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J'ai le coeur détraqué.

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Born to die


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MessageSujet: J'ai le coeur détraqué. Ven 28 Fév - 21:07

 

Une soirée avait été organisée, une soirée comme une autre mêlant drogue, alcool, sexe, musique à fond dans les oreilles et un tas d'objets cassés tout autour des invités, ou de ceux qui étaient venus incognito. Rien de bien méchant, c'était connu ce genre de fêtes, surtout pour Joy qui avait pris sa première cuite avec l'un de ces punk un peu trop déjantés. Mais après tout, une fête était une activité comme une autre pour s'amuser, passer le temps et oublier ses problèmes. Et c'était ce dont avait besoin la jolie brune, étudiante en journalisme. La benjamine des King n'avait rien de vraiment heureux à raconter, son père s'était trouvé une nouvelle copine, et le pire était qu'elle était la mère de Clyde, ce mec qui avait avoué quelques années auparavant ces sentiments pour la jeune fille qui l'avait rejeté, et avec qui elle buvait et couchait très souvent pour ne plus penser à l'assassinat terrible de sa mère et à tous ceux qui l'a traité de pute, même si c'était en quelque sorte le cas. (a) Puis maintenant, elle avait en quelque sorte trompée son copain, Carl, pour qui elle ressentait plus que de l'amitié il y a quatre ans, l'avait embrassé et elle avait mis du temps avant de le repousser, se disant que c'était mal. Elle avait déjà trompé Dean, son premier amour et petit copain, si elle n'était pas pire qu'une drogue pour détruire des cœurs alors qu'est-ce qu'elle était ? Le pire était qu'elle n'avait rien dis, et qu'elle voulait à nouveau goûter aux lèvres sucrés du bel étudiant en médecine. Si ce n'était que cela, à cette fête elle avait encore essuyé quelques critiques d'Annie avec qui elle avait eu des altercations sur facebook et devant son Université. Encore, cela ne l'affectait pas tellement, pas jusqu'à ce qu'elle insulte sa mère, c'était la goûte qui fit déborder le vase, après qu'elle l'ait bien insulté et crié dessus, elle partit en courant s'enfermer dans une chambre. S'empêcher de pleurer allait bien produire chez elle une explosion de larmes brûlantes de rage, elle détestait sa vie mais se plaindre, elle ne le voulait pas. C'était juste qu'elle se détestait d'être autant sans cœur, elle trompait son copain avant qu'il ne fasse de même avec elle, ou qu'il n'abandonne comme si c'était une vulgaire chaussette. Ils faisaient tous ça : sa mère, son père, ses amis.. Elle ne pouvait compter que sur elle-même et se disait qu'ils étaient juste jaloux, ou qu'ils n'avaient pas assez de cœur pour comprendre le mal être de la benjamine des King. Et en plus de cela, sa famille n'était pas très appréciée, sa mère avait été l'une des pires commères du quartier, son frère était devenu instable, voire violent et elle, elle était devenue une fille avec si peu d'amour propre que presque tous les mecs de son âge ou légèrement un peu plus vieux avaient couché avec elle, pour la plupart, ils avaient profité de sa faiblesse et de son manque d'amour, son père faisait comme si elle n'existait pas, et son frère ne lui avait plus adressé la parole, jusqu'à peu, comme si quelque chose les avait convaincu de redevenir comme avant mais elle n'allait pas se faire berner si facilement. Elle les haïssait et les aimait aussi, mais la lame qu'ils avaient laissé allait être dur à faire partir, elle était enfoncée profondément dans son cœur. C'est à ce moment précis, alors que son visage était enfouie dans ses mains, et ses genoux dès à présent blottis contre sa poitrine, qu'elle sentit quelque chose bougeait. Était-ce un rat ? Elle avait été invitée par un pur inconnu, il pouvait bien être pauvre ou tellement bordélique que des rats chahutaient sous la couette imprimée de rayures blanches et bleues.
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MessageSujet: Re: J'ai le coeur détraqué. Lun 3 Mar - 20:07


