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You better work b*tch [Eli Spencer]

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MessageSujet: You better work b*tch [Eli Spencer] Sam 12 Juil - 18:01


5 février 2013
Morgue
8h00


Depuis que Desmond avait cet emploi à la morgue Spencer, il n'avait presque plus eu l'occasion de faire des grasses matinées. Ce n'est pas qu'il s'en plaignait - comment faire une grasse matinée avec une famille pareille? - mais il devait modifier son horaire en conséquence. Thomas avait besoin du jeune homme pour nettoyer et préparer la salle pour la journée, alors il devait y aller avant les cours, soit tôt le matin. Aujourd'hui, c'était samedi, alors il aurait l'occasion de voir Thomas procéder à un embaumement et il lui expliquerait sa démarche tout en lui donnant de petites tâches à faire. C'était ce qu'il préférait, car ça lui permettait de vraiment voir et comprendre ce que son employeur faisait. Il se leva donc d'excellente humeur et se dépêcha de manger un bagel avant de partir. Le point positif avec son horaire matinal, c'était qu'il y avait peu de personnes debout. Grant, c'était sûr. Monica et Ruth aussi, mais elles partaient bien assez vite pour leurs sessions d'on-ne-sait-quoi, ça changeait constamment. Sinon, Billy & Hanna étaient de vrais lève-tard lorsqu'arrivait le week-end. Devoir tolérer une seule personne au lieu de cinq était moins épuisant. Durant son déjeuner rapide, où Grant tenta d’amorcer une discussion et où il échoua lamentablement, Desmond s'habilla en peu de temps et quitta ce que les autres appelaient "domicile familial" pour rejoindre un des rares endroits où il se sentait bien.

Une fois arrivé dans la salle d'embaumement, quelle ne fut pas sa surprise de voir Elisabeth Spencer en compagnie d'un inconnu. Thomas n'était nulle part. "Où est Thomas?" Dédé fit encore le tour de la salle des yeux, espérant probablement qu'il apparaisse de derrière un mur, quelque chose! "Monsieur Spencer a une urgence à la morgue voisine. Je suis Fred, un étudiant de troisième année de médecine. Je procéderai à l'embaumement aujourd'hui. Mais comme je ne connais pas bien cette morgue, j'aurais besoin de votre aide pour me donner les outils nécessaires. Je ne sais pas vraiment où ils sont tous rangés, alors ça m'aiderait grandement." Desmond ne peut s'empêcher de réprimer un grognement. Il ne connaissait pas vraiment Elisabeth, mais  les deux n'avaient pas vraiment cherché à se connaître. De ce qu'il savait, elle semblait détester la vue d'un cadavre et quittait la pièce dès qu'un corps - même caché sous une couverture - passait le pas de la porte. Et voilà qu'elle devrait participer à un embaumement avec lui! C'était n'importe quoi. Elle semblait aussi à l'aise à côté d'un cadavre que lui durant un dîner de famille. Conclusion: Dédé devra se farcir tout le boulot. "Bonjour, Fred. Moi c'est Desmond. J'ai assisté Thomas à quelques embaumements, il ne devrait pas y avoir de problème." Mais il se garda de parler à la place de miss Spencer - elle, au contraire, risquait d'avoir un problème avec ses nouvelles tâches.
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MessageSujet: Re: You better work b*tch [Eli Spencer] Sam 12 Juil - 19:34


Il y a des jours avec et des jours sans, en ce qui concerne Elisabeth, elle était dans sa période ‘jours sans’. Il ne se passait pas une journée depuis ces derniers temps sans qu’elle ne soit contrariée ou qu’elle ne s’énerve et parfois pour des choses complètement futile, mais ce n’était pas de sa faute, c’était dans sa nature. Lunatique depuis sa naissance, tout ceci ne cessait de s’amplifier lorsqu’elle était réellement de mauvaise humeur et il fallait dire qu’elle avait tous les droits de l’être. En même temps pourquoi serait-elle contente ? Elle venait tout juste de terminer ses études mais pour ne pas avoir à être dépendante de ses parents un an de plus, elle a préféré arrêter pour aller sur le marcher du travail mais rien n’avait été très concluant jusque là, alors elle devait se contenter de la morgue. Elle devait se contenter de venir tous les matins dans cet endroit froid, glauque et sans vie que ses parents osaient appeler ‘commerce’. Pourquoi ne pouvaient-ils pas ouvrir une boutique de vêtements, une boulangerie ou même un toilettage pour chien, au lieu de vouloir s’occuper d’une morgue. La jeune brune n’a jamais été très friande de cet endroit et même lorsqu’elle était toute petite elle s’arrangeait pour passer le moins de temps possible dans cet endroit, il arrivait que la jeune femme ait les mêmes peurs qu’elle avait lorsqu’elle avait huit ans. Elle avait toujours peur que l’endroit soit hanté par des esprits malfaisants ou pas, ou que le corps étalé sur la table d’opération et censé être sans vie se lève d’un coup. Elle avait une imagination débordante pour ce genre de chose et ne s’en cachait pas, elle arrivait à peine à rester dans la salle d’opération plus de cinq minutes, son dernier record était de 4’58. Malheureusement aujourd’hui elle allait devoir prendre les commandes de l’endroit, Thomas n’étant pas là, il avait prit soin de se faire remplacer par un étudiant et avait chargé sa fille de l’aider et d’être là au cas où il aurait besoin de quelque chose. Ce qu’elle fit, à contre cœur mais elle le fait quand même. Elle  prit la peine d’accueillir le jeune étudiant et de le conduire au cœur de l’endroit, là où tout se passait. La jeune femme n’eut cependant pas l’occasion d’aller plus loin dans les banalités puisque ce fut au tour de Desmond de faire son entrée et sans même un bonjour, demanda où était Thomas. « Bonjour à toi aussi Desmond. » Fit la jeune brune en croisant les bras sous sa poitrine. Elle ne connaissait pas vraiment le jeune homme et en toute sincérité, elle n’avait aucune envie d’apprendre à le connaître. Quand quelqu’un prend autant de plaisir à travailler dans une morgue et à passer son temps libre avec des gens morts, soit il a un problème psychologique et est un psychopathe en devenir, soit c’est un nécrophile. Dans les deux cas, la Spencer préférait se tenir loin de lui, ne sait-on jamais. « Je pense que vous n’avez pas besoin de moi, Desmond saura très bien gérer tout ça, pas vrai ? » Elle se tourna vers le jeune brun et ce devait d’ailleurs être la première vraie parole qu’ils s’échangeaient depuis qu’il avait commencé à travailler à la morgue. Concernant la jeune brune, elle n’avait qu’une envie, c’était de s’en aller d’ici au plus et elle n’aurait pu trouver meilleur prétexte que de déléguer la responsabilité d’assister Fred. De toute façon son père ne lui dirait rien, il savait très bien qu’elle n’était pas fan de toutes ces choses gores et qu’elle préférait mille fois être n’importe où qu’ici.

