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« C'est le rôle essentiel du professeur d'éveiller la joie de travailler et de connaître. »

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MessageSujet: « C'est le rôle essentiel du professeur d'éveiller la joie de travailler et de connaître. » Ven 4 Avr - 18:59


Shelby s’était une fois de plus incrustée dans le cours de Prudence MacDonalds. Ils ne faisaient pas partie de son cursus mais lorsqu’elle avait vu que l’université proposait des cours d’anthropologie judiciaire elle n’avait pas résisté à la tentation d’y pointer le bout de son nez. Elle avait tellement aimé qu’elle avait finalement décidé d’assister à tous les cours de la jeune professeure, ainsi qu’à ceux de son mari qui étaient tout aussi passionnants. Elle en ratait rarement et lui arrivait même de ne pas aller à ses propres cours pour pouvoir assister à ceux-là. Souvent elle finissait l’heure en allant voir Prudence pour lui poser des milliers de questions. Elle voulait tout savoir, elle était persuadée que ce domaine saurait l’aider dans sa future profession de journaliste. Et si ce n’était pas le cas ça aura au moins eu l’avantage d’assouvir un peu de sa curiosité.

Ce jour-là Shelby avait suivi le cours sagement, elle n’avait pas posé trop de questions, s’était contentée de suivre assidûment tout ce que disait Prudence, notant ce qu’elle jugeait important sur son bloc-notes. C’était marrant de voir qu’elle prenait ça plus au sérieux que beaucoup d’étudiants qui suivaient ce cursus et même parfois plus au sérieux que ces cours à elle qui, même s’ils la passionnaient la plupart du temps, étaient aussi capables d’incroyablement l’ennuyer.

Lorsque Prudence termina le cours tous les élèves se levèrent dans un brouhaha mais elle se dirigea jusqu’au bureau de la professeure. « Excusez-moi ? » Elle avait l’habitude d’aller la voir à la fin du cours, mais elle se rendait compte que c’était peut-être embêtant pour cette femme qui avait sans doute une vie privée. « Est-ce que vous avez un moment ou pas ? » demanda-t-elle le plus poliment du monde, comme si elle était une petite fille sage, son sac à son épaule et son bloc-notes serré contre sa poitrine.

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MessageSujet: Re: « C'est le rôle essentiel du professeur d'éveiller la joie de travailler et de connaître. » Ven 11 Avr - 4:58




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la curiosité intellectuelle} Je m’étais réveillée blottie dans les bras de Théodore pour une énième fois en trois semaines. C’était comme assister à la rapide décrue des eaux. Longtemps, nous avions existé tous les deux. Sauf que j’avais été immergée dans ma tristesse. Inconsciente que de l’autre côté de mon lit, il y avait quelqu’un qui avait aussi mal que moi. Je n’avais pas encore eu le courage de lui parler. J’avais du retard et quelques autres symptômes. Pas très inquiétant… mais assez pour me mettre la puce à l’oreille. J’étais à la fois heureuse et triste. Une étrange impression m’habitait. Peu à peu, je venais à être en paix avec la disparition de ma princesse. Mais c’était encore un processus difficile pour moi. Difficile de tourner la page sur ce qui avait été. Même si c’était pour en écrire une nouvelle.

Je m’étais vêtue d’une jupe chic et d’un chemisier. Je donnais pratiquement l’impression de travailler pour une compagnie d’aviation et de filer dans mon aéronef. Pour être prof à l’université, il fallait savoir se présenter. J’avoue que parfois je m’ennuyais de me pencher – vêtue d’une chienne de travail – au-dessus d’un corps. Il y avait quelque chose de froid dans l’enseignement universitaire. J’ai doucement fermé les yeux un court instant avant de rentrer dans ma classe. Adolescente, je détestais les exposés oraux. Le cliché de celle qui ne voulait pas parlé. C’était de travailler avec des jurys qui m’avaient appris à savoir me présenter chiquement. Ou peut-être était-ce simplement l’âge et l’expérience. Droite comme un pic, je me tenais sur la petite estrade. Une lecture de trois heures. Quelque chose de massif. Et j’arrivais peu à peu à la conclusion. J’aimais ce cours. Un cours d’ostéologie. « L’homme est à la fois artisan, prédateur, proie, manuel, intellectuel. Son rôle est multiple. Toute son histoire se voit dans les os de ses mains. Pour le prochain cours, je vais vous demander de vous pencher sur le texte du recueil qui traite des traumas osseux au niveau des mains. » dis-je d’une voix forte. La salle se vida à une vitesse folle. Je débranchais mon ordinateur et le rangea. Une voix me dit : « Excusez-moi ? » Je relevais doucement les yeux.

Une étudiante était devant mon bureau… ce n’était pas vraiment une étudiante à moi. C’était une étudiante de journaliste qui avait habitude de s’incruster dans mes cours. J’aimais bien sa curiosité. « Est-ce que vous avez un moment ou pas ? » rajouta-t-elle toute suite après avoir reçu mon attention. Je souris. Shelby était une bonne élève. Je n’avais sans doute pas le temps d’avoir une trop longue discussion. J’avais un autre cours après le midi et quand même peu de temps à manger. Je repoussais une longue mèche de cheveux derrière mon oreille. « J’ai un moment… par contre, si tu veux… on peut aller dans mon bureau… mais je risque de te diner au visage… » J’avais faim. Ça compensait pour ce matin où je me découvrais peu à peu des dédains pour certaines odeurs dont le café.  J’ai souri. « De quoi voulais-tu me parler? » rajoutais-je d’une voix joyeuse quand même. J’aimais bien l’intelligence.



Dernière édition par Prudence MacDonalds le Jeu 17 Avr - 5:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « C'est le rôle essentiel du professeur d'éveiller la joie de travailler et de connaître. » Mer 16 Avr - 23:18

Prudence sourit à Shelby et accepta de lui accorder un moment à condition d’aller dans son bureau et qu’elle continue à manger. Shelby aurait bien fait sa jeune fille bien élevée en laissant Prudence profiter tranquillement de sa courte pause pour déguster son repas tranquillement sans être opportunée par une élève, mais elle avait tellement envie de discuter avec elle qu’elle passa sur l’abnégation au profit des bonnes manières. « Bien sûr, aucun souci. » dit-elle en la suivant jusqu’à son bureau.

