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Supermarket trap • Gloria & Calvin

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MessageSujet: Supermarket trap • Gloria & Calvin Mar 12 Mai - 0:02

Supermarket trap
Gloria Farnsworth
feat.
Calvin Greggson


 

 



 

 

Why are we stay here ?

«  Calvin … »

Lorsque Trevor Greggson prononçait le nom de son aîné d’une pièce à l’autre ce n’était jamais bon signe pour ce dernier, il allait lui demander quelque chose, quelque chose que le grand blond affalé dans le canapé regardant une émission sur la cuisine japonaise se sentirait forcément obligé de faire, bien que la seule envie qui lui restait était sensiblement de s’endormir avant de savoir fabriquer sa propre soupe miso maison.
Relevant son menton, que beaucoup qualifieraient de « volontaire » malgré le manque flagrant de volonté de son propriétaire vers la porte où se trouvait à présent son paternel, Calvin posa ses yeux bleus toujours aussi enfantins sur l’homme dont les cheveux devenaient de plus en plus ternes à mesure que les années passaient. Si Calvin avait la carrure d’un colosse son père lui était bien plus petit et bien moins carré, un homme dont les années n’avaient pas épargné le visage mais qui gardait indéniablement une grande bonté dans le regard.

« Mon grand tu irais faire quelques petites courses pour moi ? Ta sœur est partie trop tôt pour que je lui demande ce matin. »

Acquiesçant d’un signe de tête, l’ancien sportif replongea son regard sur la surface animée du téléviseur, à ses pieds Cheyenne avait ouvert la gueule pour japper, visiblement elle n’avait rien manqué de la conversation et une occasion de se dégourdir les pattes semblait s’offrir à elle, elle n’allait pas la laisser passer.

« Calvin, avant le déluge se serait bien. »

La voix de Trevor venait indéniablement de l’entrée, et alors que sa phrase prenait à peine fin, la porte se claquait. Le père allait travailler, la sœur était déjà au boulot, le petit frère certainement en cours ou en train de réviser et lui … il était là avec Cheyenne, dans la sécurité bienheureuse de son foyer, à ne rien faire comme d’habitude. Avec un soupire et un sourire quelque peu désabusé, Calvin flatta le front de sa compagne animal et l’observa un instant, elle aussi avait vieillit, comme lui, pas de la même manière bien sûr c’était un chien, mais tout de même, elle n’avait plus vraiment cette vigueur joyeuse qu’elle avait eu autre fois bien qu’elle se porta comme un charme. Une image de lui-même avec des poils plus long et un vocabulaire se réduisant à « waf » et « woouf » en quelque sorte.
Etirant ses longs bras, puis ses jambes, le garçon finit par sauter sur ses pieds, se rendant dans la cuisine ou devait se trouver la petite liste de fournitures que lui demandait son père. Pas grand choses en réalité, cela ne lui prendrait pas plus d’une grosse demi-heure, juste le temps d’aller à Gordon Street et de revenir. Attrapant tout en baillant son gilet gris, Calvin se dirigea dans l’entrée, enfila ses baskets blanches, et pris quelques billets dans la poche du manteau de son père resté là. Cheyenne sur ses talons sautait déjà à moitié pour attraper sa laisse entre ses babines, mais le Greggson la retint d’un « non » ferme qui stoppa net la vivacité de la bête, oreilles basses têtes entre les pattes, elle jouait la carte de la chienne battue, ce n’était pas la première fois.

« Je reviens dans pas longtemps et on va au parc promis ! Fait pas cette tête, tu sais bien que je peux pas t’emmener avec moi faire les courses. Non ne me regarde pas comme ça … je sors, reste sage surtout. »

