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Rien ne sert de courir vite il faut savoir quand s'esquiver [Carl Spencer]

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MessageSujet: Rien ne sert de courir vite il faut savoir quand s'esquiver [Carl Spencer] Mer 3 Juil - 21:10

Passage à vide. Moi Cameron Cooper pas dans mon assiette. C'était un exploit il faut le souligner. Depuis le mois de janvier je faisais le mort, ne voyant plus les gens de magnolia, restant cloitrer chez moi quand je venais le week-end. Je savais que j'allais devoir donner des explications maintenant que les cours étaient terminés et que j'allais devoir passer toutes mes vacances à Magnolia mais je n'étais pas pressé.

J'avais bien entendu eu des très bonne note et passais à l'année suivante sans problème cela allait de soit. Se concentrer sur mes études était assez étrange pour moi, je n'avais pas besoin de cela pour réussir mais au moins les profs ne tarissaient pas d'éloges sur mon sérieux.

Je me garais donc devant chez moi et sortis de ma voiture un smoothie du fast food à la main sans vraiment faire attention à ce qui m'entourait. En apparence j'étais toujours le même, mon visage d'ange toujours aussi beau et parfait, habiller à la perfection mais je sentais au fond de moi des choses que je ne voulais pas voir. Je détestais l'introspection je ne voulais pas me poser des questions ou je pouvais être en tort ou de changer même ces derniers temps ce n'était pas la grande forme je ne désespérais de redevenir comme avant.

Je prenais une aspiration par la paille de mon smoothie et fit une grimace, il avait un gout de cendre. Je les adorais, c'était mon péché mignon et je le trouvais immonde. Ou alors cela venait du fait que je venais de me rendre compte que Carl m'attendait devant ma porte et semblait pas de bonne humeur pour faire dans l'euphémisme. Je retins un soupire et mis un sourire factice sur mes lèvres ce qui m'arrivait rarement quand je rencontrais Carl. Je montais tranquillement les marches en le regardant  et m'arrêta a quelques pas de lui.

Salut Carl. Ca faisait longtemps...

Je fis un petit sourire contrit mais je me doutais que cela ne suffirait pas vu qu'il était de mauvaise humeur ce que je comprenais même si je n'étais pas ud genre a faire des éclat de voix ce n'étais pas son cas et je ne voulais pas qu'il le fasse en pleine rue où ses fouines de voisins se réjouiraient et cancaneraient sans reprendre leur souffle. Je passais donc à coté de lui et pris mes clefs de maison et ouvrit la porte.

Entres. Tu as surement beaucoup de choses à me dire et à reprocher je présume. Montes dans ma chambre on sera tranquille. J'arrive.

Me détournant de Carl je récupérais mes clés et ferma la porte. Je jetais un coup d’œil dégouté à ma boisson pour gagner un peu de temps. Je sentais que je n'allais pas du tout aimer cette discussion. Fermant les yeux quelques instant toujours face à la porte pour me concentrer. Je remis mon masque sans défaut ni émotion en place et me tourna pour vérifier si Carl était monté ou s'il avait décidé de me contrarier dès le début. Je ne me souvenais plus si on était seul ou non dans la maison mais elle semblait paisible ce qui signifiait qu'au moins les sœurs McCormik étaient de sorties.

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MessageSujet: Re: Rien ne sert de courir vite il faut savoir quand s'esquiver [Carl Spencer] Mer 3 Juil - 22:54

Carl était adossé contre la porte d'entrée de la maison des Cooper. Nonchalant, les sourcils fronçés et une expression ferme sur son visage. Clope dans la main droite, main gauche dans sa poche du jean, Carl attendait Cameron. Quand celui-ci parut au bout de la rue, Carl eut un sourire narquois. Il allait prendre cher.