Prudence lui demanda de quoi elle voulait lui parler. En fait elle voulait lui parler de tout et de rien. De ce qu’il se passait dans le quartier, le vrai comme le faux. Elle voulait qu’elle lui raconte tout ce qu’elle savait. Elle n’avait pas de question précise. Elle voulait juste savoir.

Cependant, aujourd’hui, la petite blonde avait emporté quelque chose avec elle. Depuis qu’elle était venue habiter ici Shelby était passionnée par les histoires qui circulaient dans ce quartier. Dirty secret, Alicia, Naya plus récemment… Elle vouait se plonger dans toutes. Elle avait constitué des cahiers avec toutes les histoires qui se passaient ici, chaque petit détail, chaque petite chose qui pourrait, peut-être, un jour, l’amener à trouver une réponse à l’une des énigmes de ce quartier. Le rêve !! Mais pour l’instant ses cahiers étaient bien au chaud dans son sac, hors de question de les sortir à la va vite. Ils étaient précieux et quasiment personne n’avait eu la chance de pouvoir les voir.

« Je voulais savoir… Votre métier fait de vous une bonne « enquêtrice » non ? Les déductions tout ça… » Elle n’osait pas aller droit au but. Il fallait bien amorcer la discussion.  « Je voulais aussi savoir. Je me demandais si votre métier consistait uniquement à travailler sur des cadavres, ou si vous seriez capable, grâce à des descriptions de situations d’en tirer des conclusions ? » Les yeux grands ouverts rivés sur son professeur elle écoutait attentivement chaque parole de celle-ci.

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MessageSujet: Re: « C'est le rôle essentiel du professeur d'éveiller la joie de travailler et de connaître. » Jeu 17 Avr - 5:29




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est une magnifique qualité} Après m’avoir remerciée de lui accorder ces minutes volées, je l’entrainais avec moi dans mon local. C’était un petit bureau. J’aurais aimé pouvoir avoir accès au même luxe que celui du laboratoire – mon local était gigantesque à l’époque. J’avais glapi en poussant la porte de mon local la première fois. Comment toutes mes choses pouvaient rentrer? Si on restait ici pour longtemps Théo et moi, je demanderais un local un peu plus grand. Je commençais à organiser l’espace de manière à ce qu’il me plaise. Il fallait dire aussi que je travaillais entre deux universités. Je donnais des cours ici, dans l’université d’état avec son bureau miteux, et dans une autre université parfois. J’avais posé des tablettes, organisé mes traités sur les bureaux et réussi à monter avec succès des étagères… Il y avait des affiches sur les pans de murs visibles – un célèbre exobiologiste qui côtoyait une coupe transversale d’un os et mon crâne de sagement posé sur une étagère. Un bureau s’alignait contre un mur avec une chaise. Une autre chaise était posée contre le bureau à côté de cette lampe que j’avais ramené d’un voyage d’anthropologie au Mexique – que j’avais réussi à faire pendant que ma fille allait relativement bien. Je l’allumais comme source secondaire de lumière.

Je déposais mon sac sur le bureau et je m’assis dans la chaise sur roulette. Je lui demandais ce qu’elle voulait. J’eus un bref regard vers la photo de Théodore, notre fille et moi qui avait retrouvé sa place bien mérité sur mon bureau. Je fouillais dans mon sac pour en sortir un sandwich. Rien de très élaboré… « Je voulais savoir… Votre métier fait de vous une bonne "enquêtrice" non ? Les déductions tout ça… » Je souris doucement. J’avais donné un bref aperçu de mes compétences au début d’un des tous premiers cours. Et je faisais souvent références à des enquêtes. Sauf que je savais que bien souvent les gens associaient mon métier à l’image qu’il avait dans les médias. Disons que niveau action, mon métier était loin de ressembler à celui de Temperance Brennan dans Bones. C’était pour cette raison qu’il y avait autant d’admis et si peu qui se rendait jusqu’à la maîtrise. J’allais justement finir ma bouchée lorsque Shelby rajouta encore : « Je voulais aussi savoir. Je me demandais si votre métier consistait uniquement à travailler sur des cadavres, ou si vous seriez capable, grâce à des descriptions de situations d’en tirer des conclusions ? » Définitivement, elle tournait autour d’une question beaucoup plus grande et je savais que les réponses que je pouvais lui amener serait sans doute moins complète que ce que Théodore pourrait m’amener. J’avais plutôt gardé sous silence la quasi-année complète sans travailler parce que je m’occupais de ma fille. Et puis quand ma fille n’avait plus été là… j’avais sérieusement eu de la difficulté à retourner au travail. J’avais fait quelques huit ou dix retours progressifs sur le marché du travail. Et j’avais toujours été incapable de soutenir très longtemps le mode de vie.

J’avalais avant de répliquer doucement. « Disons que je suis moins enquêteur que mon mari – il était agent du FBI… mais j’avoue que j’ai beaucoup tendance à faire des déductions. Sauf que je suis plutôt du genre induction plutôt que déduction. » Et voilà que je parlais en scientifique à nouveau. Ce n’était pas de ma putain d’approche dont il était question. La question était simple. Est-ce que j’étais enquêteur? Non. J’étais scientifique, j’étais cartésienne. J’avais une méthode et je raisonnais. Un pas à la fois. Une démarche à la fois. « Et je suis plutôt le genre qui dialogue longuement avec un squelette plutôt que de parler preuve. Bien que la ligne pour les anthropologues soit parfois… un peu difficile à dresser. Surtout dans mon domaine. Mais du papier, c’est encore mon mari qui a plus d’outil pour toi. Dans l’ancien labo ou je bossais, j’avais toute une équipe avec moi… » et puis… pas mal toute les enquêtes c’était comme ça… Nous étions une grande équipe toute unie.

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MessageSujet: Re: « C'est le rôle essentiel du professeur d'éveiller la joie de travailler et de connaître. » Mar 22 Avr - 11:40

Prudence s’installa sur sa chaise à roulette dans son petit bureau et Shelby prit place en face d’elle. Assise bien droite, les mains serrant toujours sa pochette elle commença à questionner son professeur. Prudence finit sa bouchée de sandwich et lui répondit que son mari était un meilleur enquêteur, qu’elle était plus douée face à un squelette qu’autre chose. Shelby resta un peu perplexe. Elle voyait en Prudence une enquêtrice hors pair. Elle la voyait s’intéresser à tout et être douée pour les déductions. Elle était venue la voir pour ça au fond. « Je vois… » Dit-elle doucement.