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MessageSujet: Re: You better work b*tch [Eli Spencer] Dim 13 Juil - 3:00


Desmond n'était pas vraiment friand des politesses, des choses acceptables de dire en société. Une façon de manipuler les esprits, de les convaincre qu'une seule façon de se comporter est correcte. Sa mère les lui avait toutes apprises - évidemment - mais il choisissait délibérément de ne pas les suivre. Il se forçait un peu lorsqu'il n'avait pas le choix de se fondre dans le moule pour plaire, mais s'il pouvait éviter, il le faisait. Et saluer Elisabeth Spencer en arrivant à la morgue ne faisait pas partie des politesses obligatoires à faire. Mais elle le lui rendait bien, il fallait le dire. Aussi ne s'attendait-il pas à ce qu'elle lui fasse remarquer son absence de gentillesse. Pardon, s'attendait-elle à ce qu'il lui baise la main, aussi? À une révérence, tel Arlequin l'humble serviteur? Desmond se tourna vers la fille de son patron et la regarda, ne daignant même pas feindre un sourire. "Bonjour Elisabeth. J'espère que tu vas bien aujourd'hui." Le simple fait qu'elle se trouve dans cette salle était un bon indice que sa journée ne sera pas aussi belle que prévue. L'inconnu se présenta finalement, expliquant son rôle et le blabla habituel de présentation. Pour Desmond, ça ne changeait pas son samedi habituel: il allait assister à un embaumement et aider à faire de petites tâches. Mais pour Eli, c'était différent. Sa première réaction fut d'ailleurs de vouloir se défiler. Même avec une ordonnance de la Cour l'obligeant à rester dans cette pièce pendant vingt-quatre heures, elle ficherait le camp après à peine cinq minutes. "Mais ça ne fait que quelques mois que je travaille ici, je ne connais pas la morgue comme ma poche. Elisabeth, elle, connait cet endroit depuis 30 ans." Entre éviter la jeune femme et lui faire endurer ce calvaire, il préférait la seconde option, qui était nettement plus divertissante. "Je préfère vous avoir tous les deux, pour être sûr. Je ne veux pas chercher un scalpel pendant deux heures alors que l'utilisation dudit scalpel ne prendrait que cinq minutes. Bien, allez vous changer!" Desmond ne se le fit pas demander deux fois et alla mettre sa combinaison pour éviter la propagation de microbes - même si c'état un cadavre, il ne fallait pas prendre de risques, et il ne s'agissait pas du même type de combinaison que les médecins durant une chirurgie.
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MessageSujet: Re: You better work b*tch [Eli Spencer] Dim 13 Juil - 3:48


La jeune Spencer n’était pas du genre à faire des manières – du moins pas en publique – sauf dans de rares cas, en l’occurrence, ce jour-là était l’un des jours où elle allait devoir en faire. Il était hors de question pour elle qu’elle assiste l’étudiant ou qu’elle reste plus longtemps dans cette pièce qui lui donnait des frissons rien qu’en pensant qu’un corps était étalé sur cette table, complètement inerte et qui n’attendait que qu’on s’occupe de lui. « Pardon ? Comment ça 30 ans ? Je n’ai que 22 ans enfin ! » D’un air offusquée, elle fronça les sourcils avant de se tourne en direction de Desmond qui venait délibérément de la traiter de vieille. Certes la Spencer n’était plus toute jeune et pouvait paraître plus vieille pour son âge, mais de là à lui donner 30 ans, il ne fallait pas non plus exagérer. Levant les yeux au ciel, elle ne put que grimacer lorsque Fred lui dit qu’il préférait les avoir tous les deux avec eux. Il ne savait vraiment pas ce qu’il était sur le point de faire ; autant Desmond allait pouvoir l’aider autant Elisabeth n’allait que retarder le groupe. Elle n’a aucune connaissance de l’embaumement et n’était même pas sûre de savoir où est-ce que Thomas rangeait ses trucs pour découper un cadavre, elle n’était pas Carl, elle n’était pas passionnée par tout ce côté obscur et gore que pouvait bien avoir sa famille, à croire qu’elle avait sauté une génération pour ne pas avoir ce gène qui provoquait une certaine curiosité pour ce côté sombre de la vie. Préférant ne rien dire, elle allait prendre sur elle et participer à cette intervention en tant qu’assistante, mais ils verraient par eux-mêmes qu’elle n’était pas plus utile que le H du mot ‘Hawaii’. « Très bien. » Se contenta de dire la jeune brune avant de suivre le jeune Danielson. Elle n’avait pas vraiment conscience de ce qu’elle faisait, se contentant de jouer au miroir et de copier chaque geste que pouvait bien faire Desmond. Il se lavait les mains, elle se les lavait aussi ; il enfilait une combinaison, elle en enfilait une aussi, de toute façon elle n’allait faire que ça pendant toute la durée de l’intervention, la plante verte. Et encore, elle allait jouer ce rôle le temps qu’ils se rendent compte de son inutilité et lui demande de sortir. Pour compléter son attirail de chirurgie, elle prit un élastique qu’elle avait gardé à son poigner avant d’attacher ses cheveux de façon à ce qu’ils ne soient pas un problème, elle avait décidé de ne servir à rien mais au moins elle décida de le faire bien. « Je pense que je suis prête. » Dit-elle en allant se laver les mains une dernière fois parce qu’elle venait de toucher à ses cheveux. Se les séchant, elle alla prendre place aux côtés du jeune étudiant, évitant même de croiser le regard de cet abruti de nécrophile qui devait se réjouir de la présence de la Spencer parmi eux. Elisabeth savait très bien que le jeune homme ne l’appréciait pas, et d’un côté tant mieux étant donné que c’était assez réciproque, mais de là à la vouloir dans la salle d’intervention juste pour le plaisir de la voir grimacer et vouloir rendre ses tripes parce qu’elle n’était pas friandes de ce genre de choses, c’était petit. Même venant de lui.

