer un peu plus dans les nuages. Paradoxe, elle qui ne vivait que pour déployer ses ailes d'ange déchue, l'ambition folle d'être seule souveraine de son univers, se complaisait dans un monde de dépendance, abandonnée dans les abimes les plus noires, l'esprit à milles lieux de là, sa vie entre les mains d'un poison et d'un garçon. Un peu apaisée par le souffle frais qui lui effleurait les joues, elle s'adossa à la devanture d'un magasin fermé depuis longtemps. Là, à guetter les ombres, à observer du coin de l'œil les formes et à attendre de voir apparaître sa silhouette. Celle d'un homme pas trop pressé, un voyou qui jouissait de ses frasques, qui profitait d'elle sans qu'elle ne puisse y faire grand chose. La demoiselle enchainée.


Dernière édition par Julia Fitzgerald le Jeu 1 Mai - 22:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: t'as les dents qui claquent – Ezra. Sam 1 Mar - 14:02

Fitz’. Lorsque son portable vibra dans la poche de son jean, le brun y enfouit sa main et l’en sortit. Le rétro éclairage indiquait Fitz. Les lèvres d’une gamine brune sulfureuse lui dévorant le cou, la main de cette dernière posée caressante sur son entre-jambes, elle murmura quelques mots en le voyant distrait par un autre. Par une autre. « Hey… Reste avec moi… » Fit-elle laissant ses lèvres glisser délicieusement sur la peau du brun. Ce dernier frissonna légèrement, grisé par un contact auquel il devrait se prévenir. Il le savait. Il le sentait. A l’instant même où son regard s’était posé sur l’écran de son téléphone, il avait su que cette gamine, là, dans cette voiture, cette gamine entreprenante et séduisante, devrait l’oublier pour la soirée. Fitz’. Il tenta de résister, un court instant, refusant de lire le message reçu par celle qui lui volerait bien assez tôt sa présence. Gardant son portable à la main, fermement, il en revint à sa partenaire et vint chercher ses lèvres, dernier égard, dernier espoir. Sa main trembla de nouveau fébrilement sur l’objet vibrant cette fois en continu. Il s’écarta alors de nouveau et constata l’appel avant d’y répondre. Il ne la laisserait pas. Impatiente, impulsive. Julia était comme lui. Elle n’attendrait pas une seconde qu’il réponde à ce message qu’il n’avait pas lu. Elle n’attendrait pas une seconde de plus. Le brun répondit, échangeant quelques ‘courtoisies’ avec celle qui le gagnerait ce soir et raccrocha. Il rangea son portable dans son jean et se saisit au passage de la main insidieuse de la brune qu’il repoussa alors doucement, découvrant son entre-jambes gagnée par un désir qu’elle n’aurait su cacher. Frustrée par un plaisir qu’elle n’aurait su garder. Il embrassa la brune une dernière fois et s’extirpa de sa voiture. « Désolé, c’est les affaires. On s’appelle. » Fit-il en claquant la portière sur celle qui surement était déjà en train de lui cracher sa frustration au visage, d’éclater les vitres d’injures. Il n’avait pas son numéro. Il n’avait pas même un prénom avec lequel la rechercher dans ce club où il l’avait cueilli cette nuit. Et il n’en avait rien à secouer.

Ses pas frappant le pavé mouillé, il fit l’inventaire de ses poches. Portable et clefs dans son jean, came et portefeuille dans la poche intérieure de son blouson, il n’aurait pas à faire un saut chez lui. La petite blonde névrosée qu’il retrouverait se contenterait de cette dose pour cette nuit. Il lui en fournirait rapidement plus si elle le souhaitait. Elle avait juste besoin d’un fix. Et vite. Le cœur battant d’une inquiétude qui ne lui ressemblait pas, il marchait rapidement, perforant la nuit de sa présence angoissante. Un point de rendez-vous unique, simple et précis. Un quelque part. Et un nulle part à la fois. Approchant du lieu de rendez-vous, il s’arrêta quelques instants contre un mur. Se calmer, respirer et permettre à ce cœur de reprendre son rythme normal. Le brun s’y employa quelques secondes. Il n’avait pas plus de temps que cela. Non loin, Julia devait l’attendre, dans un état de manque avancé. Et quel dealer ferait-il s’il n’accourrait pas au plus vite pour la l’en soulager ? Et quel ami ferait-il s’il ne venait pas à son secours lorsqu’elle l’appelait ? La fierté de la gamine devait déjà en être bien tâchée. Elle n’était pas du genre à appeler à l’aide. Il ne le lui ferait pas trop remarquer. Loin de lui l’envie de la briser. Sauf si elle le cherchait. Débarrassé d’une inquiétude qu’il n’aurait su lui avouer, il reprit sa route et tourna à l’angle d’une rue où il put bientôt l’apercevoir. Les mains enfouies nonchalamment dans les poches de son jean, blouson ouvert sur un t-shirt coloré, il la rejoint avec toute la quiétude du monde. L’homme qu’elle connaissait comme naturellement angoissé et destructeur, ne lui apparaitrait pas moins détaché ce soir.