Prudence était pour elle un peu un modèle. C’était une femme qui avait réussi, qui travaillait dans un domaine ‘super cool’. Elle était intelligente et ne se démontait pas face à un amphi rempli d’étudiants. Elle avait ce statut social que Shelby aimerait avoir plus tard. Un boulot qui était tout sauf ringard, une stabilité amoureuse et un physique agréable. C’était peut-être pour cette raison que Shelby voulait partager ses interrogations et ses petits secrets avec cette femme. Pour le respect qu’elle lui vouait.

« D’accord. » Répondit Shelby qui comprenait bien que Prudence ne lui apporterait pas les réponses qu’elle attendait clefs en main. « Est-ce que tout cela vous intéresse quand même ? » Même si la professeure ne pouvait pas l’aider peut-être juste s’y intéressera-t-elle. Au moins c’est ce que Shelby espérait, car elle avait envie de se pencher sur toutes ces histoires avec Prudence. « Vous savez, les meurtres non-élucidés et ce genre de trucs. » Elle n’avait pas besoin de prononcer le nom d’Alicia King, ni de ceux impliqués dans d’autres mystères de ce quartier comme Naya Freeman. Ici dès que l’on parlait de mystère tout le monde pensait instantanément à Alicia King. Peut-être que Prudence, qui venait juste d’arriver dans le quartier, faisait exception à la règle. Mais si jamais elle ne s’était pas encore intéressée à cette histoire c’était le moment ou jamais.

Shelby regardait Prudence tout en faisant passer machinalement les doigts dans l’élastique de sa pochette. Elle faisait des efforts pour ne pas uniquement fixer Prudence pour lui laisser tout de même la possibilité de continuer à manger. Elle commençait d’ailleurs à avoir un peu faim.

Hj : Je suis désolée pour le retard. Et pour la réponse un peu pourrie:/

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MessageSujet: Re: « C'est le rôle essentiel du professeur d'éveiller la joie de travailler et de connaître. » Jeu 1 Mai - 1:14




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C'est la preuve que l'on ira loin} AAssise dans mon bureau, je réalisais à quel point j’aimais la présence de gens curieux dans mon bureau. J’étais comme un chien content qui poussait un aboiement de contentement lorsque quelqu’un venait s’intéresser à ce qui se passait dans mon petit bureau. C’était loin d’être aussi palpitant que ce que ma vie d’avant. J’avais vraiment l’impression que ce boulot était un boulot plus théorique. Même si je ne pouvais pas mentir… mon boulot à moi n’avait jamais été d’enquêter sur le terrain… mon terrain, c’était un grand laboratoire. C’était un assistant qui était présentement en train de compléter son doctorat. C’était une vie qui était à un autre univers. Pourtant… je n’arrivais pas à ignorer que mon cœur se serra lorsqu’elle déclara d’une voix douce. « Je vois… » Je sentais que ma réponse l’avait déçue. Elle avait peut-être eu espoir que je ressemble à ces anthropologues dans les films d’action. J’étais loin d’être Indiana Jones. D’une voix déçue, elle rajouta : « D’accord. Est-ce que tout cela vous intéresse quand même ? » Je souris doucement… qu’est-ce qui m’intéressait? C’était un tas de questions qui avaient été posés par moi. Doucement, elle rajouta : « Vous savez, les meurtres non-élucidés et ce genre de trucs. » Je souris à mon tour. La première pensée qui me vient en tête fut que ne pas avoir eu un mari aussi extraordinaire et eu la chance de devenir maman, j’aurais probablement considérer Oscar le squelette qui vivait dans le coin de mon bureau comme mon amoureux. Bien sur que j’avais un intérêt pour les meurtres non-élucidés. J’avais travaillé pendant des années à m’assurer que les cadavres qui peuplaient le sous-sol de mon ancien bureau retrouvaient leur famille. C’était triste de constater le nombre de personne qui étaient un jour trouvé mort sans la présence d’aucune identité.

Je soupirais doucement en me redressant un peu dans ma chaise et en me tournant vers elle. D’une petite voix, je dis. « Bien sûr! J’ai été anthropologue pendant une bonne dizaine d’année sur des cas comme ça. J’adorais et c’est la partie qui me manque dans mon travail. C’est bien d’enseigner… mais j’aimais l’adrénaline. » Qu’est-ce qu’il y avait de plus intéressant pour moi que de me pencher sur le cas d’un des cadavres de ce que nous appelions au laboratoire les limbes? Sérieusement… c’était calme et il n’y avait pas cette espèce d’urgence. On s’amusait à trouver l’identité de la personne. Je repoussais une mèche et je dis d’une petite voix. « Je crois qu’il y en a d’ailleurs… deux ou trois dans la région… non? » Trois. J’étais certaine qu’il y en avait trois dans la région. Un qui datait de plusieurs années, un qui était un peu plus récent – dans les environs de 2011 et un autre… Je n’étais pas certaine. J’avais entendu parler d’un certain blog ou quelqu’un prenait un malin plaisir à exposer les secrets de tous et de chacun. Je ne voulais surtout pas que ça m’arrive. Certains disaient même que c’était Alicia King – la première à avoir perdue la vie qui était responsable du blog. Je n’y croyais pas par contre. Soudain, je réalisais à quel point j’étais impolie. Sans doute que la demoiselle Seavers avait-elle faim. Avalant une autre bouchée, je finis par lui dire. « Vous voulez des légumes? J’en ai trop… » dis-je en souriant. Je lui tendis le tout. De toute façon, les chances étaient que je ne serais pas capable de tout manger. J’avais autant d’appétit qu’un oiseau depuis quelque semaine… Pourtant, je regardais les morceaux de carottes de la taille d’une allumette. Coupé par mon mari. Je souris doucement en pensant à lui. Merde… Je devais lui dire. Je devrais tellement trouver les bons mots pour lui dire. C’était facile pourtant… Même si j’avais parfois l’impression d’être encore qu’une gamine avec lui.


[hj: je comprend... la mienne aussi est nulle... et l'attente était longue mais j'étais en fin de session.]
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MessageSujet: Re: « C'est le rôle essentiel du professeur d'éveiller la joie de travailler et de connaître. » Lun 12 Mai - 23:50


Prudence finit par répondre que bien sûr tout ça l’intéressait et Shelby se détendit immédiatement. Elle était rassurée, il ne lui fallait pas grand-chose de plus pour voir là une autorisation de Prudence pour lui parler de ce qu'elle voulait aborder depuis le début. Mieux encore, la professeure renchérit en évoquant le fait qu’elle avait entendu parler de certains cas dans la région. Voilà justement le sujet qui passionnait Shelby.