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MessageSujet: Re: You better work b*tch [Eli Spencer] Dim 13 Juil - 19:38


Pourquoi les femmes avaient-elles une telle obsession sur l'exactitude des chiffres constatant leur âge? Pour les hommes, ce n'était pas si grave, quelques années de plus ou de moins. Mais pour les femmes, leur donner ne serait-ce qu'un an supplémentaire et elles faisaient une crise. N'importe quoi. Desmond a de la difficulté à cerner les femmes, même si depuis son arrivée il y a six mois, il s'est seulement lié d'amitié avec des filles. Les mecs de son âge ont ri un peu de lui à ce sujet d'ailleurs, le traitant d'homosexuel. Dédé savait qu'il était hétéro - son intérêt pour une certaine voisine était indéniable - alors il n'en avait que faire des rumeurs ou des apparences, enfin celles le concernant. Parce que des préjugés, des gens qu'on met systématiquement dans une certaine boîte, Dédé en avait et le faisait constamment. Comme avec Elisabeth Spencer: elle était jolie, elle se maquillait un peu, donc c'était une peste superficielle. Logique implacable. Au moins, elle semblait accepter son destin de devoir travailler comme assistante de la morgue pour aujourd'hui. Et elle prenait sérieusement son nouveau job: Eli était devenu le jumeau siamois de Desmond, imitant ses moindres faits et gestes lorsqu'il se prépara à aller en salle 'd'opération'. Le tout sans lui poser la moindre question ou parler pour ne rien dire. Excellent! Il n'aurait pas à travailler avec une sosie de Ruth. Une fois tous les deux prêts, ils allèrent rejoindre Fred, qui avait déjà sorti le cadavre. "Vous pouvez commencer à le laver pendant que je vais chercher le liquide d'embaumement dans le réfrigérateur." Puis il partit dans la pièce voisine sans que les deux jeunes ne purent rajouter quoi que ce soit. "J'espère que tu sais comment laver un cadavre." Thomas lui avait appris à laver un cadavre lorsqu'il avait commencé à travailler à la morgue, mais il ne voulait pas se taper tout le boulot. Il alla remplir un seau d'eau et de savon, y trempa deux éponges et revint auprès d'Elisabeth pour lui donner une des deux éponges sans rien lui préciser et commença à laver le côté inverse de celui où se trouvait la Spencer. Peut-être qu'elle serait terrifiée à l'idée de nettoyer un cadavre, mais pour Dédé il s'agissait de son boulot.
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MessageSujet: Re: You better work b*tch [Eli Spencer] Mar 15 Juil - 3:38


Le dégoût était au rendez-vous pour la jeune Spencer, elle qui espérait une journée tranquille et normale, se retrouvait dans la morgue de ses parents, à deux doigts de devoir procéder à un embaumement ou du moins d’assister l’opération. La jeune femme n’était pas une fana des sciences, de la biologie ou d’anatomie, même à l’époque du lycée elle n’arriver à rester dans un cours entier où ils faisaient des dissections, sans qu’elle ne commence à se sentir mal ou que le professeur lui dispense de découper la grenouille ou la sardine. Elle entendait bien les moqueries à cette époque, les gens ne comprenaient pas comment est-ce que la fille des gens qui possédaient la morgue et qui passaient donc leur temps à jouer dans les entrailles de gens morts, pouvait être aussi douillette lorsqu’il s’agissait de découpage. Réprimant un frisson pour ne pas donner cette satisfaction à Desmond, elle décida de se concentrer sur ce que disait le jeune étudiant en médecine, mais elle ne pouvait s’empêcher de fixer le cadavre devant elle. Il était tellement blanc et c’était peut-être dû à la basse température de la pièce mais elle pouvait sentir ce froid émaner du corps de ce dernier, ce devait être la première fois qu’elle voyait un mort d’aussi près, même lorsqu’elle accompagnait ses parents au boulot, elle essayait toujours de garder cette distance de sécurité entre elle et le cadavre, ne sait-on jamais. Elle leva les yeux, les sourcils légèrement froncés en direction du jeune homme qui lui adressait la parole. Leur regard se croisèrent le temps d’une demi-seconde mais l’expression sur le visage du jeune Dikens lui glaça le sang. Comment pouvait-on être si froid et n’afficher aucune expression face à un cadavre, elle savait qu’il y avait cette part de professionnalisme qui devait toujours être présente quelque soit la tâche que l’on doit accomplir, mais même ses parents qui faisaient ce métier depuis déjà des années montraient un peu plus de chaleur et d’humanité que le montrait Desmond. « Euh… » Elle ouvrit à peine la bouche que le jeune adolescent s’appliquait déjà au lavage du corps. Elle prit l’éponge entre ses mains avant de fixer de nouveau le cadavre ne sachant pas très bien quoi faire. Non, la Spencer ne savait pas comment laver un corps, mais après, quelle personne normalement constituée savait le faire ? Si c’est le cas, alors Elisabeth avait échoué dans sa vie en tous points. En vérité, la jeune femme savait à peine laver un chien convenablement, alors un cadavre, ce n’était même pas la peine d’y penser. Pourtant elle allait bien devoir s’y mettre, pas parce qu’elle y était obligée, après tout la morgue appartenait à ses parents et si son père apprenait qu’elle avait décidé de ne pas aider, il ne serait même pas surprit, se contentant sûrement de lever tout simplement les yeux au ciel en déclarant qu’Elisabeth ne changerait jamais. La fierté. C’était la seule chose qui la poussait à le faire, elle voulait montrer à ce jeune impertinent que elle aussi elle pouvait le faire. Poussant un soupir, elle plongea l’éponge dans l’eau avant de l’essorer de façon à ne pas créer de flaques ou d’avoir un surplus d’eau, et posa l’éponge sur une partie du corps nue du cadavre. Elle fit un petit mouvement de la main, mais c’en était déjà trop pour la brunette. « Non désolée, je peux pas. » Dit-elle en lâchant l’éponge dans le saut, éclaboussant un peu le sol par la même occasion, et fit quelque pas en arrière avant de se plaquer l’avant-bras devant la bouche sentant qu’elle allait vomir si toute cette mascarade continuait.

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MessageSujet: Re: You better work b*tch [Eli Spencer] Jeu 17 Juil - 2:12


Elisabeth était visiblement inconfortable devant ce cadavre. Même ce dernier semblait le sentir, pourtant il était mort! C'était étonnant pour une Spencer. Surtout qu'il s'agissait de l'aînée: ne devrait-elle pas succéder à son père pour la gestion de cette entreprise? Cette idée était tout à fait logique pour Desmond, mais lorsqu'il commença à travailler à la morgue, il découvrit que la vérité était toute autre: c'était Carl, le benjamin de la famille, qui allait hériter de la morgue. Les Spencer semblaient dont prioriser le sexe sur l'âge. En même temps, ce n'était pas plus mal, en voyant l'air perturbé d'Elisabeth. Dédé doutait que si l'entreprise lui était léguée, elle le garderait: soit elle le vendrait, soit elle s'en débarrasserait en le transférant à sa soeur ou son frère. Finalement, ce n'était pas plus mal de léguer la compagnie familiale à quelqu'un qui le voulait vraiment! Lorsque l'étudiant leur annonça qu'ils devraient laver le corps, Desmond fit machinalement ce qu'il était habitué à faire. Car c'était son boulot. Ça avait été perturbant pour lui lorsqu'il avait commencé. Oui, il savait un  peu ce qui l'attendait en travaillant dans une morgue, mais il y avait une grande différence entre ses attentes versus la réalité. Lors de son premier jour, il avait failli s'évanouir! Mais Dédé s'était rapidement remis sur pied, se disant que s'il voulait travailler ici plus qu'une semaine, il devait être fort. Dédé s'était donc fait une carapace, un masque de professionnalisme, et ça fonctionna. Pour faire ce boulot, il fallait garder une certaine distance avec ce qu'on faisait. Maintenant, il était tellement habitué qu'il ne pensait même plus à la présence du cadavre, pour Dikens ce n'était plus une personne anciennement vivante, il s'agissait du boulot.