Enfin à son niveau, il sortit les mains de ses poches et l’une d’entre elles vint s’enfouir dans les cheveux de la blonde. Il déposa un baiser à la commissure de ses lèvres, joueur et possessif puis s’écarta à peine. Leur proximité n’était pas un problème. Elle le giflerait peut-être pour cet affront. Elle n’en aurait pas moins besoin de sa came. Se détachant de la gamine, il ouvrit un pan de son blouson et lui fit signe de se servir avec un petit sourire entendu. « Je t’en prie, celui là est pour toi, je suis pas repassé chez moi. Si tu en veux plus, faudra qu’on se revoie demain. » Il l’invitait ainsi à se servir d’elle-même et se saisir de ce sachet poudré dans sa poche. « Tu ne devrais pas attendre d’être à sec comme ça… Après tu m’obliges à planter une nana dans sa bagnole. » Fit-il en s’écartant cette fois pour de bon. Il l’avait sentit tremblante, fébrile. Si bien qu’il l’imaginait déjà peiner à se faire même jusqu’à son rail, bien propre. Il sortit une clope de son paquet qu’il porta à ses lèvres et l’alluma.
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MessageSujet: Re: t'as les dents qui claquent – Ezra. Sam 22 Mar - 22:43

Sa silhouette apparut au coin de la rue, nonchalante, les mains dans les poches, avançant d'un pas tranquille vers elle. Julia trépignait d'impatience. Elle aurait bien voulu courir vers lui, mais elle était assez pathétique pour en rajouter. Mais, quand même, ne pouvait-il pas se dépêcher un peu ? Un peu plus et on aurait pu dire qu'il la narguait, à prendre son temps, à la faire attendre. Comme lorsqu'on agite une tranche de jambon devant un chat, sans la lui donner. Mais Julia n'avait aucune patience. C'était déjà rarement le cas d'habitude, c'était encore pire ce soir. Elle avait fumé des clopes à longueur de journée mais ce n'était pas ça qui l'avait calmé. La seule chose susceptible de l'apaiser, au moins pour un temps, était entre les mains de ce garçon, qui ne se pressait pas pour la lui remettre. Julia aurait voulu s'avancer vers lui et le secouer, mais elle savait que ce serait comme avouer qu'elle était là pour lui. Or ce n'était pas le cas. Elle ne lui accorderait pas ce plaisir.
Et puis il finit par arriver, même si on voyait bien qu'il faisait des efforts pour ne pas allé trop vite. Il s'approcha et se permit un baiser furtif aux coins des lèvres de Julia, qui sursauta. Prise par surprise, la jeune femme repoussa sa main qui s'était glissée dans ses cheveux, comme s'il avait cherché à l'attraper. Elle n'était déjà pas du genre à se laisser approcher aussi facilement, elle était d'autant plus irritable lorsqu'elle était en manque. « Dégage putain. » mais Ezra ne se satisfaisait pas d'une simple bise, aussi proche des lèvres soit-elle, et ne s'écarta pas, forçant Julia à le repousser doucement de la main. Le simple fait de se retrouver piégée entre lui et le mur suffisait à l'angoisser, mais ça ne semblait pas poser de problème au jeune homme. C'était sûrement le sentiment qu'il cherchait à lui faire éprouver, après tout, pour l'empêcher de lui filer entre les doigts parce qu'il la connaissait assez pour savoir que la Fitz n'était pas du genre à se laisser attraper.