**

Un lundi. Le 1er juillet. Exams finis, début des vacances. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes n'est-ce pas ? Enfin. Pas chez les Spencer. Au numéro 14 de Magnolia Street, dans la première chambre à gauche du premier étage, un jeune garçon de 20 ans rumine des idées noires. Pourtant, un grand soleil éclaire les rues de Magnolia, la maison est calme, et l'humeur de tous est à la fête des fins d'exams. Mais pour Carl Spencer, non. Il est allongé sur son lit, les bras derrière la tête, triturant sa lèvre inférieure tout en fixant le plafond qui se révèle être très intéressant. Puis d'un coup, sans prévenir, Carl se leva, chopa ses clés, son paquet de clope et son briquet, descendit quatre à quatre les marches de la maison et sortit en claquant la porte. Direction n°29.


**

6 mois. 6 mois que Cameron n'avait pas donné de nouvelles. Et ça se disait meilleur ami ? Après tout ce qu'ils avaient traversés ensembles, Carl n'avait pas de nouvelles de lui pendant 6 mois ? Sans compter la disparition de sa petite amie, et ça c'était la cerise sur le gâteau. Cameron semblait avoir disparu de la circulation, évaporé de la planète terre, envolé au pays des merveilles même, si on voulait. Et personne ne savait où il se cachait. Il aurait pu être mort que Carl ne l'aurait même pas su. En ce beau jour du premier juillet, Carl décida donc de mettre fin à ces cachettes d'enfant et de sonner à la porte des Cooper. Ils avaient des choses à se dire, et pas des moindres.


**

Cameron leva les yeux de son smoothie, rencontra le regard de Carl, fit une grimace. Le sourire narquois de Carl s'agrandit. Comment surprendre l'ennemi, leçon numéro un. Cameron baissa les yeux et monta tranquillement les marches du perron, alors que Carl restait dans sa position, ne bougeant pas d'un poil. Il appréciait grandement la situation, sachant pertinemment qu'il allait avoir le dessus. Cameron s'approcha et salua le Spencer, qui tira une taffe de sa cigarette avant de répondre. « Tiens, un revenant. »  Pour être fâché, Carl l'était. C'est juste que pour le moment, il profitait de ce petit temps de supériorité. Cameron lui dit alors sèchement qu'il devait rentrer chez lui et monter dans sa chambre. Carl ricana. « La blague. » murmura-t-il en levant les yeux au ciel. Puis, il se leva, prit une dernière bouffée de sa cigarette et jeta le mégot au sol, l'écrasant de son pied droit. Quand il releva la tête, le sourire avait disparu. Jetant un regard noir, il hésita entre rentrer ou rester sur le perron, mais après réflexion, ce serait préférable que les commères du quartier  n'assistent pas à la scène, au risque d'appeler les secours. Quoique même de l'intérieur, ça allait chauffer.

Cameron ferma la porte derrière eux, Carl inspecta la pièce. Rien n'avait changé, tiens. Puis il se retourna, se décidant à arrêter ses sourires arrogants et laisser place aux quatre vérités, et à son sarcasme habituel. « J'aime pas quand on me dit ce que je dois faire. J'ai envie de rester là, j'reste là. » fit-il, pour démontrer au Cooper qu'il n'allait pas le mener en bateau. « C'est marrant, j'ai pas eu de nouvelles de toi depuis, attends, combien de temps ? Je sais plus trop, tu me rafraîchis la mémoire ? » déclara Carl. Il savait évidemment depuis combien de temps ils ne s'étaient pas vus, mais il voulait que Cameron pèse le poids de son absence. Le Spencer avait au final décidé de contenir sa colère et écouter ce que son ami avait à dire. Pour le moment.

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MessageSujet: Re: Rien ne sert de courir vite il faut savoir quand s'esquiver [Carl Spencer] Ven 5 Juil - 13:12

Je me mordis discrètement la lèvre quand Carl rentra dans la maison. Aïe j'allais passer un sale quart d'heure. Je n'aimais guère se sentiment de culpabilité que je sentais montrer le bout de son nez. Je remis mon masque quand il me refit face. Apparemment monsieur avait décidé de faire sa tête de lard et refusait de monter dans ma chambre. Je soupirais, il ne me faciliterais pas la tache.