Après une dernière caresse et un dernier sourire à son animal d’amour, Clavin se retrouva dans la ruelle, lumineuse en cette après-midi ensoleillée, ce matin encore lorsqu’il avait fait son jogging un petit vent frais l’avait accompagné, mais à présent il n’y avait plus une trace de vent ou d’humidité, le printemps sonnait à toutes les portes de cette rue de Magnolia Cresent ou chaque bosquets est coupé au millimètre et où tout le monde à l’air si propre sur soit, et pourtant …
Le jardin des Greggson était loin de ressembler à celui de leurs voisins malgré les soins que la famille essayait d’y apporter mais la présence de la chienne ruinait tout effort de faire pousser le moindre rosier, et une simple pelouse remplaçait bien des tourments fleuris. Mais Calvin n’avait jamais apporté vraiment d’attention à l’aspect que donnait sa maison, ici il se sentait bien et c’était déjà beaucoup pour lui. Car lorsque tout avait semblé lui échapper, cette maison et ses habitants eux étaient restés à ses côtés, tous, ou presque …
Marchant tranquillement vers Gordon Street, Calvin porta son regard sur le bout de la ruelle, quelques jours auparavant, l’agitation avait demeuré jusqu’à la tombée de la nuit, cela l’avait exaspéré au possible de découvrir après sa sieste toute cette agitation qui avait fait aboyer Cheyenne pendant une bonne demi-heure, et non sans raison. Lorsqu’il avait appris le drame, il avait eu le cœur serré, qui ne l’aurait pas eu, apprendre la mort de quelqu’un que l’on croise tous les jours, de quelqu’un qui habitait juste en face de chez vous, de quelqu’un dont vous aviez serré la main. Chassant ses pensées de son esprit en secouant la tête, Calvin continua son chemin jusqu’à arriver au Super Market qui se trouvait non loin du début de la rue Gordon. Beaucoup de jeunes gens traversaient ses rues, les bras lourd de leurs cours, de livre ou portant des sacoches à ordinateur portable, le Greggson ne savait pas si il les enviait ou non. Il fut une époque il ne se posait pas ce genre de question, mais aujourd’hui, tandis qu’il voyait ces jeunes visages, concentrés ou riant, il avait l’impression qu’il avait oublié une étape, que quelque chose lui manquait, et sans qu’il ne puisse le contrôler un regard nostalgique vint s’afficher sur son visage.
Les portes automatiques s’ouvrir et la fraicheur du magasin vint lui caresser les joues, attrapant un panier, Calvin avisa les caissières cherchant une tête blonde cendré et deux yeux clairs semblables aux siens. Ellie lui faisait dos, bah, il choisirait sa file lorsqu’il faudrait payer, histoire de lui montrer fièrement que aujourd’hui il avait fait quelque chose, et pour critiquer pour la énième fois la couleur de la tenue vestimentaire de l’endroit qui n’était pas du tout celle de sa sœur.
S’engageant dans le rayon des fruits et des légumes, passant un regard un peu perdu sur ces amas de couleurs, d’odeurs et de prix, le grand garçon ne fit pas attention à la personne qui se trouvait derrière lui et tandis qu’il avisait un citron à la lumière cru du néon du magasin, il marchât sur les talons de quelqu’un.
Se retournant vivement, le jeune homme fit tomber le fruit qu’il avait dans la main tandis que sa bouche balbutiait un ridicule.

« Oh veuillez m’excuser madam… »

La fin de sa phrase se perdit au travers de sa gorge, face à lui se trouvait Gloria Farnsworth, une femme qu’il ne connaissait que trop bien, cette même femme qui quelques jours plus tôt avait perdu son mari, une femme qui habitait de l’autre côté de la rue, et qu’il ne pouvait faire semblant d’ignorer surtout en de pareils circonstances, une femme qui lui faisait toujours étrangement un peu peur au fond.

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MessageSujet: Re: Supermarket trap • Gloria & Calvin Jeu 14 Mai - 19:37

Exit les robes de couleur, le blush sur les joues et le sourire aux lèvres. Depuis son retour de l'hôpital, Gloria arpentait sa maison de noir vêtue. Pourtant, son teint était si pâle qu'elle ressemblait à un fantôme. Elle était partie accompagnée de son mari, sur un brancard. Mais revenue seule, avec un amour désormais trop lourd à porter. Une famille, une histoire, une relation, tout ça se vit à deux. En quittant sa jeunesse, elle était entrée dans le monde adulte avec Victor, et y vécut toujours avec lui depuis. Aujourd'hui, elle se sentait désemparée, comme jetée dans le grand bain sans aucun bouée de secours. Et elle coulait, littéralement. Car en vrai, elle n'essayait même pas de nager. Elle n'en avait pas envie. Victor se trouvait au fond et son souhait le plus cher consistait simplement à le rejoindre.
A vrai dire, si ses enfants n'avaient pas été présents, là près du bord pour lui tendre la main, elle aurait déjà sombré. Dès son retour, dès l'envoi des faire-parts de décès. Mais chacun se trouvait là, avec leur besoin d'une maman, de leur maman. Alors elle se levait chaque jour, avec son visage livide, dans ses vêtements noirs. Elle tentait de préparer un petit déjeuner capable d'égayer tous ces visages éteints qui entouraient la table du repas bien calme. Une seule personne en moins et voilà que le volume sonore diminuait de plusieurs dizaines de décibels, dans la famille. Alors qu'elle s'affairait à cuisiner des pancakes avec l'aide de Jenna, elle réalisa qu'elles étaient à court de beurre. L'ami de Blaine se révélait être une aide précieuse dans la tenue de la maison et de la famille. Elle soutenait Gloria, elle l'aida en s'occupant de ses tâches ménagères ... Quand cette blondinette passa le seuil de la porte quelques mois plus tôt, jamais Gloria n'avait imaginé un tel futur. Mais les voilà, aujourd'hui, l'une aidant alors qu'aucune obligation ne la forçait, l'autre recevant cette aide, gênée. Elle avait l'impression d'abuser du temps de la jeune fille, qui aurait dû être tout consacré à son fils. Mais à vrai dire, son air jeune et insouciant apportait un vent de fraicheur et de légèreté bien nécessaire, dans cette maison. Après toutes les horreurs que ses amies avaient traversées - Maureen avec Tessa, Arsinoé avec Alicia ... - c'était à leur tour de soutenir une amie. Cependant, ça n'était pas pareil, un soutien âgé de vingt ans et un autre âgé de cinquante. Gloria avait parfois l'impression que Jenna ne réalisait pas ce que c'était, pour de vrai, la vraie vie. Celle avec des obligations, des règles à suivre. Mais parfois, ça faisait du bien aussi.