Mais Julia n'était pas là pour lui, et encore moins pour s'éterniser. Il finit par ouvrir sa veste, dévoilant une poche intérieur de laquelle dépassait un petit sachet. Répondant à ses besoins, Julia se servit sans attendre, jugeant tout de même la quantité. C'est clair qu'il n'y en avait pas des masses, mais elle ne crachait pas dessus. « Tu veux me faire payer deux fois plus, ouais. » protesta-t-elle tout de même, pour la forme. L'argent, ce n'était pas franchement un problème, elle avait toujours su se débrouiller, et elle savait qu'au besoin il lui ferait crédit. Enfin ce n'était pas comme si elle était du genre à ne pas tenir ses promesses. Pour ce point-ci, ils savaient se faire confiance. Elle se retourna et tenta tant bien que mal de se faire un rail sur le bord d'une fenêtre. Elle ne pouvait pas attendre d'être de nouveau chez elle, et à vrai dire elle se fichait bien qu'on la voie ou non. Et puis, comme elle s'y attendait, Ezra fit une remarque. Parce qu'elle devait vraiment avoir un air pitoyable, ne ressembler à rien et tenir à peine debout. Et parce qu'Ezra devait jubiler d'avoir une occasion de la rabaisser. Mais Julia n'écoutait pas et lorsqu'il fit allusion à une fille, elle répondit sans vraiment y prêter attention. « J'espère que t'as pris ton pied. » ce qu'elle s'en fichait de ce qui arrivait à ce pauvre petit. Et qu'est-ce qu'il croyait, lui, qu'elle l'avait appelé par plaisir ? Mais il rêvait. D'ailleurs si Julia avait pu, elle ne l'aurait même pas appelé. Mais il fallait avouer qu'il en avait de la bonne. Elle se re-concentra sur ce qu'elle faisait, sentant vaguement que dans son dos, Ezra s'écartait. Et alors que son esprit tournait à cent à l'heure, divaguait à droite et à gauche, qu'elle se mettait à penser à des dizaines de choses à la fois sans parvenir à se focaliser plus de quelques secondes sur quoique ce soit, ses mains se mirent à trembler et éparpillèrent un peu de la poudre si précieuse. Elle cria de rage et recula pour éviter de tout envoyer valser dans un élan de colère. Puis elle se tourna vers Ezra, qui avait assisté à toute la scène, planté là, et le simple fait de croiser son regard suffit à mettre de l'huile sur le feu. « Putain de merde mais j't'ai dis de dégager toi! J'arrive à rien quand t'es derrière mon dos comme ça, faut que j'te le dise en quelle langue? » Alors sans prévenir, elle se jeta sur lui pour le pousser aussi fort qu'elle put. Parce qu'il fallait bien qu'elle trouve un responsable et qu'il n'y avait que lui, là, témoin de sa démence. Puis elle retourna à son rebord de fenêtre et s'efforça de rassembler comme elle put la petite poudre, avant que le vent ne s'en charge.
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MessageSujet: Re: t'as les dents qui claquent – Ezra. Mer 23 Avr - 22:18

Le chaud puis le froid. Attirance et répulsion. Comme si toute leur relation n’était fondée que sur cette opposition légendaire, la blonde repoussa les attentions possessives du garçon avant de l’attirer, malgré elle, de nouveau contre elle. Comme rappelée à lui par la poudre salvatrice. Fasciné par cette détresse, qu’il avait pourtant vu souvent chez ses junkies habitués, il appréciait la manière toute singulière qu’avait Julia d’être en manque. Cette agressivité qu’elle éprouvait, à l’égards même de celui qui pourrait la priver de son salut, la plupart des junkies ne se la permettait pas, bien trop effrayés par l’idée de perdre les faveurs de leur dealer. Mais Julia avait une place particulière dans la vie d’Ezra et pouvait se permettre bien plus qu’une pauvre junkie lambda avec lui. Il lui pardonnerait ses écarts, les admirerait même, comme hypnotisé par ce sentiment si présent chez lui, la colère. Presque de la folie, une forme de démence empirique. Il l’observa alors, parfaitement détendu, calmé par opposition à l’agitation de la blonde. Comme s’il se nourrissait de sa rage pour endormir la sienne et faire tes ses propres angoisses. Qui a dit qu’il est plus facile de compatir des échecs des autres que de se réjouir de leur réussite ? Pas un idiot celui là. Tout comme celui affirmant qu’à observer la misère du monde, on en arrive à oublier la sienne, ou du moins à la relativiser.
Ezra ne lui viendrait pas en aide. Il s’en savait bien incapable. Son calme à lui avait toujours été donnée précaire, même bancale. Tel un château de carte, il s’écroulerait à la première brise. Rester en retrait était de loin le plus intelligent des comportements. Car cette fille là n’était pas une brise, mais un ouragan. Julia balayerait sa quiétude somme toute relative, en un claquement de doigt, en un cri, perdu dans la nuit. Cette poudre blanche qu’il lui apportait, elle, saurait la sauver.