Comme tu veux. C'était juste pour que la conversation reste privé. Il y a des fouines ici..

Je ne dirigeais donc dans le salon sans lui proposer avant comme il avait l'attention de me contrarier mais Carl me coupa dans mon élan en rentrant dans le vif du sujet. Je baissais la tête et laissa tomber le masque. Je tournais la tête vers lui et lui montra ma culpabilité , ma lassitude puis remis mon visage lisse de toute émotion. Il n'y avait que avec lui que je me laissais aller.

6 mois. Ça fait 6 mois que je ne te donne pas de nouvelle... Mais tu le sais déjà parfaitement..

J’oscillais entre avoir deux attitudes : le provoquer ou m'excuser platement. Mon égo ne survivrait surement pas à la deuxième solutions cependant je ne voulais pas perdre l'amitié de Carl et lui aussi avait sa petite fierté et je me doutais qu'il n'était pas en colère qu'à cause de mon silence.

Je  ne tenais pas particulièrement à dire à haute voix ce que je ressentais puisque cela n'avait pas lieu d'être. J'avais décidé de faire comme si de rien n'était quand j'étais revenu à Magnolia et bien entendu on prenait les devants pour me mettre en face de mes erreurs et mes manquements ce qui me déplaisait souverainement il fallait le dire.

J'avais besoin de faire le point avec moi même avant de reprendre contact. Je n'ai pas oublié juste un peu négligé je le reconnais. Je n'avais pas envie d'entendre les questions ou les reproches. Mais j'imagine que ce n'est pas ce que tu es venu chercher en débarquant sans préavis.

Je fis une petite moue. Je devais demander pardon mais cela me brulais la langue. Je détestais faire des excuses mais en même temps je regrettais sincèrement d'avoir fait le mort avec lui.

Je suis désolé...

Je dis ces mots en les chuchotant presque laissant voir ma peine aussi sans le vouloir. Le masque ne tenait jamais bien longtemps avec Carl mais je me forçais à le remettre en place je ne voulais pas montrer de sentiment tant que Carl n'aura pas changer d'état d'esprit à mon égard.

Ce n'était peu être pas la bonne attitude mais c'est la seule que j'ai trouvé. Oui pour quelqu'un d'aussi intelligent que moi j'ai peu être été stupide. Cependant tu aurais voulu que je fasse quoi?! Tu aurais voulu que je montre ma faiblesse, c'était hors de question.

Bon et bien je crois que j'avais choisis la seconde option sans faire attention. La conversation n'était pas confortable pour moi c'était certain mais je me doutais bien que Carl n'aillait pas me laisser m'en sortir aussi facilement.  

A part des récriminations tu as autre chose à me dire? Même si c'est pas le cas je refuse d'en parler dans le hall d'entrée. Autant être civilisé et s'installer confortablement.

Je tournais les talons et commença a monter les escalier pour aller dans ma chambre.Libre à lui de me suivre ou non.

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MessageSujet: Re: Rien ne sert de courir vite il faut savoir quand s'esquiver [Carl Spencer] Ven 5 Juil - 18:21