« Je pars à la superette faire un petit ravitaillement » lui expliqua-t-elle en attrapant un panier à provisions et son petit sac à main.

A peine sortie de la maison, elle chaussa ses lunettes afin de se protéger du soleil et des regards attrapeurs des voisines. Le moindre eye contact la mettait mal à l'aise. Elle était incapable de cacher sa douleur mais ne souhaitait pas pour autant que quelqu'un la lise. Son deuil et sa perte étaient privés, cependant un enterrement, en soit, c'était tellement public. Trop public. Au petit supermarché du coin, elle sentit chacun des regards qui se posait sur elle, comme un fardeau supplémentaire à porter, à chaque fois. Ici, c'était la compassion de telle vieille dame, là c'était les questionnements suspicieux d'une caissière. Quelle idée elle avait eu, de venir ici. Alors qu'elle regardait d'un air passif quelques oranges qui lui donnèrent l'idée de faire un bon jus frais pour ses enfants. Mais la boisson sortit aussi vite de sa tête qu'elle y était entrée, quand Gloria reconnut un voisin en particulier, à côté d'elle. Elle recula d'un pas, en partie parce qu'il venait de lui écraser le pied, mais pas seulement.

« Bonjour, Calvin » dit-elle d'une petite voix en souriant, maternellement.

Elle ne pouvait s'empêcher de ressentir de la bienveillance, comme pour tout enfant qu'elle croisait. Elle ne le portait pas dans son coeur, elle le tenait injustement responsable en partie, pour le départ précipité de sa fille. Aurait-elle quitté le quartier si son ex n'habitait pas en face de chez elle, si elle n'avait pas croisé, chaque jour, ce rappel d'une relation chérie mais ratée ? Elle préférait se dire que non, afin de ne pas être seule fautive. Mais maintenant que sa fille était à nouveau habitante du quartier, sans que Calvin soit au courant, Gloria se sentit particulièrement malhonnête.

« Ça faisait longtemps, qu'est-ce que tu fais de beau ces derniers temps ? » elle avait mis de côté son habitude consistant à demander aux gens comment ils se portaient. Ces derniers lui retournaient toujours machinalement la question, avant de réaliser qu'elle allait forcément mal. Et Gloria était lasse de la gêne occasionnée.

_________________
Oh simple thing where have you gone I'm getting old and I need something to rely on So tell me when you're gonna let me in I'm getting tired and I need somewhere to begin And if you have a minute why don't we go Talk about is somewhere only we know ? This could be the end of everything So why don't we go
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MessageSujet: Re: Supermarket trap • Gloria & Calvin Mar 19 Mai - 21:47

Supermarket trap
Gloria Farnsworth
feat.
Calvin Greggson


 

 



 

 

Why are we stay here ?