« Effectivement… » Acquiesça la petite blonde lorsque Prudence lui demanda confirmation qu’il y avait bien eu des cas dans la région. Elle se tue un instant pour voir si Prudence allait développer les histoire qu'elle avait entendue ou si elle devait s’y lancer elle. Elle lui laissait le temps laisser mûrir ses questions. Mais c’est tout autre chose qui vient sur le tapis. Prudence lui proposa des légumes. Shelby n’avait pas faim avant qu’elle ne lui en propose. Mais maintenant qu’elle les avait devant elle, elle se rendait compte qu’elle n’avait rien avalé depuis ce matin et son ventre la suppliait de prendre ces carottes. Shelby pris une petite allumette et croqua dedans. « Très bon. » dit-elle en souriant pour la remercier. Tout en piquant d’autres carottes elle reprit le sujet qui ne quittait pas son esprit.

« Il y a eu plusieurs choses par ici. » Commença-t-elle. Elle aurait voulut annoncer tout ça d’un ait mystérieux, comme la narration d’une intrigue de film. Mais elle se retint de faire l’andouille car l’instant était décisif. Elle voulait que Prudence la prenne au sérieux. « Il y a eu le décès d’Alicia King le 10 mai 2010. On ne sait pas par qui.» annonça-t-elle sans hésiter un instant sur la date qu’elle connaissait par cœur. « Et lors du réveillon de l’année dernière Naya Freeman a disparue. Elle a été enlevée, mais soit disant personne ne sait par qui. Aucune trace, l’enquête piétine. » Elle se pinça les lèvres. L’info était énorme. Si elle pouvait découvrir ne serait-ce qu’une toute petite chose sur l’un de ces deux événements, ce serait magique. « Et puis il y a eu la mort de cette fille, la Hamilton, mais je ne l’ai pas connue elle est morte avant que j’arrive, en décembre 2009. Figurez vous qu’au final c’était des « amis » à elle qui l’avaient laissée dans sa voiture en faisant croire qu’elle était seule au volant. » rajouta-t-elle en insistant sur le mot ami comme pour dire que ceux-là n’avaient d’amis que le nom. ‘Quand on a des amis comme ça on a pas besoin d’avoir d’ennemis.’ Elle s’emportait, commençait à parler de tout ce qui lui passait par la tête, et une chose en entraînant une autre elle dévia inévitablement sur… « DS en a parlé. Vous lisez son blog non ? » Elle posait la question mais ce ne pouvait être qu’une évidence. Qui ne visitait son site ici ? Elle était persuadée que tout le quartier était pendu à internet en l’attente d’un nouvel article comme elle l’était. Elle ne voudrait peut-être pas l’avouer parce que ça ne se faisait pas, mais elle était particulièrement admirative de ce qu’arrivait à faire cette DS. Bien sûr elle n’approuvait pas ses manières et savait pertinemment que ce qu’elle faisait était « mal », mais disons que dans ce qui était mal elle excellait. L’un des grands mystères pour Shelby était de savoir comment elle faisait pour connaitre autant de choses sans jamais avoir à se dévoiler. DS éveillait donc chez l'apprentie journaliste des sentiments entre la répulsion et la fascination. Ce mélange de bien et de mal concomitant en chacun de nous. Elle ne voulait pas l’aimer mais c’était ainsi. C’était comme lorsqu’elle se plantait devant ses programmes de télé-réalité, persuadée de la connerie incommensurable de ce qu’elle appelait haut et fort télé-poubelle et pourtant elle ne pouvait pas quitter l’écran des yeux, voulant toujours en voir plus de ces personnes qui n’avaient absolument rien de plus qu’elle. Elle se moquait d’eux à longueur de journée, reniant ses goûts pour ces programmes qu’elle disait regarder juste pour se moquer et pourtant quelque chose au fond d’elle faisait qu’elle avait envie d’être à leur place… C’était pareil avec DS. Elle la décriait et n’approuvait en rien ce qu’elle faisait mais au fond, comme une sorte de modèle inavouable, elle aurait peut-être aimé être à sa place...

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MessageSujet: Re: « C'est le rôle essentiel du professeur d'éveiller la joie de travailler et de connaître. » Mar 20 Mai - 14:51




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dans la vie...} J’ai souris doucement. Elle avait l’air tellement sur de ce qu’elle affirmait que c’était mignon comme tout. Je savais que bien des gens dans la ville le lisaient avec une assiduité telle. J’avais pensé y aller, mais je n’avais pas vraiment eu le temps d’y aller. Nous avions déménagé quand même assez rapidement. Nous n’avions pas pu nous permettre le luxe de prendre une semaine ou deux pour remettre les couleurs à notre goût. Alors, même si nous étions installés depuis un peu plus de quatre mois, tout n’avait pas encore été complètement dépaqueter et j’étais obligé vraiment de penser à tous les efforts que nous faisions Théo et moi pour redevenir un couple. C’était beaucoup… et il ne restait plus trop de temps pour me consacrer à la lecture d’un blog. « Je ne le lis pas… J’ai encore des boîtes à défaire dans ma maison. Mais j’en ai entendu parler. », dis-je avec une voix gentille. Je replaçais une longue mèche de cheveux derrière mon oreille. Mon dieu, j’en avais presque l’air social. C’était quelque chose qui était totalement si différent de moi… de ce moi que j’avais connu pendant près d’un an et demi. J’avais commencé à changer quand ma fille avait commencé à devenir malade. J’étais devenue peu à peu asociale. Je commençais par regarder avec attention cette jeune femme. Une étape à la fois. « [color=crimsonJ’étais au courant pour celui d’Alicia King.[/color] » je ne savais pas nécessairement l’entièreté, mais je me rappelle qu’à l’institut ou je travaillais à l’époque on en parlait souvent au-dessus de nos diners. « Je crois que j’ai entendu parler aussi du cas de mademoiselle Freeman… mais pas assez pour commenter sans faire quelques lectures. » je jetais un regard rapide à la photo de ma fille qui traînait sur mon bureau. J’avais en tête cette époque-là. Si lointaine. Un an par le passé… et voilà qu’après un Noel sans enfant, nous allions nous payer ce luxe d’avoir un nouveau gamin… sauf que je n’étais toujours pas pleinement fonctionnel. Et puis j’étais incapable de poser des critiques sur ceci. Mon regard fut un peu plus dur lorsque je commentais le dernier cas. « Par contre, je n’ai aucune connaissance pour le cas choquant de mademoiselle Hamilton. » On voyait un peu mon dédain pour la situation. Je reniflais pendant un tout petit moment mon yaourt à demi-ouvert… Non! Pas maintenant. Chassant ma moue, je la regardais à nouveau : « Mais où voulez-vous en venir avec ces trois cas? » rajoutais-je avec un sourire plein d’entrain.