Que la conversation reste privée ? Carl hallucinait. Il prit un air moqueur en imitant un petit chien battu. « Han, pauvre Cameron, on va entendre tes petits malheurs ? Mon pauvre choupinet, attends, tu veux un bonbon ? » Puis il reprit un air sérieux. « Tu te fous de ma gueule ? » Cameron se retourna et marcha vers le salon, et Carl savait bien qu'il comptait quand même aller dans sa chambre, mais tant pis, tant qu'il lui disait ce qu'il avait à lui dire, qu'il soit dans sa chambre, chez les bisounours ou sur l'Everest, ça ne changeait pas grand chose. Il le suivit alors d'un pas décidé, en lui lançant sa remarque sur le temps qui s'était écoulé depuis leur dernière rencontre. Carl n'était pas d'humeur à rire ni à faire des concessions. Pas de temps pour quelconque allégresse. Cameron méritait de se prendre en pleine figure ce que Carl allait lui balancer. Son meilleur ami -qui semblait perdre son titre depuis quelques mois- tourna alors la tête vers lui, dépité, et déclara que cela faisait 6 mois. Carl croisa les bras. « Ouais, je le sais. Tu m'apprends rien. Et sinon, tu comptes t'expliquer quand ? Parce que j'suis pas venu pour jouer à la dinette. » Cameron commença alors à faire une triste moue et expliquer son absence. Carl haussa un sourcil, et pouffa, moqueur. C'était quoi cette attitude ? Avait-il changé de caractère en 6 mois ? « Faire le point avec toi même ? C'est quoi c'te connerie ? Et détrompes-toi, les questions et les reproches, c'est bien ce que je suis venu faire. »

A ce moment-là, Carl eut une envie folle de rire. Cameron venait de s'excuser. Oui, s'excuser, vous avez bien entendu. Ce qui, avec monsieur très cher Cooper, n'arrivait jamais, tout comme avec Carl. Tous les deux avaient toujours été très orgueilleux, et dire pardon n'avait jamais été dans leur vocabulaire. Donc oui, il avait une monstrueuse envie de rire. Mais de l'autre côté, il était encore trop en colère. Mais entendre le Cooper s'excuser, ça l'avait un peu séché malgré tout. Il resta un moment à le regarder, choqué. Ne sachant pas comment réagir. Il eut pas besoin de réagir de toute façon puisque Cam reprit la parole, ce qui réveilla le Spencer, poussé par des sentiments un peu contradictoires à présent. « Tu ne savais pas quoi faire d'autre ? » demanda-t-il alors, rhétoriquement. « Et parler à ton meilleur pote, non, ça t'as jamais effleuré l'esprit ? » Carl haussait la voix, n'en ayant rien à faire de qui pouvait se trouver à côté. « Tu crois que j'ai été comment moi, ces derniers mois ? Tu crois que j'ai fait la fête, que je me suis amusé ? Que j'ai nonchalamment continué ma vie de petit étudiant fêtard alors que l'une des personnes chères à ma vie a disparu ? Tu crois pas que j'avais besoin de toi ? Non, non, t'as agi comme un égoïste, Cameron, un pur égoïste. » rajouta le Spencer, énervé. « C'est pas parce que tu sortais avec Naya que t'es affecté plus que les autres. Demande à Julia ! Demande à Ginerva, à Amy, à Lily ! Tu verras combien j'ai souffert ces derniers mois. Peut-être que tu retirerais cette expression de chien battu sur ta face et que t'oseras avouer à haute voix que t'as eu tort. Il n'y a aucun mal à montrer sa faiblesse, Cam, ça montre que t'es humain. »  

Carl s'arrêta de parler, et respirait fortement. Il venait de cracher à son ami ce qu'il pensait, et c'était loin d'être fini. Dans una amitié, il n'y avait pas de contrat qui stipulait que l'un ne devait pas engueuler l'autre. Au contraire. C'était les erreurs et les engueulades qui forgeait les amitiés. En général. Il ne fallait juste pas que la connerie soit trop grosse. Et pour Carl, celle de Cameron était quand même importante, sans compter l'histoire avec Scarlett. Et Cameron avait eu de la chance de ne pas être là le jour où Carl l'a découvert, car il l'aurait bien poussé dans un ravin. Mais il gardait donc ce reproche au chaud depuis, et le jour était arrivé où il pouvait enfin lui balancer.

