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C'est peut être pas la fête des mères, mais ta mère j'vais lui faire sa fête ! [ Lily & Andy ]

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MessageSujet: C'est peut être pas la fête des mères, mais ta mère j'vais lui faire sa fête ! [ Lily & Andy ] Mer 30 Avr - 13:14



C'est peut être pas la fête des mères, mais ta mère j'vais lui faire sa fête !

Le bruit de mes vieilles godasses résonnait avec emphase, sur le pavé de Magnolia. Une musique précipitée, au rythme saccadé et irrégulier. Complétement hors-tempo. Un, deux, un, deux, un, deux, deux.
Bien loin d'une ballade aux arrangements mélodieux, le vacarme de mes pas sonnait étourdissant dans calme paisible où était plongé ce quartier. Comme un orchestre cacophonique et disharmonieux, je trainais avec moi mes casseroles et mes fausses notes, les doigts tremblants au rythme de la colère qui venait de m'animer.
Là, à l'instant, alors que le soleil cramait ma peau comme un toast bien grillé et que j'aérais tranquillement mon esprit à l'air libre pour donner à ma torpeur l'illusion d'une vie en extérieur, un boucan tapageur était sorti de nul part, dissonant affreusement avec ma propre musique intérieure. Foutant en l'air mes harmonies, l'intrusif brouhaha était venu m'agresser les oreilles avec ses injonctions trop graves et ses ultimatums poussés dans les aiguës. « Il ne faut pas marcher sur la pelouse ! Vous ne savez pas lire ? C'est pourtant écrit là ! Allez, dégagez moi de ce gazon ! » A la première écoute, je l'aurais plutôt prise pour un instrument à vent, sifflant dans mes oreilles son insupportable Ode au Gazon. Et puis finalement non. J'avais changé d'avis. C'était pas un sifflement, c'était plus lourd, plus pesant. Comme des coups qu'on assène et qui aboutissent à un rythme, lourd, sourd, pesant. Un instrument à percussion, dont l'unique caisse de raisonnable était ma tête, qu'elle cognait et cognait encore, me laissait un heureux souvenir d'elle imprimé dans mon cortex orbitofrontal. Un instrument à percussion, qui frappe, qui casse, qui brise... et qui me brisait les couilles. Un instrument à percussion. Une Katalinastagnette, aussi fatigante que désagréable.
Ma musique intérieure ne se calquait sur la sienne. L'acoustique était détestable, et les arrangements faussés. Alors tant pis, on avait pas tenté. On s'était criés dessus, se renvoyant chacune nos rugissements dignes d'un groupe de métal. Et puis on avait lâché l'affaire, restant chacune campé sur notre position, nos propres indications de chef d'orchestre. Et je m'étais éloigné. Et j'avais ruminé, ruminé, ruminé...
Et puis elle, cette fille était apparu. Un Mezzo-Soprano inattendu, créant un moment de grâce inattendu parmi mes rugissements intérieurs. Je sais pas pourquoi cette fille, pourquoi j'ai fait ça. Toujours est il que je l'ai abordé, sans doute sous le coup de la colère qui faisait encore tressaillir mes mouvements.

« - Dis moi sans mentir, les gens ici, ils sont tous aussi tarés sur l'ordre et la discipline ? Parce que je commence vraiment à me demander ce que je fous ici, moi... »

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MessageSujet: Re: C'est peut être pas la fête des mères, mais ta mère j'vais lui faire sa fête ! [ Lily & Andy ] Dim 4 Mai - 15:22


Une journée de plus. Une encore à vivre dans ce monde qui ne lui ressemblait pas. Sous ce toit qu'elle avait l'impression de partager avec des étrangers. Elle ne comprenait pas que ceux qui l'avaient élevé avaient aujourd'hui des comportements en totale position avec ce qu'elle était. Elle se sentait incomprise. Tout avait commencé alors qu'elle n'était qu'une enfant quand on lui disait de ne pas s'emporter alors que ses parents ne savaient plus de parler sans s'aboyer dessus. Bien sûr tout avait empiré après l'accident. Elle s'était haïe et jamais plus ne s'était sentie à sa place ici. Plus d'une fois elle avait voulut crier à sa mère ce qu'elle avait fait pour qu'elle comprendre à quel point sa famille était loin d'être parfaite. A quel point ce qu’elle tentait de sauver était au final détruit depuis bien longtemps. Mais les mots interdits n'avaient jamais franchi le seuil de sa bouche.