Mais à peine eut-il pu commencer son travail de laver le corps que la brune l'interrompit: Madame ne voulait pas toucher au cadavre car Madame était trop fragile. Desmond ne put retenir son soupir ni de s'exclamer: "Ce que tu peux être superficielle! Arrête de pleurnicher et fais ton boulot!" Il devrait la comprendre, pourtant: lui-même avait eu de la difficulté à ses débuts. Mais avec Elisabeth Spencer, c'était différent. Dès le départ, il l'avait catégorisée dans le groupe 'superficielles', ce comportement ne faisait donc que confirmer son appartenance à ce groupe. Soulagé d'avoir exprimé ce qu'il pensait, Dédé reprit son lavage.

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MessageSujet: Re: You better work b*tch [Eli Spencer] Sam 19 Juil - 18:37


La jeune Spencer savait faire preuve de courage lorsqu’il en était nécessaire et l’avait déjà montré à maintes reprises, mais là, c’en était trop. C’était tout simplement inhumain de lui demander de faire quelque chose pareil. Jetant l’éponge dans tous les sens du terme, elle recula de quelques pas avant de prendre un moment pour se remettre de ses émotions, c’était peut-être exagéré comme réaction, mais il en était ainsi. La brunette n’appartenait pas à ce milieu où les gens qu’on fréquente sont plus morts que vivant, elle n’appartenait pas non plus à cette catégorie de gens qui aimaient se renfermer dans ce monde sombre et cynique. Elle savait qu’elle avait cette réputation d’être dans cette bulle de mystère pour plusieurs raisons, mais cela ne faisait pas d’elle une personne mystérieuse aux pratiques bizarres pour autant. Elle était tout ce qu’il y a de plus normale et comme toute personne normale, elle est mal à l’aise à la vue d’un cadavre et préfère mille fois être de l’autre côté plutôt que dans les coulisses à pratiquer un embaumement. Si certaines personnes trouvaient leur bonheur en faisait cela –ses parents compris – tant mieux pour eux, pour Elisabeth ce n’était pas le cas et ça ne le sera sûrement jamais. Bien sûr, tout ceci n’était pas au goût du jeune Dikens qui n’avait aucun mal avec tous ces trucs morbides et glauques, qui lavait un cadavre comme si c’était une promenade de santé, prenant même du plaisir à la faire. Pardon de ne pas être psychopathe au point d’être euphorique à l’idée de toucher un mort. Le seul point négatif au tableau était que sa fierté venait d’en prendre un coup et même si on pouvait considérer qu’elle avait fait un réel effort en essayant tout de même de laver ce fichu cadavre, la seule chose qu’on retiendra c’est qu’elle n’est pas allée au bout des choses et rien d’autre. « T’es gentil, tu me parles autrement s’il te plaît. » Dit-elle en enlevant son avant-bras de devant sa bouche pour réagir au commentaire du jeune brun. Elisabeth n’était pas superficielle et ce n’était pas parce qu’elle prenait soin d’elle et qu’elle aimait se mettre en valeur qu’elle l’était pour autant. Si elle était vraiment superficielle, elle n’aurait jamais accepté de faire des études supérieures, elle se serait contentée de ne rien faire de ses dix doigts en mettant son physique en avant à chaque fois qu’elle en avait l’occasion. Et dieu sait qu’elle pourrait le faire, mais non, elle a préféré travailler son cerveau plutôt que son corps. « Pardon de ne pas être nécrophile comme toi. » Dit-elle à voix haute en commençant à enlever sa combinaison. Elle savait qu’elle n’aurait peut-être pas dû dire ça et le regretterait sûrement, mais après tout, si lui pouvait se permettre de la traiter de superficielle alors pourquoi ne pouvait-elle pas en faire autant en lui disant qu’il était nécrophile ? Parce qu’elle était plus âgée et devait montrer l’exemple en étant plus adulte, plus mature et ne pas répondre ? Peut-être, mais quoi qu’il en soit elle l’avait dit et ne comptait pas retirer ces paroles.

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MessageSujet: Re: You better work b*tch [Eli Spencer] Dim 20 Juil - 19:34


Elisabeth était capricieuse. Elle ne voulait pas faire ci, refusait de faire ça, tout cela pour des raisons puériles. Elle ne comprenait pas la valeur de l'argent, pour elle ce n'était pas important: si c'était un minimum dégoûtant, il n'en était pas question. Tout ce que la jeune femme semblait apprécier dans la morgue, c'était du travail de paperasse. Se forcer et risquer de se salir? Beurk! Desmond n'appréciait pas du tout ce type de personne. Ils ne voulaient pas changer leur sort, rester dans leur bulle confortable était mieux. Tout le contraire de Dédé, pour qui sa "bulle confortable" se limitait à une famille qu'il méprisait. Il vivait dans une éternelle prison aux barreaux trop épais pour qu'il s'en échappe. Il faisait son possible, mais les liens familiaux l'obligeait à rester emprisonné. Pourtant, personne n'était là pour le chaperonner, pour le surveiller. Des liens familiaux vides, donc. Une simple question de génétique, de sang. À part ce détail, personne n'était assez attaché à lui pour l'aimer et le couver comme toute famille normale. Desmond roula donc des yeux face au comportement d'Eli, face à son exigence de lui parler mieux. Les gens capricieux ne méritaient pas qu'on leur parle convenablement. Puis elle le traita du pire nom qu'on pouvait traiter un humain, de l'acte parmi les plus ignobles possibles, comptant parmi le viol, l'inceste et la pédophilie: Elisabeth Spencer traita Dikens de nécrophile.