Cameron lui demanda alors sèchement s'il avait d'autres récriminations à lui faire et qu'il ne voulais pas rester en bas. « Si j'en ai d'autres, Cameron ? Mais je n'ai que ça, t'as pas encore compris ? Tu croyais quoi, que j'allais t'accueillir  bras ouverts la bouche en fleurs ? Tu rêves. » déclara-t-il.  Le Cooper tourna alors les talons et monta. Dans sa chambre, comme ça. « T'es sérieux. » fit Carl, en affichant une tête de whatdefuck. Quel gamin. Poussant un soupir, Carl le suivit, parce qu'il avait encore des trucs à lui dire, malgré tout.

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MessageSujet: Re: Rien ne sert de courir vite il faut savoir quand s'esquiver [Carl Spencer] Mar 21 Jan - 23:28

J'étais face à Carl dans mon salon et ce dernier était furieux et odieux  mais je ne lui en voulais pas. J'aimais bien quand il l'était beaucoup moins quand c'était  contre moi. Je venais de lui donnais une explication et lui il n'y crois pas.

Oui faire le point. Cela te sembles si impossible que cela de ma part? Ça m'arrive de temps en temps de voir que j'aurais pu changer quelque chose dans mon comportement..

J'étais mal à l'aise dans ce début de conversation et en même temps cela me faisait du bien de pouvoir parler avec Carl même dans son état peu charitable. Autant crever l'abcès maintenant et repartir sur d'autres bases.

Je suis désolé...

J'avais eu du mal à le sortir mais au moins ça allait l'air de l'avoir fait taire. Je faillit lancer un petit rire quand je vis sa tête. Il ne devait pas m'avoir entendu le dire souvent il faut dire. Du moins aussi sincèrement. Le fait que l'on ne soit pas tout seul et que quelqu'un pouvait entendre notre conversation m'effleura l'esprit mais j'étais sur que les filles n'étaient pas dans la maison ou peu être Minnie mais elle devait cuver son vin dans sa chambre donc trop démonter pour comprendre quelque chose.

Je continuais donc mon explication laborieuse pour donner une raison de mon attitude. Apparemment cela avait réveiller la colère de Carl. Faut dire que je ne devais pas être vraiment crédible aussi. Enfin à ses yeux parce que pour moi c’était logique. Cela n'était pas dans ma nature d'aller m'épancher même s'il était mon meilleur amie, il n'était pas des plus charitable qui plus est mais c'était ce que j'appréciais chez lui. Bien entendu on connaissait beaucoup de chose l'un sur l'autre mais appeler l'autre en disant qu'on n'était pas bien et qu'on avait beaucoup de parler je ne me souvenais pas que cela était arrivé ou alors très rarement et cela ne m'avait pas marqué.

Honnêtement non cela ne m'a pas effleuré l'esprit de te parler. Je ne voyais pas ce que cela pouvait changer à ce que je ressentais. J'ai préféré me concentrer exclusivement sur mes études pour ne pas avoir à réfléchir à autre chose pour une fois. Et tu dois plaisanter quand tu as l'air surpris par mon comportement égoïste. On se connait bien Carl et tu sais parfaitement que je le suis donc je ne vais pas m'excuser pour quelque chose qui fait parti de moi. Tu t'attendais sérieusement à j'ai une attitude altruiste et que je me remette en question devant un tiers? Tu dois bien te douter que ce n'était pas la solution à laquelle j'allais adhérer.

Je respirais un bon coup. J'avais un peu haussé le ton. On était un peu dans une impasse à mon sens. Je lui donnais une raison et lui n'avait pas l'air d'y croire. Pourtant c'était la vérité dans le fond même si j'avais des explications plus profonde que je n'avais pas l'intention de dévoiler ou alors quand il aurait baisser d'un ton. L’émotion qui m'avait saisi était parti je pouvais reprendre la conversation en gardant un ton poli.

Et je ne pensais pas que tu avais envie d'entendre mes états d'âme. Comme tu l'as souligné tu n'étais pas dans ton état normal, ce dont je n'ai jamais douté, je sais quels sont tes sentiments pour elle. Mais je le reconnais que je me suis demandé comment tu allais vivre ce qui s'était passé. Mais égoïstement je me suis centré sur mes propres peines sans prendre en compte les tiennes. Encore une fois cela ne devrait pas t'étonner. Cependant la prochaine fois j'agirais probablement autrement maintenant que je vois ce que tu attendais de moi.