Finalement l'histoire était sortie au grand jour et la fameuse discussion tant redoutée avait eu lieu. Bizarrement ça ne s’était pas si mal passé. Du moins pas autant qu’elle aurait pu le penser. En fait depuis que DS avait balancé, tout se passait beaucoup mieux. Elle pouvait enfin assumer ce qu’elle avait fait au grand jour. Alors oui il y avait les regards, les critiques, les insultes même silencieuses, mais il n’y avait plus le poids du secret. Elle avait enfin repris conscience après trois ans à vivre comme un zombie et même si la chute était douloureuse au moins elle était encore là. Puis il y avait eu Shawn et leur histoire. Incroyable mais vrai, elle était en couple. Elle se l’était toujours interdit mais c’était arrivé sans qu’elle s’en aperçoive et elle avait décidé de laisser faire. Juste pour une fois.

Étrangement donc, tout n’allait pas si mal en ce moment dans la vie de la jeune Evans. Sauf que voilà, on ne sort pas facilement de trois années de mensonge où on a caché le meurtre de sa meilleure amie. Car si ce n’était qu’un accident elle n’arrivait pas à se sortir de la tête qu’elle l’avait tué. Et puis il y avait les Hamilton et leur tristesse. L’ombre de l’un d’entre eux planait particulièrement au dessus d’elle. Elle n’arrivait pas à se remettre de la perte d’Aaron. Il avait toujours été là et elle le faisait souffrir. Il ne voulait plus lui parler, ne la regardait qu’avec des yeux de mépris et elle ne s’en remettait pas. Lily était donc en proie à une certaine variabilité, parfois ça allait, parfois non. Certaines journées étaient plus difficiles que d’autres et aujourd’hui était l’une de celles là. Elle n’avait pas eu la force de rester sous le même toit que ses parents, Nate était avec Scarlett, Jay et Shawn passaient la journée en dehors de Magnolia pour acheter des trucs pour l’orchestre et James ne répondait pas au téléphone. Elle se retrouvait une fois de plus seule, enfermée avec ses parents. Au bout de la seconde intrusion de sa mère dans sa chambre elle n’en pouvait déjà plus. Alors elle avait pris ses bouquins et était sortie.

Le jardin des Evans était délimité par un petit muret. Elle était venue s’asseoir ici, tout au bout. Elle était en tailleur sur le muret, d’un côté il y avait son jardin et sa pelouse bien tondue, de l’autre Magnolia Street qui était bien vide en journée. Son dos était appuyé contre la clôture des King. Elle avait sortit quelques bouquins de cours, se disant qu’il était peut-être temps de se replonger dans les études. Quoi qu’il en soit elle devrait repiquer son année, mais si elle arrivait à passer quelques matières cette année ce serait toujours ça de pris.

Lily était donc tranquillement installée sur le muret qui bordait son terrain lorsque tout à coup une voix perturbante vint la déranger. Elle ne mit pas longtemps à reconnaître le ton sur-aiguë de sa mère. Elle semblait se disputer violemment avec une autre femme. Les cris fusaient de tous les côtés. Lily entendaient quelques mots comme pancarte, pelouse, il lui sembla même reconnaître quelques insultes, mais elle s’en moquait pas mal. Replongeant sa tête dans ses bouquins elle tenta de les occulter. Puis les cris cessèrent, remplacés par le son de chaussures trainant sur l’asphalte de Magnolia Street. Elle leva la tête pour voir qui avait eu le provilège de rencontrer sa mère sous son meilleur jour. « - Dis moi sans mentir, les gens ici, ils sont tous aussi tarés sur l'ordre et la discipline ? Parce que je commence vraiment à me demander ce que je fous ici, moi... »

Lily la regarda d’un ton neutre. « Ils le sont tous. » affirma-t-elle. Y avait-il seulement un endroit plus rigide au monde que ce foutu quartier ? Elle se replongea dans son bouquin n’ayant rien d’autre à rajouter. Puis finalement releva la tête « Et on se demande tous ce qu’on fout ici. » Elle-même s’était enfuit à New York et même si l’expérience avait été infructueuse cette idée de partir ne la quittait pas. Nate, Heath, Aaron, Minnie, Shelby… Nombreux étaient ceux qui s’accordaient sur le fait de vouloir quitter ce quartier qui les enfermaient. Car si les 'parents' se sentaient vraiment chez eux, les enfants vivaient assez mal tout ce qu’il se tramait ici.

