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It's getting hot in New-York (Maxi)

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MessageSujet: It's getting hot in New-York (Maxi) Mer 13 Mai - 0:00

- Bonne soirée, lui souhaita le livreur qui venait d’encaisser sa commande et s’en allait maintenant par les escaliers.

Vicky lui offrit un sourire hypocrite, très aimable et sur joué, qui disparut aussitôt avait-elle fermé la porte. Les bras chargés de sacs, elle partit en direction de la cuisine déposer les plats qu’elle avait commandé chez un traiteur New-Yorkais de renom. Ses talons faisaient un vacarme d’enfer dans le grand duplex de sa famille, qui se trouvait à moitié vide depuis leur déménagement à Magnolia, mais ils l’empêchaient en rien de profiter de l’album de Crystal Fighters que son Mac book diffusait dans le salon. En effet, il restait très peu de chose dans l’appartement, le strict nécessaire pour les besoins rudimentaires et depuis leur départ, Vicky n’avait encore pas pris le temps de le refournir en meubles divers et variés. En attendant qu’elle rachète une base d’iPod, son ordinateur faisait office de chaîne hifi et aussi de téléviseur quand Vicky voulait regarder le dernier épisode de Scandal. Quand bien même ce manque d’équipement, Vicky était ravie de pouvoir occuper l’appartement familiale en plein cœur de l’Upper East Side. Elle avait besoin d’un endroit où dormir quand elle était à l’école. Par malheur elle aurait pu avoir une famille bourgeoise chiante qui lui aurait demandé de prendre un studio merdique et de payer le loyer avec un job étudiant pour lui apprendre « les vraies valeurs de la vie », mais grâce à Dieu les parents Lawford avaient beaucoup de défaut à ses yeux mais pas celui de l’illogisme et du populisme.

- Te voilà, dit-elle en ouvrant la porte et se penchant vers Maxi pour lui donner un baiser aux commissures.

La table était déjà mise, elle n’avait plus qu’à faire réchauffer les plats et servir. Elle attrapa au vol le verre de vin qu’elle s’était servie en attendant Maximiano. Elle avait réussie à se contenir et ne pas trop s’agacer de son retard. Ils avaient programmé cette petite soirée à NY, pour changer du décor de Magnolia et de la chambre d’hôtel où ils se retrouvaient souvent. Puis par la même occasion, ils rentreraient ensemble à Magnolia le lendemain matin, Vicky n’ayant pas récupérer sa voiture qui était chez le garagiste et ayant une sainte horreur des transports en commun.

- Tu devrais t’excuser pour ton retard, surtout que je t’ai préparé un festin je voulais t’accueillir dans mon appartement comme il se doit, dit-elle sèchement.

Conne. Vicky ne savait pas pourquoi elle avait laissé sous-entendre à Maxi qu’elle avait cuisiné pour lui, non pas parce que c’était faux, ça à la limite … Mais car ce genre d’action était d’une niaiserie abjecte dans laquelle elle s’était toujours refusée de tomber. Trop tard. Tout était pourtant là pour la déculpabiliser de tous sentiments à l’égard de Maxi et pour servir de prétexte à cette soirée, à commencer par le fait qu’il la ramenait le lendemain à Magnolia. Mais en une dizaine de secondes et quelques mots, elle s’était faîte passée pour une pauvre idiote qui avait attendu désespérément que le mec de ses rêves débarque chez elle et auquel elle avait préparé un repas de roi -ne s’étant pas faite livrer chez Burger King of course-. Elle espérait que le frère d’Amy la connaissait maintenant assez pour ne pas se faire d’idée. Bien entendu qu’il la faisait craquer, mais elle préférait passer le restant de ses jours dans le Bronx que l’admettre.
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MessageSujet: Re: It's getting hot in New-York (Maxi) Jeu 14 Mai - 19:46



La voiture filait dans un New-York inlassablement fascinant. J'adulais cette ville depuis toujours. Big Apple se trouvait strictement opposée à notre petite bourgade de résidences, ici impossible de connaitre tout le monde, ici pas de ragots, pas de voisins trop curieux, pas de vilains secrets. Ici c'était la vie, la vraie. Celle des fêtards, des travailleurs, des psychopathes, des célébrités,  des boîtes mondialement connues, la ville de tous les droits ou se multipliait une population de plus en plus importantes et délurées.  Idolâtrée par toutes les capitales, enviée par tous les pays New-York était magique. Mes plus grosses soirées s'étaient d'ailleurs déroulées dans cette ville, mes plus victorieuses conquêtes habitaient ici. J'esquissai un narquois sourire en me remémorant toutes les missions tapées avec Shannon lorsqu'aucun de nous ne conduisait encore. C'était d'ailleurs souvent Jackson Brentwood notre pilote à l'époque et cela n'avait rien de très glorieux. Jackson se trouvait être autant festifs que nous... Et souvent aussi plein !