Bon je me demandais comment Carl allait réagir à ses propos. Soit il comprenait soit cela allait l'enragé encore plus. J'optais plutôt pour la première version en même temps il était trop énervé en arrivant pour que cela ne soit que par rapport à mon comportement à la disparition de Naya uniquement. J'avais bien une petite idée de ce qu'il pouvait me reprocher mais je pouvais me tromper et je n'allais pas tendre le bâton pour me faire battre donc s'il n'abordait pas le sujet je n'avais certainement pas le faire.
Je jetais un coup d’œil autour de moi. Non décidément je n'aimais pas avoir cette conversation dans le hall sans savoir qui se trouvait dans la maison. Je ne voulais pas prendre le risque que quelqu'un soit en train de nous écouter même si rien de se qui avait été dit pouvait me porter préjudice. Bon à part mes plates excuses mais c'était une des rares fois ou j'avais eu envie de le dire donc je n'avais pas voulu me censurer pour un hypothétique espion. Même si je voyais bien mes demi-sœurs l'oreille collé à une porte elles se seraient manifester par des exclamations étouffées ou des ricanements. Oui elles n'avaient pas inventées l'eau tiède.

A part des récriminations tu as autre chose à me dire? Même si c'est pas le cas je refuse d'en parler dans le hall d'entrée. Autant être civilisé et s'installer confortablement.

Je souris devant la réaction de Carl et l'imagina quelque instant la bouche en cœur . Je m'en doutais bien qu'il avait autre chose à me dire mais j'aimais bien l'image qu'il avait utilisé. On ne pouvait pas lui reprocher de mal s'exprimer c'était un fait.

C'était plus rhétorique là... Je sais que tu n'as pas fini de parler...

Je lui fis mon plus beau sourire et quitta le hall et monta les marches tranquillement sans vérifier si Carl avait décidé de me suivre ou non. Pendant le trajet je sentis mon masque se fissurer. Je grimaçais ce n'était pas le bon moment pour perdre son sang froid. J'étais dans une sale situation et pas en état de grâce et je ne menais absolument pas la conversation. Ce qui était assez logique vu que j'étais le défendeur, non l'accusateur comme la plupart du temps, et Carl magnait les mots aussi bien que moi, avec un soupçon de colère en plus cela dit.

J'entrais dans ma chambre en laissant la porte ouverte. Je pensais que si Carl était derrière fois il aurait la correction de la fermer. Je jetais un coup dans mon miroir en passant. Toujours une sale tête je décidais donc de rester le dos tourné regardant sans vraiment voir par la fenêtre. J'entendis le claquement de la porte qui fit un certain bruit dans le silence qui s'était installé. J'attendais un petit moment pour voir si Carl allait prendre la parole mais apparement il n'en avait pas l'intention ou alors c'était le fait que je sois dos à lui qui le déranger, aller savoir il était d'une humeur étrange depuis qu'il était chez moi. Je me décidais donc à parler on allait pas rester comme cela pendant deux plombes non plus, cela serait contre productif.

Maintenant qu'on est dans un endroit plus propice aux confidences on va pouvoir aller au fond des choses. Je me demandais pourquoi tu étais venu aujourd'hui particulièrement? Si cela te dérangeais tellement de ne pas avoir de mes nouvelles pourquoi tu  n'es pas venu plus tôt? Comme on l'a souligné tous les deux cela fait 6 mois. Je ne suis pas resté cloitré à Harvard je suis rentré voir mon père de nombreuses fois. Tu aurais pu venir me voir. Tu me reproches de ne pas t'avoir appelé mais toi non plus à ce qui me semble tu n'as pas fait l'effort.