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MessageSujet: Re: C'est peut être pas la fête des mères, mais ta mère j'vais lui faire sa fête ! [ Lily & Andy ] Ven 16 Mai - 11:31



C'est peut être pas la fête des mères, mais ta mère j'vais lui faire sa fête !

On s'accorde souvent à dire que la musique adoucie les mœurs.
Que le son du violon peut étouffer les feulements de la rage. Que le piano peut ralentir les rapides violents dans lequel notre raison est venu se noyer. Que la harpe, ô la harpe ! Que la harpe peut nous procurer cette plénitude, ce calme absolu auquel on a toujours aspiré.
Et puis c'est vrai que dit comme ça, ça fait rêver. On a envie d'y croire, à cette promesse de l'harmonie, pas vrai ? Le violon, le piano, la harpe, mêlant leurs émotions concomitantes pour créer quelque chose de pur, quelque chose de beau. Une chose à laquelle on aimerait tant ressembler. La composition serait parfaite, si on s'en tenait juste là. Si on appréciait le beau, si on gardait les yeux fixés sur les cordes qui se tendent et se détendent à l'infini, si on restait fixé sur cette extase béate que délivrent ces accords. Si on fermait les yeux. Si on se laissait aller. Si bercés par la mélodie, on finissait par s'oublier. La composition serait parfaite, si elle nous aidait finalement à disparaître, pour mieux se fondre dans cette harmonie auditive.
Moi, ça fait longtemps que je ne vais plus au concert classique. Plus le temps, plus l'envie, plus maman pour m'y traîner, comme quand je traînais des pieds, petite. Je n'y vais plus, et pourtant, si j'y allait, je n'essayerais plus de me noyer dans le décor. Je ne me laisserais plus de chercher le calme, l'accalmie, la quiétude, et toutes ces conneries qu'on voudra encore me servir. Je ne le ferais plus, parce qu'avec le temps, j'ai fini par entrevoir l'envers du décors. J'ai finalement compris que si la harpiste était toujours vêtue de noir, c'était pour ne pas dévoiler les perles de sang qui s’échappait de ses doigts pour s'écraser sur ses habits. J'ai compris que pour elle, le mensonge du beau primait sur les peines du réel. J'ai compris que la perfection n'était qu'une illusion qui se nourrissait des éraflures des uns pour mieux flatter les autres. J'ai compris que pour le bien de la masse, hypocrisie est nécessaire. J'ai compris. J'ai compris...
Magnolia. Magnolia était le concert. Mais nous, nous étions tous harpistes. Nous façonnions la ville de nos plaies et de nos blessures, de nos secrets et de nos fêlures. Nous avions donné vie à un monstre, à Dirty Secret, qui n'était rien de plus que le fruit de nos impostures et de nos simulacres. C'était un enfant honteux, difforme, que nous tentions de cacher avec peine. Mais c'était notre enfant. L'enfant de personnes imparfaitement parfaites, donc la seule préoccupation était de sauver les apparences. Des personnes comme Katlinastagnette, vivant dans le déni, prêt à tout pour défendre leur petit bout de pelouse à coup de pancartes et de sermons. Des personnes comme mon père, et son sourire vidé de sens, vidé de joie, vidé de vie. Des personnes... des personnes comme moi, se croyant différents, mais peut être pas tant que ça...

Quoiqu'il en soit, il apparaissait que je n'étais pas la seule à qui Magnolia filait la gerbe, avec ses allées trop lisses et ses couleurs trop fades. Comme un échantillon de vie édulcoré, dont on devait se contenter avant de plonger dans le grand bain. Cette gamine rousse, là, était venue me rejoindre sur le bord du plongeoir. Et elle aussi, était prête à sauter.