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MessageSujet: Re: « C'est le rôle essentiel du professeur d'éveiller la joie de travailler et de connaître. » Lun 23 Juin - 21:21

Prudence répondit qu’elle ne lisait pas le blog de DS. Il y avait donc une personne dans ce quartier qui ne le faisait pas. « Faites attention, tout le monde peut s’y retrouver du jour au lendemain. » Car il ne fallait pas se voiler la face, si Shelby le suivait d’aussi près c’était aussi un peu par peur de s’y retrouver. Elle savait qu’elle avait, comme tout le monde, des choses à se reprocher et que cette DS était peut-être suffisamment maline pour découvrir quoi.

La professeure avait évidemment entendue parler de Naya « Ben c’est incroyable que cette fille ai disparue sans que personne ne s’en rende compte. C’était à une soirée du nouvel an, tout le quartier était là, elle était dans la salle de bain et pouf, plus personne, d’un coup comme ça. » C’est fascinant. Angoissant, certes, mais fascinant.

Prudence sembla beaucoup plus sèche lorsqu’elle évoqua le cas de Tessa Hamilton. Elle semblait déjà condamner les occupants de la voiture, sans même encore savoir ce qu’il s’était réellement passé. Ce n’était pas Shelby qui allait la blâmer, elle-même aurait pu incriminer Nate Heath et Lily, mais l’idée qu’elle aurait pu faire la même chose en étant à leur place lui avait une fois effleuré l’esprit.

Puis Prudence lui demanda plus clairement ce qu’elle voulait. Pouvait-elle réellement lui dire où elle voulait en venir ? Shelby jeta un coup d’œil sur la pochette qu’elle avait dans les mains. Elle fit claquer l’élastique sur le plastique et l’ouvrit avant de reposer son regard sur Prudence, hésitante. « Bon. » Elle fit passer plusieurs pochettes entre ses doigts, se demandant laquelle elle allait sortir en premier. Tout était parfaitement trié, elle avait plusieurs sous pochettes de couleur différentes sur lesquelles elle avait calligraphié le nom des ‘victimes’. Bien sûr l’intégralité des dossiers n’était pas là, mais elle en avait sélectionné quelques pages. « Je ne sais pas, enfin… Disons que je voudrais juste en savoir un peu plus. Il y a trop de secrets, si seulement on pouvait délier un peu tout ça. Et puis franchement, un meurtrier se trimballe encore quelque part dans le quartier, ça fait 4 ans il serait peut-être temps qu’on en finisse avec tout ça. » Et si au passage Shelby pouvait gagner une certaine reconnaissance en tant que journaliste ça ne serait que bénéf, alors oui elle rêvait et s’engageait parfois sur des pistes un peu dangereuses, Sauf qu’aux dernières nouvelles le fantasme c’est encore gratuit, et elle avait bien l’intention de continuer à essayer de devenir ce qu’elle devait être, en prenant le risque de le payer un jour, mais plus tard.

Sans un mot de plus Shelby posa plusieurs feuilles devant Prudence. Certaines étaient remplies d’articles de journaux de l’accident. Sur d’autres elle avait pris certaines notes, comme la liste des gens habitant le quartier lors du meurtre, la réflexion de monsieur Fitzgerlad lors de l’enterrement, tout ce qu’a déjà dit DS sur le sujet, les gens connaissant le plus Alicia et leurs relations avec elles etc… Shelby avait la manie d’écrire tout ce qu’elle pouvait glaner, même si c’était des détails insignifiants. Elle aurait été capable d’écrire les comptines qu’écoutait Alicia plus jeune ou le type de mocassins qu’elle aimait porter, si elle aimait l’opéra ou avait déjà fait du navire. Tout était bon à savoir. Elle s’était d’ailleurs procurée des photos de classe d’Alicia petite et ce genre de choses, mais elle ne les avait bien sûr pas amené, préférant rester sobre pour l’instant… Elle attendit, anxieuse, la réaction de mme Macdonalds.

HJ : Désolée désolée désolée pour, encore une fois, l'attente.

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MessageSujet: Re: « C'est le rôle essentiel du professeur d'éveiller la joie de travailler et de connaître. » Sam 6 Sep - 20:03




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dans la vie...} Ma vie, je l’avais toujours passé bien protégé dans mon bureau. Les rumeurs, dans l’institut ou je travaillais, bien sur qu’il y en avait. C’était un petit milieu de vie fermé. Tout le monde parle dans le dos de tout le monde. C’est normal. C’est un petit environnement. Les rumeurs se plaisaient à circuler allégrement dans des tout petits milieux de vie. Considérant que l’on arrivait aux petites heures du matin, mon boulot ressemblait souvent à un petit village. Tout le monde était proche. Sauf que j’avais toujours été en un certain sens en haut de la pyramide. Il y avait peu d’anthropologues judiciaires – encore moins de femmes qui occupaient ce poste. Alors les rumeurs sur mon dos ne duraient jamais particulièrement longtemps. Ici, je n’étais plus invulnérable et je l’oubliais parfois. « Faites attention, tout le monde peut s’y retrouver du jour au lendemain. », me dit l’étudiante avec un air étonné que je ne lises pas. Je retiens de tout commentaire sur le fait que si tous les gens cessaient de lire ce blog, sans doute que les rumeurs sur l’un et sur l’autre finiraient d’un coup sec. À la place, j’eus un sourire. « C’est noté. Je transmettrais à mon mari aussi. Mais je doute que l’on y trouve un intérêt. J’ai peu à cacher. » dis-je en me retenant de me traiter moi-même de menteuse. Après tout, mon mari et moi avions pris la décision de partir le plus loin possible de la maison pour rebâtir notre vie à zéro. J’aimais bien le fait que peu de gens savaient pour notre petite Olivia. J’aimais le fait de pouvoir prendre un peu de distance et j’aimais encore plus le fait que mon frère était venu nous rejoindre. La stabilité de ma petite vie me plaisait.