Il ne la planterait pas non plus, là dans cette rue, dans un état de manque avancé et animer par cette rage qu’il lui connaissait si bien. Car aussi loin qu’il se souvienne, aussi peu fiable soit sa vision de l’amitié, il lui semblait avoir été proche d’elle, ami, amant, âme-sœur de destruction. Et pourtant, il la détestait aussi. Cette furie, ce monstre de liberté, cette fougue véhémente... Tout ce qu’elle lui envoyait en éclat au visage, comme le reflet parfait de sa personne, mais au féminin. Et dieu sait qu’il se détestait. D’être criant de liberté, révoltant d’indépendance. De ne pas savoir lui appartenir, quand bien même ils vivraient des moments incroyables. De ne pas savoir la retenir, quand bien même ils seraient en parfaite symbiose. Incapable d’assumer leurs ressemblances trop longtemps, leurs rencontres finissaient, bien souvent, par l’affirmation de leurs quelques différences.

L’observer. C’était là tout ce qu’il pouvait faire. Attendre qu’elle prenne son rail et quelle dégage, ou qu’elle reste. Mais qu’elle se calme. Pourvu qu’elle se calme. La drogue ne ferait pas effet immédiatement. Mais la simple idée d’avoir enfin eu sa dose, agirait comme un placebo les premières minutes, et lui permettrait d’attendre sereinement l’envolée toxique. Inquiet, le brun trépignait légèrement derrière la blonde, piétinant le macadam et fixant les mains malhabiles de nervosité et de manque de la jeune fille. Il grimaça lorsque dans un tremblement, elle brisa la ligne qu’elle avait précédemment dessinée. Il eut un léger mouvement de recul, comme désolé de ne pas avoir su retenir sa main, comme s’il l’avait seulement pu. Il aurait dû reculer plus encore. Car sans prévenir, Julia se rua sur lui, en lui hurlant dessus, injurieuse. Il serra la mâchoire tandis qu’elle le cognait et finit, dans sa propre rage, par la repousser, lui aussi, avec violence. « Casse toi putain ! Pour qui tu te prends ! » Il ne voulait pas en arriver là. Il regrettait déjà son geste. Il priait pour qu’aucun autre de ce genre ne suive. Agité par l’angoisse ressurgissante il fit quelques pas, du sur place, cherchant en lui ce qu’il lui restait de contrôle. Il finit par revenir vers la blonde qui s’en était retournée à son rail et la bouscula. « Dégage putain… » Il se posta devant la fenêtre et dessina le rail parfaitement, avec sérénité. Il s’écarta et sortit un billet de sa poche qu’il roula et disposa pour la blonde, juste au dessus de la poudre. « Amène toi putain. Et tu fais le moins de mouvement possible, mes mains stabiliseront les tiennes si tu t’y prends bien. » Il l’attrapa ce faisant, par l’épaule et l’attira avec plus de violence qu’il ne l’aurait voulu, jusque devant le rail pour qu’elle l’inspire. Leurs mains se lièrent quelques secondes, et dans sa rigidité Ezra guida le tube improvisé pour que l’agitation de la blonde ne vienne pas tout gâcher. Une seconde fois. Il s’écarta rapidement lorsque ce fut fait tout en récupérant son billet qu’il enfouit rapidement dans ses poches en même temps que ses poings. « Putain de dépravée.. » Fit-il tout en détournant le regard pour fixer un horizon dont il se foutait bien. Pourvu qu’il décolère.