Nécrophile. Ce mot résonna dans les oreilles de Desmond pendant quelques secondes. Certains élèves s'amusaient de lui en faire un surnom à cause de son boulot d'assistant, mais le pire qu'ils faisaient était de le chuchoter entre potes s'il passait devant eux, ou d'écrire de jolis mots à ce sujet sur son casier. Au final, il s'y était habitué. Mais se le faire dire en plein visage, en se faisant regarder droit dans les yeux, exprimé par la propre fille de son patron... C'était trop. Sa première envie était de la pousser contre le mur de la morgue et l'obliger à retirer ses paroles. Son corps entier ne voulait que ça, et pourtant il dut retenir ses ardeurs. Attaquer physiquement Elisabeth Spencer équivalait à un renvoi immédiat. Et si Dédé se faisait renvoyer, quel autre endroit accepterait de lui? Quel autre boulot serait un bon substitut de la morgue, à la fois tranquille et loin de sa famille? Non, il ne pouvait pas se risquer à perdre son emploi. Il ne pouvait pas faire comme avec Ruth, la gifler lorsqu'il avait un trop-plein d'émotions négatives à vider. Desmond déplaça alors sa colère contre l'objet qu'il tenait dans sa main - l'éponge qui lui avait servi à laver un peu le corps - en l'empoignant fortement. "Je ne suis PAS un nécrophile!" Puis il lança l'éponge en direction d'Elisabeth. Sans même vérifier s'il avait atteint sa cible ou si l'éponge était simplement allée s'écraser au mur du fond, Desmond tourna les talons et, de sa démarche rapide, quitta la morgue pour aller dans le vestiaire - là où ils s'étaient changés plus tôt. S'il devait péter un câble, autant que ce soit loin d'Elisabeth. Une fois la porte close et barrée, le jeune homme frappa de son poing un casier au hasard et s'y laissa glisser, dos contre ce dernier, essayant de calmer sa frustration pour reprendre le travail au plus vite et éviter de laisser ses hormones frapper la Spencer.
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MessageSujet: Re: You better work b*tch [Eli Spencer] Mar 22 Juil - 5:09


Suite aux derniers mots de la Spencer,  un silence étrange s’installa dans la pièce, rendant l’endroit encore plus effrayant qu’il ne l’était déjà à l’origine. Trop occupée à enlever sa combinaison pour sortir vite fait bien fait de la pièce, elle s’arrêta de bouger lorsqu’elle croisa le regard de Desmond qui n’inspirait rien de bon et son sang se glaça sur place. La Spencer n’était pas très forte en devinettes et encore moins lorsqu’il s’agissait de définir un sentiment que ce soit chez elle ou chez les autres ; lorsque son regard croisa celui du jeune brun, la première chose qu’elle fit fut d’essayer de déterminer ce qui pouvait bien lui passait par la tête, mais c’était peine perdue. Elle ne saurait dire si ce qu’elle voyait était de la colère, de la rage, de la tristesse ou un quelconque autre sentiment. En revanche, elle était sûre d’une chose, c’était que de son côté c’était la peur qui régnait. La brunette avait l’impression que le temps s’était tout d’un coup figé et que tout le monde avait disparu pour ne laisser sur le devant de la scène seulement ces deux individus, que c’était à présent leur moment rien qu’à eux. Plus de morgue, plus de cadavre, plus d’étudiant qui s’était absenté un moment pour aller faire on ne sait quoi. Juste eux deux. Elisabeth et Desmond. La jeune femme semblait complètement tétanisée, avec en plus cette petite voix tout au fond d’elle qui se réveillait seulement lorsqu’elle sentait le danger, cette même voix qui la conseillait de s’enfuir ou du moins de quitter la pièce le plus rapidement possible si elle voulait survivre. Elle ouvrit la bouche comme pour dire quelque chose mais aucun son n’en sortit, comme si sa voix avait fini par s’enfuir elle aussi et comme dans une continuité logique, ce fut Desmond qui prit la parole contrairement à toute attente. Pendant le court instant où ce dernier parlait, la jeune femme suivait ses moindres faits et gestes, se préparant à riposter physiquement si elle devait en arrivant à là. Lorsqu’elle vit le bras du jeune Dikens faire un mouvement, elle retint son souffle quelque secondes avec toujours cette volonté de bouger mais cette incapacité de faire un quelconque mouvement. Comme un missile lancé dans les airs avec pour cible la jeune brune, Desmond lança son éponge dans les airs, manquant de peu de toucher la Spencer qui eut tout de même le bon réflexe de se pencher légèrement pour l’éviter, avant d’aller toucher le mur devant lequel se trouvait la jeune femme. Le temps qui s’était arrêté le temps d’un instant s’était mis à défiler à une vitesse folle, faisant en sorte que la jeune brune eut juste le temps de se retourner pour voir l’éponge sur le sol, et se retrouvait la seconde d’après. Poussant un soupir de soulagement – bien qu’elle n’en soit pas si sûre – elle posa une main sur con sœur qui battait à une vitesse folle sans qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit pour le calmer. Que venait-il de se passer exactement ? Est-ce qu’il venait vraiment de péter un plomb parce qu’elle l’avait traité de nécrophile ? Ou était-il simplement schizo et qu’il avait besoin de se calmer avant qu’il ne reprenne ses esprits. Elle fut interrompue dans sa réflexion qu’elle ne put pousser plus loin lorsqu’elle entendit au loin un bruit violent qui provenait des vestiaires. Aussitôt, elle sentit ses membres regagner sa mobilité d’origine et se précipita pour voir ce qui se passait, avant d’être stoppé par Fred qu’elle avait totalement oublié. « Je reviens tout de suite, juste le temps de… Je reviens quoi. » Elle passa devant lui avant de reprendre sa petite course dans les couloirs en direction du bruit qu’elle avait entendu. Très vite elle arriva devant les vestiaires qu’elle essaya d’ouvrir en poussant la poignée qui était étrangement verrouillée. Fronçant d’abord les sourcils, elle insista en poussant légèrement la porte comme si elle était coincée et qu’il suffisait juste d’un peu de force pour qu’elle s’ouvre, mais rien n’y fait. Prenant un instant pour réfléchir, elle regarda autour d’elle pour voir si elle ne pourrait pas trouver quelque chose qui l’aiderait à ouvrir cette fichu porte qui abritait Desmond derrière, cherchant même si elle n’avait pas un pied de biche sous la main qui pourrait lui être utile. Le plus simple serait soit de chercher le double des clés, soit d’attendre que Thomas revienne pour qu’il s’occupe de son stagiaire, employé ou psychopathe, bref, du Dikens. Oui, c’était ce qu’elle allait faire, le laisser dans son coin et une fois qu’il se serait calmé il finirait bien par revenir par lui-même. Elle tourna les talons en direction de la salle d’opération, mais quelque chose l’empêcha de faire un pas de plus lorsqu’elle essaya de marcher. Non il n’y avait rien qui lui bloquait le passage et non, elle n’était plus tétanisée de nouveau. La culpabilité. Désagréable sentiment qui ne cesse de titiller sa victime, régit par sa conscience et qui ne part que lorsqu’on répare son erreur ou du moins qu’on essaie de le faire. Elle était peut-être y allée un peu fort en le traitant de nécrophile, et lui avait peut-être un peu trop réagit mais bon, concentrons-nous sur la Spencer. Peut-être n’aurait-elle pas dû l’appeler ainsi, peut-être aurait-elle dû laisser couler et se contenter de laisser couler les choses comme l’adulte mature et responsable qu’elle était censée être. Poussant de nouveau un soupir avant de grommeler un juron, elle fit demi-tour avant de se poster devant la porte fermée. Difficilement mais avec de la bonne foi, elle donna quelques coups secs sur la porte, attendant une quelconque réaction de la part du jeune homme, avant de réitérer l’expérience. « Desmond, je sais que tu es là. » Commença-t-elle en usant d’un ton qu’elle voulait doux mais qui sonna plus comme une mauvaise réplique qu’elle avait cité. « Est-ce qu’on peut parler… s’il te plaît.. ? » Reprit-elle avec un ton beaucoup plus calme, presque suppliant  