L'immeuble dans lequel résidait la demoiselle Lawford se dessina enfin, entamant une marche arrière je jetai un bref coup d'œil à ma montre.

« Merde. Huit heure quarante-cinq. »

Et oui, j'étais en retard, Vicky allait m'étriper. Quoique… J'avais pensé aux fleurs. Ce soir était un grand soir, finit les rencards à l'hôtel, finit les rencontres inattendues se terminant dans endroits plus loufoques les uns que les autres, ce soir c'était la grande classe, l'appartement New-Yorkais de la famille Lawford.  Pour l'occasion j'avais revêtit une chemise bien que je ne sois parvenu à me séparer de mon blouson de cuir.

Attrapant son immense bouquet de roses rouges je déverrouillai l'entrée de l'immeuble avec le code que Vicky m'avait fourni dans la journée. J'escaladai les marches quatre à quatre, tentant vainement de rattraper le temps perdu.

Un.
Deux.
Trois.
Quatre.
Vicky.

A peine avais-je passé le seuil de la porte que mon hôte rallait déjà, j'esquissai mon meilleur sourire en coin en l'embrassant.

« Tu devrais savoir que tout vient a point à qui sais attendre » commentais-je avant de tendre le bouquet à Mademoiselle rabat-joie.

« Une rose par minutes de retards Lady Lawford » Je raillai en guise d'excuse.

Ce n'était pourtant pas ce qui m'avait véritablement interpellé dans les remontrances de mon amie. Elle avait cuisiné pour moi. Je jaugeai la table déjà apprêté avec plaisir, décidément, Vicky avait mis les petits plats dans les grands, ce soir j'étais un prince. M'approchant de la brunette à pas de loup je lui agrippai délicatement le poignet.

« Tu… Tu as cuisiné pour moi ? Soufflai-je chaudement en repoussant une mèche de cheveux du visage de ma conquête. Rassure-moi, tu ne vas pas tenter de m'empoisonner ? »

Le parfum de Vicky emplissait l'air, m'enivrant. Je relâchai aussitôt mon emprise et glissant mes doigts sous les siens je lui pris son verre pour en faire mien.

« Merci...  Et… Tu sens toujours aussi bon… Commentai-je une lueur de malice dans les yeux. Qu'as-tu donc mijoté toi qui m'avais si bien caché se talent ? »

Je m'orientai délicatement vers la table tout en jetant des regards aux alentours, le duplex se trouvait être aux trois quarts vide.

« Tu vas le garder si j'ai bien compris ? »



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MessageSujet: Re: It's getting hot in New-York (Maxi) Jeu 14 Mai - 22:48

Vicky observa le bouquet de fleur que lui tendait Maximiano. Sa première réaction fut de se féliciter de ne pas être la seule à avoir été piquée par la niaiserie (a), sa deuxième de compter les roses furtivement pour voir si une rose correspondait bien à 1 minute de retard. Elle arqua un sourcil peu convaincue, mais marmonna un merci accompagné d’un sourire réellement touché -à son plus grand désarroi- en prenant le bouquet des mains de son invité. Maximiano était un garçon vraiment craquant, personne ne pouvait dire le contraire.

- J’avais pas cours cet après-midi et je savais pas quoi faire, donc voilà le résultat de mon ennui, lâcha-t-elle naturellement en levant les mains au ciel.

Elle n’allait quand même pas se faire passer pour une misérable femme au foyer, bonne à tout faire. Elle se sentait déjà honteuse d’avoir laissé sous-entendre qu’elle avait fait tous ces efforts pour son plan cul régulier, Vicky se devait de rattraper l’humiliation qu’elle s’était infligée. Leur relation aurait certainement était plus saine si ils n’avaient jamais fait ce pacte idiot, peut-être aurait-elle assumé de ne pas être complètement insensible à la présence de Maxi ? Ou bien non. Vicky n’était pas très fleur bleue et ses sentiments elle préférait les taire en général. Pour elle, il n’y avait pas pire faiblesse que l’affectivité, elle obstruait les jugements et empêcher d’évoluer.