« Tu me règleras ça à ta prochaine commande ok. C’est qu’un putain de fix en attendant ok ? »
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MessageSujet: Re: t'as les dents qui claquent – Ezra. Sam 10 Mai - 0:09

Julia tremblait, c’était plus fort qu’elle, elle n’arrivait pas à s’arrêter, tout son corps tremblait et tellement fort, c’était pire que quand elle avait froid, elle arrivait plus à rien avec ce putain de tremblement, pas même à faire son rail et pourtant c’était la seule façon pour elle d’arrêter de trembler. Elle piétinait le sol, faisait sur place, s’essuyait les mains sur son short avant de continuer à aligner la poudre. Fallait pas qu’elle rate, fallait vraiment pas. Elle souffla un coup, elle pouvait sentir le regard d’Ezra sur elle, dans son dos, brûlant, qui attendait qu’elle se lance, qu’elle se drogue ou qu’elle fasse une connerie. C’était qu’un putain de connard, dans tous les cas. Elle essuya ses mains une dernière fois, penchée sur son rebord de fenêtre, et tout doucement elle poussa la poudre et la rassembla en une ligne. C’était pas parfait, mais ça ferait l’affaire. Mais elle tremblait, putain, c’était plus fort qu’elle, elle n’arrivait pas à s’arrêter, tout son corps tremblait et tellement fort que sa belle ligne fut brisée, comme ça, en une demi-seconde parce que son doigt avait fait un écart d’un millimètre. C’était toujours comme ça, tout ce qu’elle faisait, tout ce qu’elle entreprenait, elle y mettait le temps, elle faisait les choses comme elle croyait bon de les faire, et en une seconde tout volait en éclat, comme ça, sans qu’elle y comprenne grand chose. Et ça la mettait hors d’elle, ça la faisait gueuler, ça la faisait se tourner vers Ezra, le seul présent ici, le seul coupable, le seul qui la voyait dans cet état, le seul qui savait, et ça la faisait foncer sur lui et le repousser aussi loin qu’elle le pouvait pour le dégager puisqu'apparemment il ne pouvait pas partir de lui-même. Il attendait qu’elle fasse une connerie, et voilà qu’elle venait d’en faire une. Et c’était de sa faute, elle en était persuadée, s’il avait pas été là, à l’observer, à ne manquer aucun de ses gestes, ça ne serait pas arrivée, elle en était sûre. Alors puisqu'on ne lui accordait pas le droit de se droguer librement, il fallait qu'elle passe sur ses nerfs sur quelqu'un. Parce que Julia n'en pouvait plus, elle ne l'avait pas vu venir, ce manque, cette sensation ravageuse de danser sur un fil à des centaines de mètres de hauteur et de jouer avec sa vie, à cause de ce manque. Paradoxe, elle qui risquait déjà sa santé en apaisant ce besoin par toutes sortes de poudres. Mais elle n'en avait plus grand chose à faire, elle était déjà bien dedans, et aucune pancarte ne lui avait indiqué à partir de quand elle aurait du s'arrêter. Elle n'aurait pas pu, de toute manière. C'était pas un truc qu'elle contrôlait, elle avait commencé et maintenant elle ne pouvait plus s'arrêter, y avait qu'à voir comment elle était, là, à bout de nerfs, tremblante, à deux doigts de se mettre à pleurer dans les bras d'Ezra mais ça, elle le ferait pas, elle se montrait déjà sous un mauvais jour, pas question d'en rajouter. Alors au lieu de pleurer, elle criait. Et elle le poussait, loin d'elle, loin de son rail, fallait pas qu'il revienne tout faire foirer. Mais Ezra n'était pas homme à se laisser faire, et ça Julia semblait l'avoir oubliée. Elle s'étonna de le voir réagir lui aussi avec violence, et de le sentir qui la repoussait, fort, plus fort qu'elle même ne l'avait fait. Elle s'arrêta aussitôt, prise de court. Elle sentait déjà les larmes qui arrivaient, des torrents brûlants qui menaçaient de s'écouler sur ses joues, de faire fuir le mascara et le peu de maquillage qu'elle avait mis, pour finir en une image peu héroïque d'elle. Alors elle fit demi-tour, retourna à son rebord de fenêtre pour qu'il ne voit pas l'expression de son visage. Et avant de retoucher à sa poudre, de risquer de faire encore une connerie, elle s'efforça de se contrôler, de retenir les pleurs qui arrivaient, qui pourraient bien être là, d'ici quelques secondes, si Ezra ne la laissait pas tranquille. Elle l'entendait souffler, derrière elle, faire quelques pas, revenir, repartir, soupirer. Elle espérait qu'il parte, sincèrement. Mais alors qu'elle levait les yeux au ciel dans l'espoir de se retenir, elle l'entendit qui revenait, le sentit qui la bousculait, brutalement, elle qui chavirait sur le côté, et la goutte de trop qui s'ajoutait au vase déjà bien rempli. Ses mots sonnèrent comme deux couteaux qui s'enfonçaient, et elle ferma les yeux sur la première larme qui