Elle me glissa un mot rapide sur l’histoire de Naya. Le regard de la jeune fille était intelligent et allumé. Je comprenais son espèce de curiosité, j’avais eu la même au début de ma carrière. Mais faire enquête, il y avait longtemps que je n’avais pas fait ça. Je jetais un regard rapide à l’intérieur de la pochette. Sur les étiquettes intérieures, il y avait les noms de plusieurs disparus ou incidents connus de la région. « Bon… » commença-t-elle en sortant une première pochette. Elle me faisait drôlement penser à Théodore au début de sa carrière. J’avais toujours eu un petit truc pour le désordre jusqu’à ce que je devienne maman d’une enfant différente. Théo avait des dossiers structurés et organisés. Deux personnalités distinctes qui faisaient en sorte que l’on était de parfait complément – pensais-je. « Je ne sais pas, enfin… Disons que je voudrais juste en savoir un peu plus. Il y a trop de secrets, si seulement on pouvait délier un peu tout ça. Et puis franchement, un meurtrier se trimballe encore quelque part dans le quartier, ça fait 4 ans il serait peut-être temps qu’on en finisse avec tout ça. », dit-elle. Je me penchais sur la lecture des notes de la jeune demoiselle. Mais je devais admettre qu’elles étaient nombreuses et dans bien ds angles intéressantes. Sauf que… je savais très bien que dans la quête de la vérité, ce n’était pas moi qui était reine et maîtresse. J’avais toujours été moins à mon aise avec les mots et les êtres humains que je ne l’avais jamais été avec les morts. Dès mon premiers cours d’anthropologie, j’avais adoré pouvoir lire l’histoire de quelqu’un. De papier en papier, j’observais l’élaboration d’une toile. Un silence s’installa dans mon bureau pendant que je feuilletais attentivement. Je souris et murmurais : « Théodore serait fasciné par cela. L’étendue de ta recherche est formidable. » mais une partie de moi refusait de dire que je voulais lui tendre le dossier. Enquêter la dessus serait tentant pour mon mari. Nous avions toujours été deux personnes curieuses. Je savais qu’il voudrait poussé plus loin. Mais avec le bébé en route, c’était hors de question que je lui conseille de montrer le dossier à mon mari – ce truc avait danger d’écrit partout dessus. Je souris doucement. « Et même si une partie de moi est complètement fasciné par ce que tu me montres présentement, la mère en moi a envie de te dire que c’est dangereux et que ça devrait être laisser aux professionnels. » dis-je en regrettant de faire aussi professionnelle. Je savais très bien que les enquêtes qui trainaient étaient frustrantes. J’avais beau être bonne dans mon boulot. Je l’avais déjà vécue cette frustration parce que la vie n’était ni un conte de fée, ni une série américaine. Ce n’était pas toujours plaisant. La faible référence au fait d’être mère me fit sourire. Secouant la tête, je rajoutais : « Je comprends ta volonté de continuer ton enquête parce que j’avoue que les secrets sont toujours de curieux évènements. »

[HJ: je m'excuse de l'attente et de ma réponse qui est relativement nulle -_-]
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MessageSujet: Re: « C'est le rôle essentiel du professeur d'éveiller la joie de travailler et de connaître. » Lun 8 Sep - 10:22


« C’est noté. Je transmettrais à mon mari aussi. Mais je doute que l’on y trouve un intérêt. J’ai peu à cacher. » Shelby haussa les épaules. On avait tous quelque chose à cacher. La différence est juste qu’il y en a qui ont de grosses choses à cacher et d’autres des petites. Il y en a même qui pensent qu’ils n’ont rien à cacher jusqu’à ce que certains détails de leur vie soient révélés au grand jour et les fassent mourir de honte. Elle savait que DS était capable de faire plier n’importe qui. Même le plus saint du quartier avait forcément quelques démons cachés et elle savait les faire ressortir, quelques soient les moyens. Shelby ne croyait donc pas une seconde aux phrases du genre ‘je n’ai rien à cacher’ mais elle n’était pas là pour en débattre. Les secrets de Prudence l’intéressait – pour l’instant – bien peu, elle avait d’autres dossiers bien plus important entre les mains.

La petite blonde finit par se lancer et présenta l’un des dossiers à son professeur. Celle-ci commença à le regarder attentivement. Elle ne s’était au moins pas trompée sur un point, Prudence semblait intéressée par tout ça. Elle aurait pu se contenter de jeter un coup d’œil en survolant des articles qui auraient pu lui paraître peu intéressants, mais au lieu de ça elle regardait attentivement, lisant même quelques passages entièrement. Shelby était ravie, elle se tenait bien sagement, observant le visage de son interlocutrice. Elle était fière d’avoir atteint son but en, au moins, lui transmettant un peu d’intérêt pour le sujet. Elle ne prenait pas ça à la légère et c’était une bonne chose.

« Théodore serait fasciné par cela. L’étendue de ta recherche est formidable. » Shelby apprécia le compliment et retint l’information que Prudence venait de lancer. « Théodore serait fasciné par cela. » Elle n’avait pas oublié non plus qu’elle lui avait dit il y a quelques minutes qu’il avait été agent du FBI. Au fur et à mesure de la conversation elle envisageait de plus en plus le fait d’aller le voir pour parler de tout cela avec lui aussi. Elle n’aimait pas parler de ses recherches à tout va et choisissait bien à qui elle en parlait, préférant rester discrète, sachant pertinemment que ce qu’elle faisait était dangereux. Mais Théodore semblait se profiler comme une personne parfaite pour la faire avancer. Et puis il était marié à Prudence, celle-ci allait sans doute lui parler de tout ça. Alors quitte à être au courant, autant qu’elle ait ses réponses en plus. Le but de Prudence n’était sans doute pas de l’orienter vers son mari, pourtant la blonde le considérait de plus en plus. Elle voulait avancer quoi qu’il en soit.

« Et même si une partie de moi est complètement fasciné par ce que tu me montres présentement, la mère en moi a envie de te dire que c’est dangereux et que ça devrait être laissé aux professionnels. » Shelby retint qu’elle disait en être fasciné. Elle avait bien compris la suite, Prudence refuserait sans doute de l’aider à cause du danger que cela représentait, mais elle savait à quel point il était dur de résister à des secrets une fois qu’on avait été happé par leur intérêt. Et si c’était réellement ce qu’il s’était passé avec la professeur, ce qui semblait être le cas, alors Shelby ne doutait pas pouvoir la convaincre de l’accompagner quelque soit le chemin. Ça serait peut-être long, mais Prudence ne pourrait pas rester indifférente à tout ça.