« - Bon dieu, si on m'avait prévenu, j'aurais jamais quitté New York. »

Elle m'apparaissait entière, intègre. Elle parlait avec son coeur, je l'avais senti. J'avais reconnu l'amertume qui palpitait dans sa poitrine, l'âcreté qui suintait de sa voix. Je les avais reconnu, car ils étaient les miens. C'est peut être ça qui me mit en confiance, et qui me poussa à commettre ma première erreur.

« - Quelle connerie, putain. Une furie déchainée vient de m'agresser, juste à l'instant ! Interdire aux gens de s'assoir sur l'herbe, sérieusement... Quel est l'intérêt d'avoir un tapis de verdure, si on ne peut pas y gouter le repos ? C'est comme... je sais pas, cuisiner juste pour l'odeur ! Ca n'a pas de sens ! Tu ne peux pas apprécier la vie quand tu la regardes à travers des œillères ! »




Nous étions. La fausse note. Celle qui peut en un rien de temps foutre en l'air une mélodie...
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MessageSujet: Re: C'est peut être pas la fête des mères, mais ta mère j'vais lui faire sa fête ! [ Lily & Andy ] Ven 4 Juil - 17:55

« - Bon dieu, si on m'avait prévenu, j'aurais jamais quitté New York. » New-York… Lily ne pouvait-elle pas s’échapper sans qu’on lui rappelle sans cesse ce qu’elle venait de vivre. NYC avait pendant plusieurs semaines été le théâtre d’un nouveau rêve. Elle y avait retrouvé l’espoir en un futur un peu plus agréable. Elle croyait depuis toujours que son avenir était déjà tracé et qu’elle n’était pas destinée à quitter Magnolia, qu’elle vivrait ici jusqu’à la fin et que bien sûr elle ne pourrait pas être jamais être heureuse, parce qu’ici on ne l’était pas on faisait juste semblant ! Mais son escapade à New York lui avait laissé entrevoir une autre possibilité. Elle avait eu la naïveté de penser qu’elle pourrait reconstruire quelque chose là bas et se libérer de ce poids qui ne l’avait jamais quitté. Mais elle avait eu tord, en une fraction de seconde tout l’avait rattrapé. Aaron avait ouvert cette page internet et tous ses rêves s’étaient brisés. DS était capable de lui faire du mal, où qu’elle soit. Elle était encore capable de briser sa vie et de celle de ceux qu’elle aimait même lorsque Lily était à plusieurs centaines de kilomètres. A ce moment elle avait compris qu’elle serait toute sa vie sous le joug de Magnolia et qu’elle ne pouvait rien envisager d’autre. C’est le cœur gros et l’esprit à nouveau encombré qu’elle était repartie, le jour même, dans le quartier qui l’avait vu naître. Depuis ce jour là elle n’avait plus remis les pieds à New York et la grosse pomme restait à la fois l’incarnation de tous ses rêves et la preuve qu’elle ne pourrait pas les réaliser.

« New York… » Elle ne le prononça pas, ou si peu. Ses lèvres bougèrent imperceptiblement. Mais ses doigts enserrèrent un peu plus fort son livre. Comme si elle essayait de se raccrocher à quelque chose.

Elle n’eut pas vraiment le temps de se replonger dans la tempête de sentiments qu’aurait pu lui déclencher la simple évocation de la ville de New York puisque la fille qu’elle avait en face d’elle commença à déblatérer sur un sujet bien plus polémique. « furie déchainée » « agresser » « pas de sens » « œillères »… Même si elle n’avait pas entendu la voix de sa mère Lily aurait pu comprendre de qui il s’agissait. « Tu dois parler de Katlina Evans. » La couleur des cheveux de Lily aurait pu mettre son interlocutrice sur la voie d’une possible parenté entre les deux, mais visiblement ce n’était pas le cas et Lily ne comptait pas se dévoiler de suite. Peut-être parce qu’elle n’avait pas envie que l’autre sache qu’elle était reliée à quelqu’un comme Katlina. Peut-être parce qu’elle avait besoin d’entendre ce qu’elle avait à lui dire. Peut-être même, qui sait, parce que Lily avait entendu à travers ses mots une critique de la femme qui lui avait donné la vie et que même si elle-même avait des propos bien plus dur à son égard elle n’avait pas envie que d’autres les tiennes.