apparaissait. Ses épaules se secouèrent en un sanglot qu'elle tenta de maitriser, ou du moins de calmer. Elle pouvait aussi bien faire du bruit, Ezra ne l'entendait pas, ne l'écoutait pas. Elle passa les mains sous ses yeux, tirant pour lutter contre les autres larmes qui guettaient. Elle voyait Ezra, penché sur le bord de fenêtre. Elle ne voulait pas qu'il la voie, c'était pas elle, ça. Il ne la regarda pas, l'attira à lui en serrant un peu trop fort. Elle n'osa pas se dégager, encore moins renifler. Elle trembla encore un peu, il bloqua ses mains, elle frissonna. Inspira quand le tube s'approcha de sa narine, ses yeux la piquèrent quand la poudre passa, et elle ne put retenir une larme qui vint s'écraser tout près du poing serré d'Ezra. Les yeux clos, elle le sentit qui s'écartait, se retrouva seule. Persuadée qu'il avait vu la larme. Elle s'essuya le nez, respira fort. Elle s'assit sur le rebord de fenêtre, tendue. Elle entendait Ezra, ses commentaires, son jugement, son ton agacé, elle n'avait rien à lui dire. Elle aurait voulu protester, pour se défendre, lui rendre la pareille, mais rien ne lui venait. Elle était encore secouée, encore sous le choc. C'était pas elle, ça. Elle ne se serait pas laissée faire, habituellement, elle ne l'aurait pas laissé la traiter comme ça, comme une merde, une “dépravée” comme il disait si bien. Il était pas mieux, bon sang il était pas mieux, lui.  « Ça t'arrange bien, que je t'en achète. J'fais bien marcher ton business, pas vrai ? » elle ne supportait pas ce regard qu'il portait sur elle, ce ton qu'il avait en s'adressant à elle, comme si elle n'était qu'une moins que rien, comme si elle ne valait rien. Elle le connaissait assez pour savoir qu'il n'avait aucune leçon à donner, qu'il était même très mal placé pour faire un quelconque commentaire. Putain il avait franchement pas à l'ouvrir, lui, et puis d'abord qu'est-ce qu'il attendait, planté là à quelques mètres d'elle, à ruminer ? « T'es qu'un putain de connard Ezra, t'en veux que pour ton fric. » elle s'était remise sur pieds, prête à lui faire face. La rage était revenue, plus forte, plus vivante au dessus des larmes, prête à montrer les poings. Chassez le naturel et il revient au galop. Ses joues étaient mouillées, peut-être même souillées, mais elle se fichait bien qu'Ezra le voit ou pas. Elle voulait surtout qu'il voit, qu'il comprenne, une bonne fois pour toute, qu'on la lui faisait pas, à elle. Qu'il pouvait jouer au con avec ses nanas, mais pas avec elle. Qu'il avait surtout pas intérêt. « Si t'es venu pour me faire la morale, casse-toi. » casse toi, reste pas planté là. Lui donne pas l'occasion, encore, de s'énerver, de se déchainer. Vous savez aussi bien l'un que l'autre comment ça se finira. Mal.
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MessageSujet: Re: t'as les dents qui claquent – Ezra. Mar 27 Mai - 21:12

Le brun n’aurait su l’avouer, mais à ce moment précis, il s’inquiétait. Il se moquait bien de cette gamine désenchantée  laissée dans la voiture quelques minutes plus tôt. Il se moquait bien que Julia ne lui paye pas son fix sur le champ. Il se moquait bien qu’elle le frappe, l’insulte, lui manque de respect et l’humilie au beau milieu de la rue qui par chance se révélait déserte. Il était plus inquiet et préoccupé qu’embêté. Deux choses hantaient son esprit. La première des ses préoccupations restait Julia et son état lamentable. Il avait beau être un parfait connard, il l’appréciait, cette blonde au caractère bien trempé, et la voir dans un tel état de détresse et de souffrance ne le réjouissait pas le moins du monde. S’il était capable de se réjouir de sa dépendance, en cela qu’elle serait dans l’obligation de revenir vers lui pour se fournir et ferait donc tourner ses affaires, il était bien incapable de se défaire de l’importante source de culpabilité que représentait la douleur qu’elle subissait dans cette situation de manque. Il ne l’avait jamais vu ainsi et cette larme aperçue tandis qu’il l’accompagnait dans sa prise de drogue le chamboula plus qu’il ne l’aurait imaginé, étouffant en partie sa deuxième source d’inquiétude. Sa colère. C’était là ce qui l’effrayait dans un second temps et non des moindres. Il ne se sentait pas calme le moins du monde et se savait capable du pire dans cet état. Il venait d’ors et déjà de violenter la jeune fille alors qu’il tentait de l’aider. Et bien que cette larme versée par Julia l’ait calmé quelque peu, il ne se sentait toujours pas capable de contenir sa violence intérieure. C’est pourquoi il se tint en retrait quelques secondes tandis que Julia appréciait son fix.