J'ai le coeur détraqué

You're way too young to be broken. You're way too young to fall apart. You're way too young to play this games. But you'd better start. (3OH!3)
Joy & Minnie

J'ai encore exagéré aujourd'hui. J'ai fait fort mais j'ai fais exprès. Quand je suis arrivée ici, j'ai ressentit un énorme sentiment de ras le bol. Marre de trainer toujours aux mêmes endroits avec toujours les mêmes personnes. Ou devrais-je dire les mêmes inconnus ? Car je ne les connais pas et ils changent tous les jours de visages. Au fond, ils sont tous les mêmes quand même. Des drogués de bas étages, des jeunes qui se révoltent ou des salopes qui sont là pour baiser. Des âmes perdues, sans aucune originalité. Aucune d'elle n'arrive à m'atteindre, aucune d'elle ne m'intéresse. En voyant ça pour la millième fois, j'ai suffoqué. D'habitude, ça passe vite. D'habitude, je termine mon verre cul sec et le mec en face de moi m'a l'air moins nul. Plus baisable. Appréciable, même. Ce soir, j'avais beau boire verre sur verre, ça ne s'arrangeait pas. Pire que ça, plus je buvais plus mes angoisses remontaient. Alors j'ai commencé à crier sur tout le monde, à en taper certains. Au début, ça les amusait. Je m'en suis prise à un type, ça l'a faire rire. Il m'a maîtrisée en une seconde. Il faut dire que je n'avais pas vraiment envie d'avoir le dessus : je ne me battais par pour ma vie, je me battais pour la perdre. Dans ces moments là, tout devient encore plus flou et j'ai à la fois envie d'émerger et de sombrer encore plus. J'ai envie de me faire mal, j'ai envie de faire mal aux autres. De toute façon, je suis dans un état tel que je ne suis pas capable de grand chose. Je ne marche pas droit, je tangue, le sol m'appelle, me semble soudain confortable. Ce soir, pourtant, j'ai plus d'énergie que d'habitude, je suis encore plus insupportable. Si bien que petit à petit, les invités du soir commencent à en avoir marre. On ne peut pas leur en vouloir. Une fille qui crie comme une hystérique et balance des trucs, ça va un temps et puis ça lasse. « Donne lui un truc pour la calmer sinon je te jure que je vais la tuer ». Je ne sais pas qui a dis ça. Sur le moment, je n'ai pas compris ce que ça voulait dire. J'étais de toute façon trop occupée à pleurer en tremblant comme une feuille. Moi, me donner en spectacle ? Oui et alors ? Allez vous faire foutre. Ce n'est pas tous les jours que je craque comme ça mais quand je craque, je craque. Enfin bref, un type s'est alors approché de moi, un verre à la main. Il a posé l'autre sur mon épaule avec un semblant de douceur et m'a dis : « Aller, bois moi ça » tout en me tendant le verre. J'ai donné un grand coup dans son avant-bras et j'ai envoyé valser le verre. Puis je l'ai giflé. « Sale pute », il a hurlé. Ensuite il m'a envoyé un poing dans l'estomac, j'ai perdu le souffle et je pense que j'ai faillis vomir. Un instant plus tard, un autre gars nous séparait et enfonçait quelque chose dans ma gorge. « Avale ça, il est l'heure d'aller dormir ». Je l'ai regardé, surprise. Alors que la connexion se faisait dans mon cerveau et que je comprenait ce qu'il venait de m'arriver, je mis mes doigts dans ma bouche pour me faire vomir. C'était sans compter sur le type du verre et de sa propension à frapper les jeunes filles en fleur dans le ventre. Une seconde plus tard, j'étais un tapis et quelque minutes après, c'est le trou noir.