- Ne te formalise pas, tu connais déjà beaucoup de mes talents, dit-elle avant de se mordiller la lèvre inférieur. Le menu est une surprise.

En fait, elle ne se rappelait plus du tout ce qu’elle avait commandé et Vicky était donc incapable de déclarer ce qu’elle « avait cuisiné ». Mais en toute circonstance, elle avait de l’assurance et elle balaya d’un revers de la main la fin de sa phrase. Elle se resservit un généreux verre de vin rouge dans les verres à pieds, prenant la main de Maximiano elle le conduisit jusqu’au salon. L’amenant devant la grande baie vitrée qui donnait une vue magnifique sur la skyline de la grosse pomme. Notamment une tâche de verdure qui n’était nulle autre que Central Park. Si dans le salon trônait uniquement un sofa, une table basse, son mac et deux-trois œuvres d’art que Lydia n’avait pas désiré dans leur maison de MC, une chose était sûre ce duplex avait un cachet de malade.

- Qui serait assez stupide pour abandonner ça ? demanda-t-elle avec rhétorique, admirant les lumières qui défilé au loin, plus bas, sur la cinquième avenue.
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MessageSujet: Re: It's getting hot in New-York (Maxi) Ven 15 Mai - 12:44



Ma charmante compagne tentait vainement de me faire croire qu'elle n'avait pas fait la popote comme une ménagère totalement amourachée de son petit mari. En fait, elle avait cuisiné dans le but de faire passer son ennui. Vicky ? Sérieusement ? Lorsque Lady Lawford s'ennuie elle popote ?! Non, c'était hilarant. D'ailleurs, pour dire vrai, je n'avais que faire de ce plat aussi succulent soit-il. C'est elle que je voulais, sa chaleur, son odeur, son souffle sucré… Alors,  pour seul et unique réponse je lui adressai un sourire narquois, la voir se démener  ainsi me grisait. Vicky n'était pas de ce genre-là c'est vrai, on s'abstenait généralement de toutes ces futilités dignes de films à l'eau de rose. Cependant, aujourd'hui elle avait mis les pieds dans le plat, elle jouait l'actrice principale de série B. Et ça, c'était pour moi jubilatoire.

Fragile petite chose.
Sensible demoiselle.
Chétive Lady.


Mes iris miraient envieusement son visage, elle était si belle lorsqu'elle se tourmentait elle-même. Elle avait cette petite pliure au coin de son œil droit lorsqu'elle débitait des paroles avec une promptitude irréfléchie. Je ne savais pas si elle s'en rendait compte, si quelqu'un lui avait déjà fait la remarque mais dans ses moments, la trahison de l'apparition de cette petite ride la rendait craquante, loin de l'intouchable et parfaite Lady, elle redevenait femme. Cette femme je ne pouvais que la couver du regard, finit l'ardente lueur de désire, place à la tendre flamme sentimentale.

Naïve émotion.
Incontrôlable sensation.
Intolérable bouleversement.


Je secouais furtivement la tête, chassant le flot d’interdites pensées qui semblaient vouloir assaillir mon esprit. Vicky et moi ce n’était qu’un jeu, un jeu qu’elle avait décidé de lancer. La règle primordiale concernait l’attachement, pas de sentiments, pas d’amour, rien que du plaisir. Je ne devais plus la voir comme une femme, elle n’était qu’une Lady de plus. Et moi, Maximiano Hopper, joueur invétéré, conquérant plus grand encore que Don Juan et Casanova réunit je comptais bien remporter la partie. En fait, il n’y avait aucune autre option. Depuis toujours je m’étais battu pour atteindre mes objectifs, pour être le meilleur dans tout ce que j’entreprenais la femme qui me mettrait en échec n’était pas encore née. La réplique de Vicky concernant ses nombreux talents me sorti brusquement de ma léthargie. Voilà un sujet des plus intéressants, voilà un sujet qui piquait ma curiosité tout autant que mon désir.