Lorsque Prudence évoqua la mère qui était en elle Shelby haussa les épaules. Elle se moquait bien des conseils de précaution que pouvaient lui donner les adultes. Sa mère, justement, n’était pas là et elle avait grandit sans connaitre toutes ces limites. Du coup elle était incapable de s’y soumettre. Elle vivait sa vie et n’avait pas l’habitude qu’on la brusque dans quoi que ce soit. Alors si les conseils de Prudence étaient effectivement justes elle n’avait aucune intention de les suivre. « Sans vouloir vous vexer ma mère à moi est à des milliers de kilomètres, je ne l’ai pas vu depuis quatre ans et je n’ai pas vraiment l’intention de laisser ça aux professionnels. Nous aussi on a le droit de savoir ce qu’il s’est passé, même si on n’a pas de carte de police. » Il n’y avait pas de raison que les choses intéressantes ne soient pas accessibles à tous. Shelby s’efforça de ne pas penser à sa mère en l’évoquant. Les deux filles n’avaient jamais été proches, Shelby n’avait pour ainsi dire pas grandit avec elle, mais elle restait sa mère et ça faisait plus de quatre ans qu’elle ne lui avait pas adressé un seul mot. C’était difficile pour l’enfant qu’elle était encore mais tentait inlassablement de se convaincre du contraire, jouant les grandes qui n’avaient pas besoin d’adultes. Un voile de tristesse passa une seconde dans son regard mais elle se reprit immédiatement, toussotant pour tenter de se donner une contenance.

« Je comprends ta volonté de continuer ton enquête parce que j’avoue que les secrets sont toujours de curieux évènements. » Un jour Prudence céderait elle en était sûre, on ne pouvait pas dire ce genre de phrase et résister à la curiosité et surtout à la possibilité que l’on avait devant soit de la voir assouvie. « ça veut dire que vous refusez de m’aider ? Que vous ne souhaitez pas me voir continuer ? » Shelby était restée neutre, presque froide. Sa posture s’était redressée, elle était à nouveau redevenue un peu plus ‘professionnelle’. Le refus était quelque chose qu’elle vivait mal, qu’elle n’acceptait pas. Elle pouvait entendre les raisons de son professeur, mais n’avait pas envie d’écouter ce genre de réponse. Shelby récupéra le dossier encore étalé devant Prudence et le pris à nouveau dans ses mains. « Je ne changerais pas d’avis. Et vous ? On peut toujours en reparler plus tard. » Elle pensait qu’avec le temps pour réfléchir, les secrets tourneraient tant dans la tête de Prudence et que celle-ci reviendrait vers elle.

Hj : Pas de souci :)

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MessageSujet: Re: « C'est le rôle essentiel du professeur d'éveiller la joie de travailler et de connaître. » Sam 20 Sep - 17:02




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dans la vie...} Prudence, je méritais bien mon prénom. Je n’avais jamais été le genre à prendre des risques. Ce n’était pas dans mon tempérament. J’étais quelqu’un de conformiste et de calculée. Je faisais ce que l’on attendait de moi. Rarement de surprise. Même si j’étais lentement mais surement devenue plus instable au courant de la dernière année. Le fait était que je restais prudente. Plus que Pierre qui parcourait le monde avec son sac à dos. À des milles de Philippe qui faisait de sa vie une aventure. Je n’étais pas femme à m’écarter. Venant de moi, c’était normal que je tente de réfréner l’envie de la jeune étudiante de journalisme. J’avais eu vingt ans. Mais pas comme elle avait eu les siens. J’avais eu vingt ans et les responsabilités d’être une mère. J’avais eu vingt ans et pas le droit de faire des erreurs parce qu’un petit être humain particulièrement fragile dépendait de mes gestes. Sauf qu’à peine eus-je fini de parler que je sentis l’étudiante se raidir. « Sans vouloir vous vexer ma mère à moi est à des milliers de kilomètres, je ne l’ai pas vu depuis quatre ans et je n’ai pas vraiment l’intention de laisser ça aux professionnels. Nous aussi on a le droit de savoir ce qu’il s’est passé, même si on n’a pas de carte de police. » me dit-elle. Je ne pus que me dire pendant un bref instant que c’était triste en un certain sens. J’étais de celles qui pensaient que les limites étaient essentielles et mon conseil n’était qu’empreint de bonne intention. Elle n’avait pas l’habitude des limites et je les avais toujours aimés. J’aimais savoir qu’il y avait des lignes qu’il ne fallait pas dépasser. Des limites qui existaient pour une bonne raison. Et je croyais en notre système judiciaire. J’y avais été actrice participante pendant près de dix ans. Assez longtemps pour croire que les professionnels arrivaient toujours à quelque chose peu n’importe ce que pensait l’opinion publique. Une partie de moi avait envie naturellement de l’aider pour être certaine qu’elle ne se mette pas les pieds dans les plats. Une entreprise comme celle dans laquelle elle se lançait était une entreprise dangereuse. « ça veut dire que vous refusez de m’aider ? Que vous ne souhaitez pas me voir continuer ? » me demanda-t-elle d’un ton professionnel et très stricte. Je soupirais en passant lentement une main dans mes cheveux. Je l’avais fâchée et j’en avais conscience mais je ne reviendrais pas sur ma décision et je savais que j’étais fort probablement pour descendre dans son estime. Après tout, j’avais la réputation de vouloir aider ici. Sauf qu’il y avait aider et prendre des risques inutiles pour des enquêtes qui ne me concernait pas. Mon énergie, j’avais à la mettre ailleurs et pas dans ce genre de situation. « Je ne changerais pas d’avis. Et vous ? On peut toujours en reparler plus tard. », continua-t-elle d’une voix tranchante. Je la regardais doucement et je me retiens. Respirant calmement, je tentais de préciser ma pensée. « Ce n’est pas que je refuse de vous aider. C’est que je ne peux pas me permettre de prendre de tel risque. J’ai une famille. Surtout présentement, je ne peux pas risquer de mettre en danger ma vie familiale. Et j’avoue ne pas souhaiter vous voir creuser plus loin dans une telle analyse. Mais je sais très bien que mon opinion ne vous fera rien et que vous êtes assez grande pour faire seule vos décisions. » Dis-je d’une voix patiente. J’avais à prendre en considération que mon couple avait grandement été éprouvé par une dure année, que mon frère dégageait une douce mélancolie que je ressentais sans nécessairement être capable d’expliquer, que j’avais de bonne raison de croire que je portais la vie. J’avais trop à perdre pour la toute première fois depuis un an pour accepter de prendre des risques. Et puis, les mots et moi n’avions jamais été vraiment ami. Mes pires notes avaient été en anthropologie linguistique. Mon bagage de connaissance à moi en aucun cas ne lui serait d’une utilité. J’étais une intellectuelle du système de justice. Pas une de ses femmes sur le terrain. « En d’autres circonstances, je pourrais vous aider. Mais je suis moins à mon aise avec les mots qu’avec les preuves tangibles. Théodore vous serait plus utile. Mais nous nous relevons à peine de… » commençais-je en m’interrompant. Je pensais à cette journée qui avait marqué l’année d’absence de notre fille. Ce n’était pas de ses affaires. Sans être secret, je peinais à aborder la mort de ma fille et dire d’une voix presque froide et tranchante que mon couple se relevait à peine de la disparition de notre premier enfant me semblait encore inconcevable. C’était trop pénible pour être prononcer comme une phrase normale. Trop pénible pour que la colère laisse glisser cette douloureuse information. Au long de ma carrière, les refus avaient été nombreux. J’étais une femme dans un domaine masculin. Nombreux avaient des clichés à l’égard de ma position. Malgré tout, un policier restait un policier. J’étais une des cinq femmes accréditées. Plus nombreuses avaient été les critiques à l’égard de mes capacités. Parce que j’étais femme, parce que j’étais mère, parce que ma fille était différente. Mais des non, j’en avais eu bien plus qu’il n’en fallait dans une vie. Le défaut de travailler. Le défaut de vouloir s’affirmer comme femme dans un univers si associé à l’autre sexe m’avait nuit. M’interrompant rapidement de ma propre divagation, je la regardais : « Je crois honnêtement, pour avoir été impliqué de près dans plusieurs enquêtes, que notre système de justice est bien fait et que même s’il peut être tentant de creuser par nous-mêmes, des mains professionnelles sont mieux… » J’avais après tout grandi près d’une base militaire. Mon propre père avait été agent du FBI. Mon mari l’avait été. J’avais travaillé en étroite collaboration avec eux. Je savais que de ne pas savoir était pénible. Les secrets ont cette particularité. Ils intriguent. On veut les connaître. On veut prendre conscience de leur réalité. Mais le fait n’en est pas moins que les creuser est dangereux. Avec un demi-sourire, je regardais l’étudiante. Elle n’aimerait pas la suite. Je me contredisais. Moi, qui affirmait ne pas avoir de secrets, j’allais dire : « Parce que vous l’avez dit, mademoiselle Seavers. Nous avons tous en un certain sens nos secrets que nous ne voulons pas voir déballer au grand jour. Et que les professionnels sont équipés pour les déterrer. » à défaut d’avoir des secrets, j’avais mes tabous. Ces portes closes derrière lesquelles jamais je ne m’aventurais. Ces éléments qui faisaient de moi la femme que j’étais mais que la douleur faisait en sorte que je n’avais pas envie de voir étaler au grand jour.[/color] »