« On a tous des œillères, des secrets, un parcours… Je me moque que l’on marche sur ma pelouse. Mais je ne crois pas plus apprécier la vie.» Si Katlina était comme ça c’est qu’elle avait vécue des choses qui l’avait poussée à le devenir. Il y a peu Lily avait découvert cette boite avec les vestiges d’une vie qui n’existait plus. Sa mère avait été une jeune fille heureuse, marrante et amoureuse. Il n’en restait plus rien mais elle avait existé. Elle ne disait pas ça avec un ton accusateur, ni même vexée. Elle était neutre, se contentant d’évoquer un fait. Chacun avait un parcours qui l'avait fait devenir ce qu'il était et on avait de toute façon bien moins de maîtrise sur ce que l'on était devenu qu'on pouvait bien le croire. Loin d’elle l’idée de défendre sa mère, elle se contentait d’évoquer une vérité. Chacun avait des œillères sur des sujets différents, elle en avait malheureusement et Andy aussi sans doute. Et puis elle se moquait de sa pelouse, comme de tout le reste ! Et pourtant elle était bien loin d’être heureuse. Elle détestait faire la fille déprimée, montrer qu’elle n’allait pas bien, encore plus à des inconnus, mais sans entrer dans le pathos elle devait bien dire ce qui était vrai.

« Ben j’sais pas, assis toi. » Andy était debout en train de bouillir toute seule. Autant qu’elle s’assoit parce que là elle était stressante. Lily n’aimait pas qu’on la dérange, elle voulait qu’on la laisse tranquille dans son monde. Y inviter une fille énervée était la dernière chose à faire quand on voulait se couper des autres. Encore plus une fille énervée contre Katlina Evans. Mais Andy avait quelque chose de spécial. Un truc qui faisait que Lily ne voulait pas qu’elle parte. Ce n’était pas dans ses paroles, ce n’était pas dans son look ou son attitude totalement différents de cette de Lily. C’était dans son regard peut-être, dans cet air désabusé, cette voix brisée, dans cette façon qui l’opposait en tout point avec n’importe quel habitant de Magnolia. C’était cette sensation que quelqu’un le comprenait enfin. Oui, c’était ça, Andy n’allait pas du tout avec le décor qui l’entourait.

Hj : Ta réponse était magnifique !!! Et désolée pour cet interminable retard. Pardon.

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MessageSujet: Re: C'est peut être pas la fête des mères, mais ta mère j'vais lui faire sa fête ! [ Lily & Andy ] Dim 1 Fév - 2:46



C'est peut être pas la fête des mères, mais ta mère j'vais lui faire sa fête !

Rien de plus fragile qu'une valse. Rien, si ce n'est peut être les prémices d'une amitié qui s'installe.

Tout deux commencent par un rythme lent, doux, profond, régulier. Le son d'un palpitant apaisé. Celui d'une mélodie qui se suffit à elle même. Un, deux trois, un, deux, trois... Puis, vient ensuite les premières envolées. La musique s'emballe, l'organe s'affole et loupe une ou deux portées. On devine à travers précipitation l'excitation qui précède le duetto. Le début de la valse, c'est d'abord le trouble des mains qui se joignent et s'agrippent, le coeur s'emporte au contact de cet autre cavalier qu'on découvre, l'excitation de la nouveauté et la volonté de vouloir apprivoiser celui qui nous fait danser. Puis, vient l'embarras maladroit des premiers instants ; Les pas que l'on loupe, le rythme qui s'emballe avec seulement lui pour se rattraper. Les silhouettes qui vacillent. Ensemble. Les notes fussent, la musique tonne, les premiers vertiges se font sentir. Tout se mélange et se fond en une mélodie rapide, qui semble échapper au contrôle du chef d'orchestre. Les têtes commencent à tourner ; Trop, sans doute. Il suffirait d'un rien pour que la musique s'arrête, que le cœur sonne avec douleur les dernières mesures d'une valse trop emportée et regarde s'éloigner avec une peine sincère les deux maladroits cavaliers. Il suffirait d'un rien.