Amante.
Maîtresse.
Séductrice.


Avec grâce je me laissais guider par ma compagne vers la baie vitrée. Nous nous postâmes tous les deux au-devant de cette vue époustouflante. Aah… Que j’aimais cette ville et la bouffée d’air libératrice qu’elle apportait. Relâchant la main de la Lady je scellais son dos à mon torse chaud. J’entrepris de dégager son cou pour en effleurer la peau du bout de mes doigts.

« Le menu est toujours une surprise avec toi… » Soufflais-je chaudement dans son cou.

Je fis glisser ma main droite le long de son bras droit, penchant la tête jusqu’à ce que mes lèvres effleurent sa nuque je déposais au creux de celui-ci un délicat baiser.

« Je suis certain que tu me caches encore de nombreux talents. » Je murmurai remontant délicatement jusqu’à son oreille.

J’attendis encore quelque seconde que son corps répond. Elle pouvait lutter autant qu’elle voulait, contrôler son esprit comme personne, son corps parlerait à sa place. J’attendis donc que ce traître de frisson la révèle.

Infidèle frémissement.
Déloyal tressaillement.
Fourbe tressautement.


J’esquissai un rire satisfait et avec une lueur de malice je la lorgnai de haut en bas.

« Effectivement, ce serait stupide, véritablement stupide d’abandonner ça. Répondis-je avec ruse avant de revenir sur le véritable sujet. Tu as ici un petit coin de paradis. Il manque juste… Quelques meubles encore. »


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MessageSujet: Re: It's getting hot in New-York (Maxi) Ven 15 Mai - 17:26

Vicky ne pouvait s’empêchait d’être émoustillée par Maximiano, surtout lorsque le frère de son amie se montrait si masculin et dominant. Mais d’un autre côté, elle s’agaçait vite de ne pas porter la culotte. Elle n’était pas complètement ravagée, mais elle aimait donner le ton dans ces relations de tous les jours, qu’elles soient purement sexuelles ou amicales. Malgré cette prédisposition à dominer, Vicky ne put étouffer la vague de frisson qui parcourut son corps élancé au moment même où Maximiano déposait un baiser sur sa nuque. Elle aussi avait le droit d’être un peu une Anastasia Steele. Si ça ne tenait qu’à elle, Vicky aurait déjà zappé le repas qu’elle avait commandé chez le traiteur et dont elle s’était appropriée la confection, ils auraient tous deux sautés la case diner et seraient partis copuler dans la baignoire à remous à l’étage. Mais elle avait la dalle :arrow : . Ses yeux se posèrent sur Maximiano qui la lorgnait de bas en haut et la comparer à une acquisition immobilière. Elle arqua un sourcil écoutant la suite de ce qu’il avait à dire, toujours un peu perplexe par sa petite comparaison machiste. Quand il eut fini, elle se dégagea de son emprise.

- Je n’ai pas besoin de meuble dans ma «garçonnière », dit-elle un peu piquante. Du moment que j’ai un lit.

Elle se dirigea vers la cuisine sans attendre une réaction de sa part et commença à faire réchauffer le repas, qu’elle avait au préalable mis dans des plats rescapés du déménagement. Elle se demandait quel était l’équivalent féminin de garçonnière ? Comme si les "femelles" ne pouvaient avoir un petit nom à donner à un lieu de débauche. Un nid d’amour ? Quelle stupidité de ramener toujours les sentiments dans les relations des femmes, pensait-elle naïvement, alors qu’elle se triturait l’esprit il y a quelques minutes à savoir quel impact aurait son repas sur Maximiano ce soir et ce qui penserait d’elle si il s’imaginait qu’elle ait cuisiné avec amour.

- Mangeons, dit-elle sur un ton un peu autoritaire réfutant toute la faiblesse qu’elle conservait en elle. J’espère que le cyanure relèvera ta viande, cracha-t-elle dans un sourire un peu provocateur, en référence à l’hypothèse d’empoisonnement qu’avait émis Maximiano un peu plus tôt.
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MessageSujet: Re: It's getting hot in New-York (Maxi) Ven 15 Mai - 20:11





Je m’esclaffai hilare. Ma réplique semblait avoir fait mouche, ou peut-être était-ce le frisson que ma compagne avait réprimé qui l’avait agacé. Dans tous les cas, quelque chose venait de l’atteindre, et lorsque quelque chose atteint Lady Lawford elle se transforme. La féministe en herbe semblait de retour et bien prête à me faire sentir qu’elle reprenait le pouvoir. C’est dans ces moments ou le jeu se révélait des plus passionnants, ces moments ou la demoiselle montait sur ses grands chevaux en s’attribuant une façade d’iceberg ambulant.