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MessageSujet: Re: « C'est le rôle essentiel du professeur d'éveiller la joie de travailler et de connaître. » Mer 1 Oct - 21:17


Prudence ne s’énerva pas, restant calme face au ton pourtant plutôt virulent de Shelby. Elle semblait particulièrement équilibrée, sage même. C’était un peu la bonne parole face à la fougue de la jeune blonde. Peut-être était-ce juste du à l’âge. Peut-être qu’un jour Shelby elle aussi saura être mesurée autant dans ses propos que dans ses actes. Mais en tous cas elle n’en prenait pas la direction. Elle n’en avait pas envie et elle ne faisait pas ce dont elle n’avait pas envie.

Prudence s’expliqua. Elle ne refusait pas de l’aider, elle ne voulait juste pas se mettre en danger. Le discours était cohérent. Elle eu même la présence d’esprit de préciser que Shelby était bien assez grande pour prendre ses décision, ce qui eu pour effet de calmer la petite blonde. Elle répéta une fois de plus que Théodore serait plus indiqué qu’elle, ce que Shelby avait déjà enregistré et qu’elle ne manquerait pas de noter à peine sortie d’ici. « Ils se relevaient à peine… » de quoi ?? D’un coup Shelby se redressa, tous ses sens en éveils. La professeure semblait avoir quelque chose à dire. Quelque chose qui ne se disait pas. Mais elle ne continua pas et Shelby n’insista pas. Pour une fois elle n’avait pas envie d’être curieuse, elle avait assez cuisiné Prudence pour aujourd’hui et ce devait de toute façon être un truc bien peu important comparé à ce dont elles avaient parlé. Pour que le sujet ne revienne pas sur la table la professeure enchaîna rapidement. « Je pense que notre « système de justice » n’a pas été très efficace. Ça fait 4 ans qu’un meurtrier court parmi nous, 2 ans qu’il a enlevé une amie sans qu’il ait été arrêté. » Naya n’était absolument pas une amie et ne l’avait jamais été mais qu’importe, il était bon de mettre de l’émotion et du personnel dans ses discours pour appâter les gens, elle l’avait appris en écoule de journalisme et le voyait tous les jours dans les reportages à la télévision. Mais avant que Prudence puisse à nouveau apporter de nouveaux arguments Shelby continua pour lui montrer que ce n’était pas la peine. « Mais j’ai compris votre position. » Elle était sincère et ne lui en voulait pas. Son ton était redevenu plus neutre, moins froid. Après tout elle ne pouvait pas imposer aux gens de s’immiscer dans ses délires.

« Je vous remercie de m’avoir accordé de votre temps. » dit Shelby en posant un œil sur le repas à moitié fini posé sur le bureau. « Je vais vous laisser finir votre pause. » Elle sourit poliment mais elle ne le pensait pas. Elle se leva. Elle était déçue. Déçue qu’une fois de plus elle ne soit pas soutenue par une adulte. Elle se sentait à mille lieux du monde des adultes, elle qui pourtant y avait déjà mis un pied. Ses parents n’avaient jamais été là pour elle et elle chaque fois qu’elle essayait de faire un pas vers l’un d’entre eux elle se sentait incomprise. Elle se pinça les lèvres. « Bonne journée. » Elle récupéra son sac, prête à partir.

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