Voilà, c'est comme ça que je suis arrivée ici. Ici où ? A l’hôpital ? Je ne sais pas. Je n'arrive pas à bouger, je me sens lourde, j'ai mal partout. Surtout au ventre mais je ne me rappelle pas encore pourquoi. Je peux quand même sentir que je suis sur un lit. A en juger par le peu d'air qui arrive à mes poumons, je suis même tout à fait sous la couette. Je me demande qui a bien pu m'allonger là. Une bonne âme peut-être. Ou quelqu'un qui ne voulait plus me voir, même pas ma tête, l'enfouissant sous les couvertures pour me faire disparaître toute entière. Ça nous fait un point commun, moi aussi j'ai envie de me faire disparaître quelques fois. En ce moment, par exemple, j'aurais presque envie de mourir. Putain de bordel, ce que j'ai mal à la tête. La pièce tourne. Je n'arrive toujours pas à bouger alors j'abandonne. J'entend des pleurs. Oui, c'est même ça qui m'a réveillée, j'en suis sûre maintenant. Ce sont ces pleurs que j'entend depuis quelques minutes et qui m'ont aidée à sortir de... dans quel état je suis encore ? Est-ce que c'est une gueule de bois ? Non ! Je me souviens de tout maintenant, je n'ai pas une gueule de bois, on m'a fait prendre du GHB. Putain. Par contre, impossible de me souvenir ce que j'ai fais entre ce moment là et maintenant. Quelle heure est-il ? Sur combien de temps s'étire mon trou noir ? Arrête de pleurer, putain, tu m'empêche de me concentrer. J'essaye encore de bouger pour donner un coup dans la personne qui pleure. Sans succès. J'en suis alors réduite à écouter. Au fil des secondes, je me rend compte qu'il doit s'agir d'une jeune fille. Pendant ces longues secondes où je suis immobile, j'ai l'impression qu'un lien se tisse entre cette fille que je ne vois pas et moi. La curiosité commence à s'emparer de moi, j'ai envie de savoir ce qui lui arrive. Peut-être parce que ça m'empêche de penser à ce qui m'arrive à moi, je ne sais pas. J'essaye encore de bouger. Je rencontre plus de succès cette fois-ci. Je me trémousse quelques fois et ça semble débloquer mes muscles.

J’émerge alors de sous les draps. Je me retrouve nez à nez avec la fille qui pleurait. Enfin, façon de parler parce qu'elle a la tête dans les mains et qu'elle est recroquevillée sur elle-même, dans le lit à côté de moi. Quelque chose d'étrange s'empare de moi. Je ne connais cette fille ni d'Eve ni d'Adam mais là, d'un coup, sans que je comprenne pourquoi, j'ai envie de la prendre dans les bras et de lui dire que ça va aller, que tout va s'arranger. Monte aussi en moi l'envie d'écarteler les gens qui sont responsables de son désespoir. Ça me dépasse. Il arrive que je m'en fasse pour les soucis des autres mais jamais à ce point là. Est-ce que c'est un effet secondaire de la drogue que ces connards sans la moindre patience m'ont forcée à prendre ?  Dans tous les cas, j'approche doucement une main de l'épaule frêle de la jeune fille. Quelle âge a t'elle ? Je fais en sorte que mon geste soit doux, affectif mais pas trop envahissant. Le but est de la mettre en confiance pas de la faire fuir en courant par peur du harcèlement sexuel. Je lui murmure « Hey ». Juste histoire qu'elle sache qu'il y a quelqu'un avec elle. Ensuite, mon corps semble réagir tout seul et je la prend dans mes bras, la serrant presque fort. C'est, en fait, le plus que je puisse faire dans l'état de faiblesse physique dans lequelle je me trouve. Je suis tellement faible qu'elle pourrait se débarrasser de moi d'un geste si elle le voulait. « Hey », je répète. « Il faut pas pleurer comme ça. Qu'est-ce qui t'arrives ? ». Me voilà avec une inconnue dans les bras à lui demander de me confier ce qui ne va pas. Qui aurait cru que moi, la misanthrope, je pouvais être à ce point touchée par les problèmes d'une demoiselle ? Mais elle me semble si jeune ! Que fait-elle ici ? Avec ces gens ? J'ai l'impression de me voir en elle, en fait. A sa place, j'aurais aimé que quelqu'un me demande ce qui n'allait pas. Si j'avais pu, à l'époque, déballer tout ce que j'avais sur le coeur, je ne serais peut-être pas là – à me remettre d'une prise de GHB – aujourd'hui.
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