« Dans ta garçonnière… Je relevais toujours enjoué. Effectivement dans une maison close mieux vaut avoir un lit. Quoique… »

Arquant un sourcil j’adoptais une moue qui se voulait en pleine réflexion. Je me doutais que mon espièglerie devait se lire à des kilomètres surtout pour la Lady qui avait l’habitude de ses chamailleries. Cependant, de vulgaires enfantillages pouvaient cacher bien des choses. En effet, c’était la première fois que je mettais les pieds ici moi, Maximiano Hopper mais Vicky bénéficiait de ce studio depuis quelques temps déjà et celle-ci était toujours très discrète sur ses fréquentations. Je n’étais peut-être finalement pas le seul homme à être venu ici. Le seul homme avec qui il lui arrivait de coucher.

Stupide attachement.
Absurde possessivité.
Incongru désire.


Elle-même était-elle la seule femme avec qui je couchais ? Régulièrement oui. Les autres n’étaient généralement que de passages. La vérité me fit l’effet d’une gifle, la demoiselle Lawford pouvait bien évidemment en faire de même avec son corps.

Répugnant.
Impensable.
Impossible.


Non, les femmes et surtout une femme telle que Vicky avait plus de classe que cela mais je voulais en être certain. Il était hors de question que je passe après celui du lundi et celui du mardi. Certes notre relation se basait sur un non-attachement réciproque, loin de toute la niaiserie et la douleur des sentiments et du grand mot interdit mais de là à ne pas être le seul, ou le premier… Je décidais donc de pousser la blague encore plus loin, le danger de me prendre une gifle n’était rien face à l’affront d’une panoplie de testostérone rodant autour de la brune.

« La question en vaut le détour tu ne crois pas ? Quoique, vivant dans une garçonnière tu dois le savoir. Alors, il y a du monde qui se sert de ton lit ? Il aurait une véritable utilité ici ? »

Je ne parvenais à me séparer de ce narquois sourire en coin et de la mesquine lueur de fourberie qui embrasait mes iris. Je devinais déjà son sang bouillir dans ses veines, je prévoyais également d’éviter quelques objets de types armes blanches d’ailleurs. On ne sait jamais de quoi est capable une femme qui se sent attaquée sur sa vertu. J’en savais quelque chose, et beaucoup d’entre elles s’avéraient de nos jours de plus en plus critiquables sur cette valeur.

Mesquines épouses.
Viles conjointes.
Amantes sales.


Emboitant le pas de mon hôte je pris finalement place à table. Table dressée à mon attention. J'étais peut-être le premier de sa liste finalement parce que cette femme orgueilleuse n'était pas du genre à bichonner ses compagnons. Malgré la pique de la maitresse de maison j'entrepris de gouter un bout de viande et étonnement, ce fut un délice. Un véritable régale.

« Je ne savais pas que tu cuisinais aussi bien et italien de surcroit, sincèrement, félicitation. »

Je me devais de le reconnaitre le plat servi par Vicky s'avérait véritablement goutteux. Elle n'était pourtant pas le genre de femme que j'imaginais derrière les fourneaux et pourtant…

« Par contre, il faudra bien plus que du cyanure pour venir à bout d'un Hopper et tu le sais je crois… Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi Italien?Les féculents le soir pour toi… Les spaghettis c'est déconseillé pour ton régime. »
En vérité Lady Lawford n'avait rien à envier aux autres femmes, elle était d'une beauté époustouflante, d'un charme et d'une prestance difficilement égalable. Si seulement son sale égo de féministe effarouchée n'était pas venue tout gâcher elle serait peut-être parvenue à me faire oublier Shelby…

Sombres souvenirs.
Fade sourire.


Heureusement l'interruption de Vicky et ses répliques cinglantes m'évitèrent une débandade de douloureux regrets. Recouvrant un air moqueur des plus effrontés je me redressai gracieusement sur le siège. Je voulais me rapprocher d’elle, je voulais sentir la chaleur de son corps s’accroitre, briser le trop grand espace qui nous séparait jusqu’à entendre son cœur battre pour moi. Je voulais jouer dans la même partie qu’elle.