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MessageSujet: Re: You better work b*tch [Eli Spencer] Mer 30 Juil - 3:46


Assis contre le casier du vestiaire, Desmond tenta de se remémorer les méthodes de relaxation qu'un ami de son père lui avait appris. Inspirer par le nez, expirer par la bouche. Gonfler son ventre pour éviter de bouger les épaules - respirer en utilisant le haut du corps empêche de se détendre, pour une raison inconnue du Dikens. Fermer les yeux, ne penser à rien. Après cinq répétitions de cet exercice, l'adolescent se sentait un peu plus calme. Mais ce n'était pas qu'il avait le choix: il devait se calmer. Lancer une éponge usée à la fille de son patron et faire son agressif était le meilleur plan pour se faire renvoyer. Et c'était la dernière chose qu'il voulait. Ne plus avoir de boulot, passer une partie de ses journées avec sa 'famille'... beurk. Plutôt devenir un cadavre comme celui qui reposait sur la table d'opération. Son Dédé intérieur lui disait qu'il ne pouvait pas laisser passer une autre insulte comme ça, mais le désir de conserver son boulot - et sa santé mentale - passait avant son orgueil. L'adolescent se leva et se dirigea vers la porte lorsqu'une voix lui parvint au travers de cette dernière. Eli. Elle voulait lui parler. Lui parler de quoi? S'excuser pour l'avoir traité de nécro, qu'elle voulait en fait dire 'sale merdeux de mal-aimé'? La relation avec Spencer venait de passer de "indifférence réciproque" à "dégoût profond". Moins Desmond lui adressait la parole, mieux il se portera.

Débarrant et ouvrant la porte, l'adolescent passa devant la fille de son patron sans un regard. "Non c'est bon, j'ai du boulot pour deux à faire, pas le temps de discuter." Ils avaient assez perdu de temps comme ça, Dikens allait revoir reprendre le travail au plus vite. Il alla à l'autre bout de la salle d'opération, prit l'éponge qu'il avait lancé et rejoignit Fred qui se demandait visiblement ce qui venait de se passer. "Désolé pour le retard. Spencer s'est désistée." Puis il entreprit de continuer le nettoyage du corps, comme si tout était normal, comme si l'ambiance à couper au couteau était inexistante - son ambiance familiale quotidienne, en somme.
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MessageSujet: Re: You better work b*tch [Eli Spencer] Mar 12 Aoû - 23:49


La jeune brune n’aimait pas du tout la tournure que prenait la situation, et ne savait pas non plus comment est-ce qu’ils avaient pu déraper autant. Un instant ils étaient tous les deux dans la salle d’opération et la minute d’après elle se retrouvait à tape contre une porte pour qu’on lui ouvre. Elle aurait bien pu le laisser là, lui hurler par-dessus la porte en lui disant qu’il n’aurait qu’à revenir lorsqu’il aurait fini de faire son gamin, mais elle ne pouvait pas. Elle ne voulait pas. Elle refusait de se comporter elle aussi en gamine et surtout de se mettre au même niveau qu’un gamin d’à peine 15 ans. Elle était l’adulte et – malheureusement pour elle – elle se devait de montrer l’exemple, quitte à ce qu’elle doive s’asseoir sur sa fierté qui venait d’en prendre un sacré coup. La belle brune aurait bien pu attendre l’arrivée de son père ou même d’aller chercher le double des clés des vestiaires pour le faire sortir de là, mais au lieu de ça elle décida de se calmer et de toquer calmement pour qu’on lui ouvre, comme si elle parlait à un enfant de quatre ans. « Ouvre, arrête de faire l’enfant. » Lâcha-t-elle en collant un peu plus son oreille contre la porte pour entendre si il y avait du mouvement de l’autre côté de la porte ou pas, mais la seule chose qu’elle entendait était le silence agaçant accompagné d’une respiration qui se faisait moins bruyante à mesure que les secondes défilaient. Lorsqu’elle entendit un léger bruit, elle eut le réflexe de reculer de quelques pas pour ne pas se trouver littéralement nez à nez avec le jeune Dikens. La porte se déverrouilla et la Spencer retint sa respiration un court instant, tandis que la porte à présent ouverte laissait place à un Desmond un peu plus calme qui avait reprit cette expression qui glaçait le sang de la jeune femme à chaque fois qu’elle la voyait ; c’était cette expression qui n’en était pas vraiment une et qui faisait qu’on avait du mal à discerner ses émotions – supposant qu’il puisse ressentir quoi que ce soit – limite stoïque, comme une statue de marbre que rien ne pouvait ébranler. Elle fronça les sourcils en entendant les paroles du jeune homme, se demandant un instant s’il était sérieux. Après ce qui venait de se passer, il allait vraiment réagir de la sorte, sans même discuter et continuer comme si de rien n’était ? Gamineries bonjour. Elle dû se reprendre à deux fois avant de finalement pouvoir bouger, sortant de sa torpeur avant de suivre le jeune brun sur les talons, passant devant le jeune étudiant en médecine dont elle avait complètement oublié l’existence. « Je ne me suis pas désistée ! » Dit-elle en pointant du doigt comme pour rectifier un fait qu’elle devait mettre au clair, se tournant par la même occasion vers Fred qui ne devait plus rien comprendre à ce qui se passait ici. « Et toi…. » Prise d’une force soudaine, Elisabeth arracha l’éponge qu’avait le jeune lycéen entre les mains, l’envoyant valser à l’autre bout de la pièce, reproduisant le geste qu’il avait fait un peu plus tôt, dans le but de capter toute son attention. « … t’arrêtes de faire ton gamin ou je te jure que je te fais virer sur le champ sans même prendre la peine de consulter qui que ce soit. » Bien sûr, elle ne pensait pas ce qu’elle disait, mais les mots avaient dépassés sa pensée et elle savait frapper là où ça faisait mal pour que Desmond l’écoute, elle avait bien vu à quel point il tenait à ce boulot et le perdre serait pour lui impensable. S’il vouait jouer les gamins immature, elle pouvait en faire tout autant sauf que dans cette partie, c’était elle la queen et Desmond un simple valet.  