Il ne répondit pas lorsqu’elle l’agressa de plus belle comme pour se prouver qu’elle en avait encore la force. Savait-elle alors que son regard ne trompait pas lui ? Ces larmes qu’il pouvait distinguer parfaitement dans ses yeux, à qui croyait-elle les dissimuler ? Il la fixa, déstabilisé par son regard brillant et ne répondit pas, restant concentré sur cette souffrance qu’elle lui éclatait au visage. S’il réussissait à se convaincre qu’elle avait besoin d’aide, de soutient, qu’elle était au plus bas, alors peut-être ne se sentirait-il plus tant en colère. Peut-être réussirait-il à se calmer et même lui apporter un peu de calme à elle aussi. Elle n’avait clairement pas besoin qu’on l’enfonce plus encore dans son calvaire. Mais alors elle aurait dû éviter aussi de si mal lui parler. Un comportement plus respectueux lui aurait certainement valu le respect du garçon.

Il aurait voulu avoir la force et le courage de s’approcher d’elle pour lui offrir un peu de ce calme qu’il ressentait mais effrayé par la réaction qu’il s’attendait à recevoir, il n’en fit rien et la laissa lui cracher son venin au visage. Il l’écouta, continuant de gigoter par moment, incapable de rester en place. Mais la coupe était pleine et il lui fallu répondre pour se défendre des accusations qu’elle portait à son égard. Il s’approcha d’elle pour la fixer droit dans les yeux. « Si j’en voulais qu’à mon fric je te ferais payer sur le champ là ce putain de fix Julia et je me serais cassé au lieu de t'aider à le prendre, alors pousse pas trop loin ok ? » Fit-il sèchement bien qu’il se sente de plus en plus calme. Il détourna un instant le regard pour surveiller les environs une nouvelle fois puis en revint à la jeune fille. Sa main vint essuyer ses larmes, doucement. « Ca va passer ok, ca sera rapide, sèche tes larmes. » Il resta près d’elle ensuite tout en ôtant ses mains de son corps pour la laisser libre de ses mouvements et pour la laisser respirer. Julia tenait à cette liberté, il le savait, aussi bien qu’il tenait à la sienne. Et bien qu’il se découvre de rares élans de tendresse à son égards, il savait aussi sur qu’il se droguait, qu’elle n’en accepterait pas plus, sans qu’elle ne lui ait expressément demandé. Il serait là pour elle si elle en avait besoin mais pour rien au monde il n’aurait bafoué son indépendance en essayant de s’imposer. « Je ne te fais pas la moral ca va.. S’il te plait juste, la prochaine fois n’attend pas d’être à ce stade pour m’appeler… C’est du suicide. Tu vas faire quoi là ? Tu veux que je reste dans le coin ? »
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MessageSujet: Re: t'as les dents qui claquent – Ezra. Ven 27 Juin - 12:46

Le bruit de la ville lui parvient, interminable, insondable. Cette agitation permanente, violente et constante qui ne s'arrête jamais. Qui tourne et qui tourne, toujours plus vite, toujours trop vite, qui lui donne mal au cœur et qui pourrait la faire vomir. Qui ne ralentira pas parce qu'elle vient de verser une larme, là, qui s'est écrasée avec ce qui lui a semblé une puissance inouïe sur le rebord d'une fenêtre quelconque. Et d'un coup elle se sent toute petite, minuscule, ridicule. Et cette larme, quant à elle, n'existe même pas. Comme une mouche au pied d'un géant. Elle passe inaperçue, elle pourrait hurler que ça n'y changerait rien. Les volets sont déjà fermés, les télés allumées, la foule endormie. Les témoins évanouis. Il n'y a qu'Ezra, là, témoin de sa détresse, qui la regarde distraitement et qui semble hermétiquement fermé à toute approche. Elle s'est tournée vers lui, l'espace de quelques secondes, au milieu de ses larmes elle a vu ses sourcils froncés, son air dérangé, éloigné. Couteau retourné. Alors elle a voulu crier. Parce qu'il n'avait rien à faire là, lui, il n'avait qu'à retourner à ses petites occupations, ses femmes et ses nuits de débauche ; faire comme tout le monde, tourner le dos. C'est tellement plus simple. Et alors elle le déteste. Alors elle voudrait lui faire goûter la poussière, le