« Néanmoins, tu sens toujours aussi bon. Lâchais-je pour briser l’approche d’un doux et sincère moment. »


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MessageSujet: Re: It's getting hot in New-York (Maxi) Sam 16 Mai - 18:25

Vicky coupait sa viande avec élégance, mais dans un élan assez rigoureux espérant que ce bout de chaire cuite fut un membre de Maximiano. Comme sa bite par exemple, pour le privé de son assurance viril et agaçante. Assurance qui attirait irrésistiblement Vicky vers lui paradoxalement, mais la blondinette ne se sentait pas encore assez indigne pour se laisser dompter par lui ou personne d’autre. Elle tenta d’afficher un sourire à la vanne du jeune homme, sur son hypothétique régime. Un sourire plus hypocrite qu’autre chose dans le seul but de lui cacher à quel point sa blague était vexante. Si Vicky se devait de savoir qu’il fallait plus d’une dose de cyanure pour terrasser un Hopper, Maximiano en revanche ne devrait pas ignorer qu’un Lawford, une en l’occurrence, était naturellement beau et mince. Mais elle se contenta d’un simple merci, pour le gratifier de sa reconnaissance envers les plats qu’elle n’avait pas cuisiné. Puis de toute façon, Vicky était une personne qui n’avait pas peur de suer et faire de sport, donc les sucres lents étaient l’idéal au diner dans son cas.
Elle ne put s’empêcher de repenser à ce qui lui avait crié à l’autre bout de la pièce lorsqu’elle était dans la cuisine, la taquinant quand elle avait volontairement employé le mot garçonnière pour parler de cet appartement familial dans lequel elle ne résidait plus que lors de ses semaines d’école. Vicky était une personne assez franche et elle ne pouvait pas rester là à manger et sourire poliment quand quelque chose l’avait vexé.

- On a fait un pacte, dit-elle en introduction. Sommes-nous exclusifs ? Le fait que je puisse voir d’autres garçons que toi ici même fat-il de moi une pute et cet appartement une maison close ? Ou suis-je seulement la tienne et dans ce cas baise moi sur cette table, dit-elle en amenant du bout des doigts, son verre jusqu'aux extrémités de la table pour qu'il se fracasse sur le sol. Puis tire toi. Je rentrerai seule à MC au pire.

Elle lui avait posé ces questions sur un ton légèrement sec, sans hausser le ton et en gardant une certaine constance, et ce même lorsque le verre en cristal s'était brisé, par sa faute uniquement pour que le vacarme du verre soit son exutoire et la défoule. Vicky était le genre de personne à briser les choses pour extérioriser sa colère, que soit dans une furie incontrôlable ou dans un calme froid comme actuellement. Elle porta un bout de viande à sa bouche, sans quitter Maxi des yeux, attendant qu’ils répondent à ses interrogations.
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MessageSujet: Re: It's getting hot in New-York (Maxi) Mar 19 Mai - 14:49




Elle ne tressaillit pas. Ne bronche pas. N’eut même pas un petit soubresaut avec sa lèvre inférieure. Un simple et banale semblant de sourire, rien de plus, rien de moins. Un néant d’émotion. Touché Lawford. Conservant mon insolent rictus j’orientai mes onyx vers ses iris renfrognées, les femmes avaient toutes le même défaut, elles ne parvenaient pas à taire leur regard. Pourtant, rien n’avait plus de saveur que le son de sa défaite, c’est-à-dire le silence totale. Cependant, Vicky n’était pas du genre à se laisser vaincre aussi facilement, je l’avais malheureusement apprit à mes dépends, et son « merci » retentit comme le son de la guillotine. J’eus tout juste le temps de finir ma bouchée de viande que la Lady implosa. Attentif je l’écoutai sans broncher, arquant simplement un sourcil dubitatif à l’idée d’un pacte. Je ne parvenais guère à scanner les signaux que m’envoyait son regard, hargneux ? Désireux ? Moqueur ? Je me contentais de la mirer, tentant de sonder son âme pendant quelques secondes qui lui parurent des heures avant de m’esclaffer brutalement hilare.