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MessageSujet: Re: You better work b*tch [Eli Spencer] Mer 20 Aoû - 19:08


C'était la façon de Desmond de régler les conflits: se mettre en colère, partir en flèche s'enfermer quelques instants dans sa chambre, se calmer, puis ignorer la personne qui l'avait frustré, faire comme si elle n'existait plus. Ça fonctionnait à la perfection avec sa mère - qui évitait les conflits autant que possible - et avec Ruth - qui se sentait mal à l'aise en présence de son petit frère. Ça fonctionnait également avec sa belle-famille, car ça ne faisait que quelques mois qu'ils vivaient ensemble, ils n'osaient pas encore le confronter. Alors si ça fonctionnait dans la demeure familiale, ça devrait fonctionner partout, n'est-ce pas? Desmond faisait l'acrobate qui répétait le même tour encore et encore en croyant naïvement que l'effet sera le même à chaque fois. Mais l'assistance devant lequel il performait changeait, avait vu d'autres spectacles avant celui-ci, préférait le clown au lieu de l'acrobate. Et, alors qu'il s'attendait à être ovationné, le voilà hué de toute part. Desmond avait cette impression lorsqu'il sentit le regard d'Elisabeth Spencer rivé sur lui alors qu'il en était à l'étape de l'évitement: Elisabeth n'était pas sa famille, elle n'était pas son public habituel. Il y pensa néanmoins trop tard, l'embrayage de sa méthode de résolution de conflits avait été enclenché depuis le moment où il avait lancé l'éponge, et il ne pouvait revenir en arrière. Se sachant quoi faire pour se sortir de ce mauvais pas - dans lequel il s'était lui-même fourré - Dédé continua donc son évitement, ignorant la présence d'Elisabeth dans la pièce et s'adressant seulement à Fred. C'est à ce moment que l'ouragan Spencer frappa.

Sur le coup, Dikens en resta sans voix. Habituellement, c'était lui qui criait, qui lançait des objets sur les murs, qui menaçait les autres. Les autres réagissaient à son comportement en faisant l'autruche, en soupirant, en s'éloignant, en blasphémant, en essayant de le raisonner, en riant parfois, mais en l'imitant? Jamais. Face à cette situation nouvelle, il ne savait pas comment réagir. D'autant plus que la demoiselle venait de le menacer de le renvoyer, menace équivalant à une peine de mort lente et sadique. Eli n'avait pas l'autorité de le renvoyer, c'était évident, mais Dédé ignorait quel type de relation père-fille le propriétaire de la morgue avait. Plus le lien était puissant, plus de risque de persuasion était élevé. Il était donc évident de voir qui avait l'avantage dans cet affrontement. Un peu plus loin, Fred se trouva une excuse bidon pour quitter la salle d'opération qui était devenue un champ de mine. Maintenant seul face à la queen, Desmond Dikens soupira en baissant les yeux au sol. "Qu'est-ce que tu me veux?" Il venait de rendre les armes, d'avouer sa défaite, sa faiblesse. Ce qu'il détestait cette sensation. Mais il n'avait plus le choix: c'était abandonner ou se faire renvoyer.
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MessageSujet: Re: You better work b*tch [Eli Spencer] Dim 24 Aoû - 19:52


C’était là encore des paroles qu’elle regretterait sûrement, surtout qu’elle savait qu’elle n’arriverait jamais à de tels extrêmes. Elle pouvait bien sûr le virer – du moins convaincre son père de le faire – mais elle ne ferait jamais une chose aussi horrible, elle avait bien comprit que ce boulot était important pour le jeune homme. Mais c’était le seul moyen qu’elle avait trouvé pour avoir toute son attention et qu’ils puissent discuter comme des adultes et non pas se comporter en gamins de maternelles comme ils le faisaient depuis le début de la journée. En ce qui concerne la Spencer, elle avait dépassé le stade de la cour d’école et du bac à sable depuis bien longtemps et ne voulait pas y retourner sous prétexte que la personne à qui elle avait affaire devait avoir le même niveau intellectuel et mental qu’un enfant de cinq ans. De toute sa vie, ce devait d’ailleurs être la première fois qu’elle empruntait une voie aussi extrême pour qu’on l’écoute, préférant en général crier ou laisser tomber, là ce n’était pas la même chose. Lorsqu’il accepta enfin de baisser les armes et de discuter – ce n’était pas comme si il avait totalement le choix cela dit – la Spencer poussa un soupir en fronçant les sourcils. Il avait posé la bonne question : que lui voulait-elle ? Elle-même elle n’était pas sûre de savoir ce qu’elle voulait présentement ; bien sûr elle voulait qu’il arrête de se comporter comme un gamin, de fuir les discussions, qu’il arrête d’être aussi froid et qu’il arrête de penser qu’elle est superficielle juste parce que passer son temps les mains plongées dans un cadavre ce n’est pas le passe-temps préféré de la jeune femme. Mais n’était-ce pas trop demandé ? Lui demander tout cela reviendrait sûrement à lui demander de changer complètement et ce n’était pas ce qu’Elisabeth voulait, bien qu’elle aurait voulu qu’il soit un peu moins étrange et plus… normal ?« Ecoute… » Commença-t-elle en cherchant ses mots. « Est-ce qu’on pourrait s’il te plaît arrêter de nous comporter comme des abrutis un moment ? Je sais que j’ai pu dire des choses qui ont… complètement dépassé ma pensée… Et je m’en excuse. » Poursuivit-elle en ramenant ses bras sous sa poitrine. Bien que sa fierté en prenait un coup, elle devait se comporter en personne adulte et responsable et assumer qu’elle y était peut-être allé un peu fort avec le jeune adolescent qui ne devait sûrement pas vouloir la blesser elle aussi en la traitant de superficielle. Mais elle était comme ça, elle avait un caractère lunatique et assez explosif, comme le jeune brun à première vu. En y repensant, elle se trouvait ridicule, et toute cette situation l’était à vrai dire. « Est-ce qu’on pourrait changer de pièce s’il te plaît ? Comme tu as pu le remarquer, nous ne sommes pas seuls ici et je ne suis pas très à l’aise. » Elle lança un petit regard au cadavre étalé sur la table d’opération avant de détourner aussitôt le regard, réprimant son envie de vomir. L’espace d’un instant elle avait même oublié le fait qu’elle devait nettoyer un cadavre à la base, et avait même oublié l’étudiant qui avait préféré s’éclipser, considérant qu’il n’avait rien à faire dans cette terre de conflit que représentait la salle d’opération.   