Parfois il feindre plutôt que de se montrer trop honnête, c’était ce qu’on avait souvent dit à Calvin, mais il n’avait jamais été très doué pour cela, enfant et adolescent il n’avait jamais eu besoin de se montrer sous un jour différent que le sien, son caractère plaisait, c’était tant mieux, mais aujourd’hui, alors qu’on le considérait comme un adulte il fallait peut-être qu’il change, il le savait très bien mais il n’arrivait pas à s’y résoudre, c’était certainement pour cette raison qu’alors que le visage de Gloria Farnsworth se trouvait face au sien, ce qui lui semblait aussi incongru que perturbant au vu des derniers évènements qui avaient secoués Magnolia Cresent que lui Calvin Greggson ressemblait à un parfait idiot, son regard perdu et étonné, et son visage se déformant quelque peu à l’image de ses enfants qui découvrent un des mystères de l’univers, ou à l’image de ces personnes qui apprennent quel lien est établis entre Luke Skywalker et Darth Vader dans l’Empire contre-attaque, détournant ainsi toutes leurs supputations précédentes sur la destinée et le passé de ces personnages.
De toutes les femmes de Magnolia Cresent, Gloria était certainement la dernière que Calvin aurait imaginée croisé en ce jour. Il ne l’avait pas vu sortir depuis son retour de l’hôpital, non pas qu’il observât chaque jours les allées et venues des Farnsworth, mais il habitait juste en face de la maison de la veuve et il devait avouer que c’était le calme plat dans la demeure depuis le drame.
Le visage de la mère de famille était défait, et malgré la grosse paire de lunette qui lui mangeait la moitié du visage, il pouvait lire en elle un profond chagrin, plus que compréhensible au demeurant, même si Calvin était incapable en cet instant de dire ou faire quoi que ce soit qui aurait pu la réconforter quelque peu. Mais étonnement les premières paroles ne furent pas de lui, ce fut sa voisine qui rompit la glace. La pointe de tension qui se trouvait entre ses deux omoplates disparut, elle lui parlait avec cet habituel sourire qu’elle accordait à tous, polie, aimable, comme si de rien était. Calvin en était presque désarçonné, il ne savait pas si il aurait préféré qu’elle s’effondre en larme devant lui ou si cette situation était mieux ainsi. Cette femme faisait partie intégrante de sa vie, depuis qu’il était enfant, il l’a voyait tous les jours, la saluait lorsqu’il passait devant elle, il connaissait certaines de ses habitudes, comme la façon dont elle s’occupait des arbustes qui longeaient sa haies, ce genre de détails que les voisins connaissent, mais les rares fois où il avait été confronté personnellement à elle lui avait laissé un souvenir tel qu’il en était presque à craindre cette mère si sure d’elle et de la manière qu’elle avait d’élever ses enfants. Peut-être était-ce simplement l’absence de mère dans sa propre vie qui lui donnait cet impression, après tout la présence paternel était bien plus douce chez les Greggson que ce sentiment d’abandon laissé par Jessica. Et pourtant Calvin savait pertinemment qu’il ne servait à rien de comparer, Gloria ne ressemblait pas à sa mère, et c’était certainement tant mieux pour tous ses enfants.
Une question vint sortir Calvin de son observation passive de la femme, il clignât plusieurs fois des yeux, laissant ses iris d’un bleu presque transparent danser dans ses orbites tandis qu’il cherchait à déceler d’où venait cette gentillesse qui émanait de Gloria à son encontre. Depuis le départ de Jackie c’était à peine si elle lui avait adressé plus de trois mots par jours, car oui le seul lien entre Gloria et lui c’était Jackie, et l’un comme l’autre avait souffert de ce départ, bien que l’un comme l’autre ne l’avait pas montré. A croire qu’ils avaient tous les deux plus de points communs qu’ils ne le pensaient.

« Je … pas grand-chose, des petits boulots par-ci par-là … »

Ses paroles étaient hésitantes et balbutiante, le jeune homme avait du mal à se faire comprendre, ou plutôt à mettre de l’ordre dans ses idées qui étaient bien trop floues pour l’heure. Il aurait voulu continuer son chemin comme si de rien était, car il était la dernière personne de cette ville à savoir gérer une situation comme celle-ci, lui qui fuyait la réalité jours après jours, et qui ne voulait certainement pas entrer dans le monde des adultes, il se retrouvait face à celle qui représentait le plus ce monde à son avis à lui.

« Toutes mes condoléances Gloria. »

Les mots lui étaient venus sans qu’il y réfléchisse, une voix douce et pleine de compassion accompagnant cet étrange retournement de situation. Il aurait eu envie de lui poser une main chaleureuse sur l’épaule, mais il trouvait ce geste parfaitement déplacé malgré leurs nombreuses années de cohabitations. Et puis elle ne désirait certainement pas qu’un homme ne l’a touche, que personne ne l’a touche d’ailleurs, elle devait avoir besoin d’intimité ce que Calvin trouvait parfaitement normal.

« Je peux vous aider pour vos courses si vous … acceptez mon aide. »

En une fraction de seconde, Calvin se retrouva dans la position de ce gosse de quatorze ans qui croisait sa voisine en rentrant de l’entrainement et qui l’aidait à porter ses sacs de courses jusqu’à chez elle. Cette époque-là était bien révolu à présent, mais Calvin sentait bien qu’il y avait un peu de nostalgie chez Gloria aussi, et peut-être que ce geste simple pourrait la réconforter mieux que le Greggson ne pourrait le penser.



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