« Alors elle est là ! Ahaha. Elle est là… C’est pour cela que tu m’as fait venir. Tu voulais que ton jolie petit cul soit bien au chaud !»

Jetant un regard avisé vers les éclats de verres et dans un furieux élan du gauche j’envoyai toute la tablé valdinguer à sa suite. Une fois place nette faite je bondis sur mon hôte issant son frêle corps de sylphide sur la table. Bien qu’elle se retrouva à ma merci il ne transparu aucune émotion de son doux visage. Me mordillant la lèvre inférieure je le contemplai avidement, son nez droit, sa bouche sensuelle et son petit menton d’enfant.


« Tu rêves » Je grondais en empoignant ses épaules pour plaquer son dos contre la table. « Tu planes totalement ma belle si tu crois que je vais céder aussi facilement. Cette idée loufoque de pacte c'est toi qui l'a eu. Maintenant tu vas l'assumer comme une grande.» Soufflais-je en faisant barrage de mon torse.

Je pouvais sentir son souffle soulever sa poitrine, je pouvais ressentir les battements de son cœur chantant. Lentement j’approchai mon visage du sien, déviant délicatement dans son cou que j’humai avidement je laissai mon souffle chaud l’embraser.


« Tu sais très bien ce qu’il en est…» Murmurais-je difficilement en lui permettant de recouvrir son épaule gauche.

Ma main glissa le long de son aisselle, parcourant le côté de son sein jusqu’à ses flans que j’empoignai bestialement.


« C’est à toi de voir avec ta conscience Vick. Ou tu es une pute dans cet appartement et tant mieux pour nos folles parties de jambes en l’air ou ton cœur ne demande que moi. »

Mes lèvres vinrent subtilement caresser son cou pour remonter jusqu’au creux de ses oreilles que j’embrassai tendrement. Puis, avant de sceller nos lèvres j’ajoutai :


« En ce qui me concerne, j’aime qu’on me soit exclusive. »
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MessageSujet: Re: It's getting hot in New-York (Maxi) Mer 20 Mai - 23:39

Vicky sursauta quand Maximiano envoya toute la table en l’air. Elle ne se serait jamais permis une telle chose si elle avait été chez lui. Mais elle n’y pensa que furtivement, elle était scotchée d’admiration face à son audace. Il lui tenait tête, comme un alter ego masculin aurait pu le faire et à cette pensée, Vicky parvenait à déceler un peu de haine en elle à son égard. Elle détestait qu’on la surpasse. Quand il la hissa sur la table, elle se laissa faire comme une poupée inerte. Comme ses animaux qui se faisait passer pour mort dans le seul but d’attaquer avec plus de férocité. Vicky était dans un tel état d’euphorie qu’elle écoutait à moitié ce qu’il avait lui dire. Un tourbillon émotionnel s’emparait de son corps, une boule de stress et d’impatience s’était établie dans son ventre. Elle avait envie de le gifler mille fois et pourtant son corps tout entier ne demandait qu’une chose, que Maximiano le possède. Son souffle chaud s’écrasait au visage de Maximiano, Vicky fermait les yeux pour retrouver son contrôle, à la recherche de sa fierté et d’une motivation qui l’aiderait à envoyer Maximiano hors d’elle d’un coup de jambe. Mais elle en avait aucune envie, pour la première fois de sa vie elle se complaisait dans une soumission qu’elle n’avait eu de cesse de dégueuler jusqu’à présent. Sous le corps fort de Maximiano, sous le choc par la violence dont il avait fait preuve envoyant tout le service et les plats sur le sol, Vicky se reposait. Pendant quelques secondes, elle ne cherchait plus à avoir le dernier mot, à reprendre le dessus et à donner une image d’elle-même de femme forte. Vicky se réveilla et enleva son haut alors qu’elle était sous l’emprise de Maximiano. Elle finit par se retrouver sur la table de la salle à manger, où elle avait mainte fois diné quand elle et ses parents vivaient encore ici, dans un ravissant soutien-gorge La Perla. Elle s’empara d’une fourchette qui avait été épargné par la tornade Hopper et posa ses pointes sous la gorge de Maximiano.

- Prend moi, lui ordonna-t-elle avec le ton que méritait ce moment intense.
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MessageSujet: Re: It's getting hot in New-York (Maxi)

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