Je me mordillais la lèvre et jetais un regard à mon reflet. Je n'étais placé de telle manière pour pouvoir me voir et tournant un peu la tête pour savoir à quel moment je pourais me retourner même si parler à ma fenêtre ne me plaisait qu'à moitié.

Je sais je te renvoie la balle sur ton attitude semblable à la mienne. Mais contrairement à toi ce n'était pas des reproches parce que je n'attendais pas cela de toi. C'est aussi pour cela que je n'ai pas eu ce réflexe car je ne l'appliquais pas pour moi donc je ne l'ai pas fait pour toi.

Je finis par soupirer et lui fis face de nouveau sans masque. Il pouvait voir sur mon visage les émotions que je n'arrivais pas à dire à haute voix. La peine, l'incompréhension et plus étrange la culpabilité

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MessageSujet: Re: Rien ne sert de courir vite il faut savoir quand s'esquiver [Carl Spencer] Dim 2 Fév - 15:43


Carl soupira. Cameron semblait avoir réponse à tout. Même si il voulait répondre il se retint, parce qu'il reconnaissait que son meilleur ami avait en partie raison. Oui, Carl savait avouer qu'il avait tort. Et c'était peut-être parce qu'ils se connaissaient par cœur et qu'au fond ils était tout autant égoïste l'un que l'autre, et que parler de sentiments n'étaient pas leur fort. Leur amitié n'était pas une amitié de fillette où l'on se dit tous ses petits secrets. Les deux garçons se connaissaient depuis bien longtemps, mais récemment ils s'étaient éloignés, n'étudiant pas dans la même ville, et celles du Carl l'empêchant parfois de voir Cameron quand celui-ci était disponible. Bref c'était parfois compliqué, un peu comme si c'était des businessman quoi. Et Carl parlait à Cameron comme si Naya était sa petite-amie, alors que c'était faux. Et tout le long il n'avait pas pensé à ses sentiments, et avait cru qu'il s'en foutait juste parce qu'il ne lui en avait pas parlé. On disait quoi, égoïste ?

Finalement; comme après un entracte, ils se retrouvèrent dans la chambre de Cameron et après un autre sermon, ce fut Cameron qui prit la parole en retournant l'engueulade sur Carl. Quoi, c'était de sa faute maintenant ? Il écarquilla les yeux puis les leva au ciel. « Dois-je te rappeler que je suis en médecine ? Pas de ma faute si quand tu viens tu me préviens pas ou que j'ai contrôle de Biologie le lendemain. » Bon, ok, il était de mauvaise foi. S'il avait le temps de sortir, il avait le temps de voir son ami. Mais pour tout dire, il n'avait pas eu envie de le voir à cause de Naya, et du fait que justement il ne l'avait pas contacté. Enfin, ça allait dans les deux sens après tout.  Cameron regarda alors par la fenêtre et un silence s'installa, avant qu'il daigne reprendre la parole. Et Carl fut choqué de voir le Cooper avec un expression aussi .. émotionnelle. Cela le sécha, et il fut enclin à arrêter de chercher la petite bête. Il ouvrit sa bouche pour chercher ses mots, puis la referma, avant de soupirer et fermer les yeux deux secondes. Pas une abeille ne volait. Quand il les rouvrit, il fixa Cameron. « Ok, pardon. Je sais bien comment t'es pourtant, mais j'sais pas, là ça m'a tellement bouleversé mec, t'imagines même pas.  Et j'ai pas pensé un instant à me mettre à ta place, t'as du être encore plus au fond que moi.. » Ces mots étaient bizarres dans la bouche de Carl, mais ils étaient meilleurs amis, et s'excuser paraissait une bonne chose à faire. Carl s'avança alors vers son pote et le prit dans ses bras (en mode mec viril hein, pas de câlin à la bisounours non plus) (comme ça!) rapidement. Il inspira profondément. « On va la retrouver. Et je jure je tuerais ce con qui a fait ça. » Il marqua une pause et se retira de l'étreinte, et lui sourit. « On s'engueule pour rien quand même. Non ? »

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