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MessageSujet: Re: You better work b*tch [Eli Spencer] Mar 16 Sep - 1:12


Cette journée allait vraiment dans les extrêmes. D'une ignorance réciproque, Desmond Dikens avait passé à une haine intense, puis à une soumission totale. Tout ça à cause d'un cadavre dans une salle d'opération! C'était d'une stupidité sans borne, en y regardant de plus près. Si immature! L'adolescent ne s'en rendait évidemment pas compte, se considérant comme une victime des événements. Encore et toujours. C'était toujours de la faute des autres, jamais la sienne. Enfant, une psychologue scolaire lui avait dit, pourtant: cesse de blâmer les autres, il faut savoir se regarder dans un miroir et voir si nos actes étaient bons. Mais Desmond en était incapable, car il détestait avouer ses faiblesses. C'était donc un immense effort pour lui que de s'avouer vaincu devant Elisabeth Spencer. Effort qui, espérait-il, n'allait pas être fait en vain. L'adolescent attendit donc qu'Eli dise ou fasse quelque chose, n'importe quoi, pourvu qu'elle brise ce silence qu'avant Dédé aimait tant, mais que maintenant lui rappelait sans cesse sa faiblesse. Après un moment, Spencer prit enfin la parole. Et ce n'était pas pour ne rien dire, au contraire: elle s'excusait pour ses paroles. Dikens ne l'avait pas vu venir, lui qui était peu habitué à en recevoir - encore moins à en donner! Pendant un instant, Dikens se demanda si Eli ne riait pas de sa gueule. Mais il semblait que ce n'était pas le cas. Alors que Desmond allait rétorquer, Spencer l'en empêcha pour lui proposer d'aller ailleurs car ils n'étaient pas seuls. Dédé tourna instinctivement la tête derrière lui - peut-être que l'étudiant était revenu pour faire ce qu'il avait à faire - mais il n'y avait personne. C'est à ce moment qu'il comprit ce qu'Eli voulait dire. Sans réprimer un petit rire sarcastique, Dédé tourna les talons et se dirigea vers les casiers, là où il s'était enfermé plus tôt. Inutile de s'assurer qu'Eli le suivait: elle allait prendre n'importe quelle opportunité pour fuir ce cadavre. Peur futile, sachant que les morts-vivants n'existaient pas, donc que ce macchabée restera couché au milieu de la pièce. Une fois dans la salle des casiers et une fois sûr qu'Eli était avec lui, Dédé se tourna vers elle pour lui parler - mais ne la regardait pas, gardant ses yeux rivés sur le joli plancher. "Ça va, je te pardonne. Et... merci de t'excuser. J'apprécie." Habituellement, Dédé était plus rancunier, mais le simple fait de s'excuser était un bon départ pour tourner la page.

Puis, Desmond s'assied sur un petit banc où les gens s'installent pour se changer et scruta le vide, attendant la suite des événements. Évidemment, il n'avait rien à se reprocher, donc ne voyait pas du tout l'intérêt de rajouter quoique ce soit, pas même des excuses. S'excuser de quoi, au juste?
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MessageSujet: Re: You better work b*tch [Eli Spencer] Sam 18 Oct - 16:28


La jeune brune ne pu cacher son soulagement lorsqu’ils quittèrent cette salle froide et glauque tous les deux, pour gagner la salle où se trouvait les casiers. Entrant en dernière dans la salle, elle referma la porte derrière elle pour s’assurer que personne n’entende leur conversation qu’elle voulait garder privé. Elle n’avait aucun doute que l’étudiant en médecine qui était supposé remplacer son père ne se risquerait pas d’écouter, d’ailleurs à cette heure-ci il était probablement en train remballer ses affaires pour attendre Thomas afin de lui faire un compte rendue de cette intervention plus que mouvementée. Elle ne dit rien pendant un moment, cherchant encore une foi ses mots pour ne pas sortir quelque chose qu’elle pourrait regretter – elle avait atteint son quota de choses à ne pas dire et qu’elle allait sûrement regretter pour la journée – mais sans qu’elle ne s’y attende, ce fût le jeune brun qui brisa finalement le silence pesant qu’ils avaient installés dans la pièce. Cependant, bien que surprise, elle ne savait pas si elle devait être une fois de plus agacée ou s’estimer heureuse qu’il daigne ouvrir la bouche. Agacée pourquoi ? Parce que elle, elle avait eut la maturité de s’excuser après son comportement déplacé et les paroles qu’elle avait pu dire alors qu’elle ne faisait que répondre aux provocations et à l’impertinence du jeune homme. Mais lui, la seule fois où il ouvre la bouche pour dire une phrase avec le mot ‘excuse’, c’est pour remercier Elisabeth de les lui avoir présentées. La Spencer décida encore une fois de prendre sur elle et se contenta de faire un petit sourire qui cachait son agacement. «  Pas de problèmes. » Lâcha-t-elle sur un ton qui se voulait complètement détaché alors qu’au fond d’elle, elle voulait emplâtrer Desmond dans le mur à côté d’elle. Sûrement que malgré ses efforts pour masquer toute trace d’énervement, elle voulait bien lui indiquer qu’elle pouvait s’excuser, que ça ne tuait personne et qu’il pouvait lui aussi en faire de même. Mais ça c’était supposé qu’il avait un cerveau suffisamment développé pour pouvoir comprendre ces petits messages abstraits. Non, lui était sûrement encore au stade de cerveau de primate et vu son comportement, il n’avait pas encore bien comprit la théorie de l’évolution, Darwin serait vexé si il côtoyait quelqu’un comme Desmond. Elle lâcha un petit soupir, suivant le jeune adolescent du regard qui était parti s’asseoir sur un petit banc. «  Tu sais, tu pourrais toi aussi t’excuser… » Dit-elle sans qu’elle ne puisse vraiment le contrôler. Encore une fois ses mots avaient atteint sa bouche avant que son cerveau ne se décide à filtrer ses paroles. Mais elle ne voyait vraiment pas pourquoi est-ce qu’elle devrait s’excuser et pas lui alors qu’il avait clairement commencé. Oui, ce raisonnement était d’une gaminerie sans nom, mais elle ne faisait que se mettre au même niveau que le jeune Danielson-Dikens. «  Mais bref, je n’ai pas demandé à te parler pour que tu m’en présentes, de toute façon le temps que tu te décides à grandir, je peux bien mourir deux fois… » Oui, encore une fois elle aurait pu se garer cette réflexion, mais encore une fois il n’y avait pas de filtre et elle avait du mal à faire comme si tout ça ne la dérangeait pas. Levant les yeux au ciel, elle fit quelques pas pour aller s’asseoir sur une chaise qui trainait dans le fond de la pièce et que son père ou son frère avaient dû oublier.

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