Pourtant, il n'en est rien. Pour l'heure, ma petite tête rousse partage ma partition, en évitant les fausses notes, les pas ratés et les embardées. Elle répond à ma détresse en gardant les mêmes notes graves que j'ai utilisées : Magnolia. Ses habitants. Elle m'intime de m’asseoir à mon tour, probablement pour calmer la démence endiablée qui m'habitait. J'obéis. Je n'ai pas la force de résister à ma nouvelle cavalière.
Mes fesses s'appuie contre le petit muret. Je suis prête à partager avec elle mon siège de fortune, mais aussi mes colères, mon indignation, mes vains combat de Don Quichotte.

«  - Katlina tu dis ? J'en sais rien à vrai dire. Je viens de débarquer. J'ai la tête farcie de plein de noms qui me rentrent par une oreille et ressortent par une autre toute la journée. »


Je soupire. Mon excitation retombée, je prends conscience de mon ridicule, de mes colères vaines, mais pire encore, de mon impolitesse. Je m'empresse aussitôt d'ajouter :

«  - Ceci dit, si tu me dis ton nom, je ferais sans doute un effort pour le retenir AU MOINS trois minutes d'affilée, dis-je avec un sourire amusé. »
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MessageSujet: Re: C'est peut être pas la fête des mères, mais ta mère j'vais lui faire sa fête ! [ Lily & Andy ] Dim 1 Mar - 22:16


"Ceci dit, si tu me dis ton nom, je ferais sans doute un effort pour le retenir AU MOINS trois minutes d'affilée. » Un sourire se dessina enfin sur le visage d'Andy. C'était étrange, comme si ça n'allait pas avec son physique, avec son look, avec tout ce qu'elle était, ou laissait paraitre. Comme si elle était destinée à ne jamais offrir de sourire. Et pourtant celui qui s'affichait sur son visage était d'un naturel déconcertant, à des milliers de kilomètres de ceux forcés des voisins.

"Je m'appelle Lily. Lily Evans." La jeune Evans ne se posait jamais la question de savoir sous quel prénom elle devait se présenter. Elle s'était appropriée celui de Lily comme si il était entièrement sien, et que Philippa n'était qu'une simple formalité administrative, tellement qu'il lui semblait complétement étranger. Un jour peut-être Andy découvrira qu'elle ne s'appelait pas vraiment Lily, comme ça avait été le cas avec beaucoup, mais qu'importe, le plus tard serait le mieux. Il avait dans le prénom "Philippa" tout ce que Lily n'aimait pas. cette note coincée qui lui faisait rappeler celle qu'était aujourd'hui sa mère, et tout ce dont elle voulait s'éloigner.

Alors qu'elle finissait de se présenter, une voix forte s'éleva à nouveau. La bouche de Lily forma, imperceptiblement, une moue de désappointement. Sa mère l'appelait. Doucement sa tête se tourna vers sa maison et elle apperçut Katlina à la fenêtre d'une chambre du haut, appelant sa fille. Lily se demanda si elle l'avait repérée, mais comme sa mère l'appela à nouveau, tout en tournant sa tête comme pour la chercher. Lily en conclut que de là où elle était elle se dissimulait partiellement derrière le sapin et qu'elle ne la voyait pas. Pourtant la silouhète d'Andy n'aidait pas à rester discrète. Avant que Katlina puisse avoir l'idée de sortir chercher sa fille, Lily se leva et commença à s'éloigner de la villa.

Elle se retourna vers Andy. "Viens, on bouge." Et sans attendre de réponse elle reprit sa marche. Elle se moquait que sa nouvelle connaissance sache que la femme avec qui elle venait de s'embrouiller était sa mère. Lily ne prenait absolument pas à son compte le comportement de Katlina. Andy pouvait s'énerver, se sentir dupée, ou honteuse, elle pouvait la juger ou au contraire comprendre que les deux femmes étaient différentes... Lily ne prit pas le temps d'y penser. "Et toi, tu t'appelles comment ?" lui demanda-t-elle en regardant devant elle tout en continuant de marcher.


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