rouer de coups pour cet air occupé qu'il prend, cet aura qui émane de lui et qui semble dire qu'il n'a pas que ça à faire, lui, que ça l'embête bien, cette histoire. Qu'il est au-dessus de tout ça, qu'il sait faire face, que c'est juste elle qui ne sait pas, qui n'y arrive pas. Elle voudrait le frapper, le gifler, lui donner un coup de poing, de pied, lui faire mal et puis lui faire comprendre. Lui arracher ce regard qu'il a, comme s'il valait mieux qu'elle, comme s'il n'était seulement qu'un dixième de ce qu'il prétendait être. Au lieu de ça elle a les larmes aux yeux, cette fragilité apparente qui lui fait perdre toute crédibilité. Elle sent ce tremblement dans tous ses membres, tout son corps, qu'Ezra doit voir aussi, avec ses yeux aux rayons lasers, et elle a l'infime impression qu'elle va s'effondrer si elle ose faire le moindre geste. Alors elle ne bouge pas, elle lui tourne juste le dos, pour qu'il ne la voit pas – moins. Pour qu'elle ne le voit pas. Et elle refuse de faire quoique ce soit ; elle s'en sent incapable, et en même temps elle espère que si elle reste immobile assez longtemps il se lassera et partira. Pourtant non, il ne bouge pas. Elle le sent derrière elle, elle sent son agitation, ses pieds qui piétinent le sol, en attendant. Elle sent son calme, son souffle lent et régulier, loin du ton sec et froid qu'il a employé avec elle. Elle l'agresse quand même – à moitié, parce qu'elle est fatiguée, là – elle prend le risque de l'énerver, de le voir démarrer au quart de tour et elle n'en a rien à faire. Il peut bien prendre le ton qu'il veut – qu'est-ce qu'il croit, qu'il lui fait peur? – Elle doit dire quelque chose, même si la menace de ses pleurs pèse ; elle doit faire en sorte de contredire ce à quoi elle ressemble. Alors sa voix est rapide, pressée, un peu plus et elle pourrait buter contre les mots. Et elle lui reproche. Et elle l'insulte, et elle le met au défi de partir, ou de s'énerver, au choix. Qu'il ose, après tout, elle n'en a rien à fiche. Une bonne chose de faite, un con de moins. Au lieu de quoi il s'avance, pas trop près, il lui laisse de quoi respirer et puis il la regarde droit dans les yeux, avec son regard aux rayons lasers qui la sonde toute entière. Et là elle a l'impression d'être à nue, à poil, carrément à découvert, à lui. Et d'un coup elle n'a plus rien à redire, elle cherche pourtant oui de toute sa tête, tous ses neurones, un truc à répliquer parce qu'elle va pas se laisser faire comme ça, même s'il a pas tord le con. Et puis elle réalise que si, elle pousse un peu trop loin – mais ça elle l'avouera jamais. Alors bon, les bras croisés sur la poitrine, elle respire à plein poumon l'air frais de la nuit, ça la calme un peu, mais au fond elle sait que c'est parce qu'elle a pris ce qu'il fallait. Ça va déjà mieux. Ezra la regarde toujours, un instant il lui semblerait avoir aperçu une lueur d'inquiétude dans ses yeux, très vite disparue. Et puis ses mots l'étonnent, son ton est plus doux, il aurait été rassurant si Julia ne connaissait pas la bête qui se cache. Elle le laisse essuyer ses larmes, le regarde de sa hauteur – même si elle est plus petite. « j'ai eu un...petit problème technique. » elle rit. C'est pas drôle, en fait, y a qu'à voir dans quel état ça la met. Ouais elle pouvait pas appeler, ou ne voulait pas, elle ne s'en souvient pas, et puis boum, le manque, un poids de plomb qui la submerge comme ça sans prévenir. Mais elle n'a pas envie d'en parler. Pas avec Ezra – encore moins avec Ezra. Qui sait, il serait bien capable de lui ressortir son froncement de sourcil, son air j'ai autre chose à faire, et son ton un peu réprobateur. Alors elle hausse les épaules. « J'ai pas envie de rentrer. Toi, tu vas faire quoi ? » l'idée d'Ezra rodant dans les rues, pas loin, telle une ombre prête à surgir au moindre soucis était étrange, presque irréelle. Elle connaissait Ezra le connard, l'égoïste, l'indifférent, le marginal. Mais pas cet Ezra-là.
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